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Nicolas JOARY

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Tout ce qui a été posté par Nicolas JOARY

  1. De retour de stage à Riccione, je confirme tout le bien qui en est dit. J'ajoute quelques commentaires au sujet de ma toute récente expérience, ce qui permettra par la même occasion d'actualiser certaines informations sur la façon dont le stage s'organise pour le moment. Je tiens avant toute chose à préciser que je n'ai aucun intérêt personnel dans cette organisation et que j'étais juste, pendant cette semaine à Riccione, un client à la fois de l'hôtel Dory et de l'agence de voyage Léonard. 1. L'hôtel et les activités sont accessibles aussi bien via l'asbl Riccione Bike que via d'autres agences, tout autant qu'à titre individuel. Sur place, j'ai rencontré des groupes de tous horizons, mais aussi des gens qui réservent personnellement leur séjour et viennent par leurs propres moyens. Des Italiens, bien sûr, mais aussi des Belges, des Américains, des Canadiens anglophones et francophones (Québec, Acadie), des Français, des Suisses, des Autrichiens, un groupe de Finlandais... J'en oublie probablement ! Hormis l'italien, la langue la plus pratiquée est l'anglais. Le personnel et les guides se débrouillent en français, tout le monde bavarde et rigole, ambiance chaleureuse et conviviale. 2. L'organisation est bien rodée. Des écrans accueillent fréquemment des diaporamas explicatifs. Les vélos (personnels et de location) sont rangés dans le grand garage fermé du rez de chaussée, où sont également affichés les programmes d'activités (cyclisme, marche, sorties pour accompagnants). 3. L'hôtel maintient un site web en plusieurs langues, français inclus, où l'on peut trouver images et explications. 4. Les sorties à vélo ont lieu le matin (départ 9h) avec retour pour le repas de midi (qui a lieu à 14h 😁). Un premier groupe appelé Dolce Vita est destiné aux touristes-cyclistes : allure tranquille, arrêts et visites diverses. VAE bienvenus. Pour les vélos de route, quatre niveaux théoriquement possibles (je n'ai pas vu de programme niveau 4 pendant mon séjour) : Cappuccino Light, Cappuccino, Cappuccino Super, Lemoncino. Les kilométrages et les allures moyennes augmentent avec le niveau ("Lemoncino", ça doit être du costaud). Les VAE sont acceptés en "Cappuccino Light", mais plus dans les niveaux 2 à 4. En principe. 5. Le samedi est le jour des arrivées/départs pour les groupes. Pas de sorties guidées, mais, pour ces groupes, une sortie encadrée de mise en jambes et de réglages éventuels des vélos (beaucoup ont voyagé partiellement démontés). Un drink de bienvenue est organisé au bar de l'hôtel, l'occasion pour Stefano, le très sympathique propriétaire, d'accueillir ses clients et de mettre tout le monde à l'aise. Pas de sorties guidées le mercredi non plus, c'est le jour de congé des guides. Ces jours-là, rien n'empêche de rouler, évidemment, pour ceux qui n'en ont jamais assez. 6. Choisir son groupe n'est pas facile, quand on vient pour la première fois ou qu'on ignore où on en est. Il faut s'inscrire le soir pour les activités du lendemain. Les itinéraires de chaque groupe, avec kilométrage, dénivelées et moyennes horaires sont affichés à l'entrée du garage à vélos. Certains participants sont résolument optimistes, d'autres instinctivement prudents. Le dimanche, les groupes ne sont pas souvent homogènes, surtout au niveau "light", où certains se surestiment et d'autres pensent que l'assistance électrique est faite pour rouler plus vite que les autres. Cette première sortie remet assez vite les pendules à l'heure. 7. Les routes ne sont pas très bonnes. Il peut y avoir quelques trous qui ne depayseront pas un Wallon ! Mieux vaut se fier aux guides, surtout dans les descentes qui peuvent être dangereuses. Eux connaissent les bonnes trajectoires ! 8. Pour les cyclistes et les marcheurs, de l'eau, des sandwiches et des bananes sont fournis chaque matin au départ du garage. Pour les sorties plus longues (le "défi" du mardi), un ou plusieurs ravitos sont assurés par un minibus qui est déplacé stratégiquement sur le parcours. Il y a aussi des fontaines d'eau potable à plusieurs endroits et une pause-café dans l'un ou l'autre village vers la mi-parcours. 9. Un "marché du cyclisme" a lieu chaque lundi soir dans le hall de l'hôtel. On peut y acheter maillots et cuissards "Riccione" en souvenir. Plusieurs modèles disponibles... 10. Les chambres sont excellentes, la literie aussi. Le personnel est aimable et compétent. Les guides connaissent leur job. 11. La nourriture (en buffet) est à tomber. N'espérez pas maigrir si vous ne possédez pas une volonté de fer devant les viennoiseries, les plats de pâtes maison et le buffet à desserts. La soirée "Tour d'Italie du goût" était un sommet du crapuleusement calorique ! Mes papilles gustatives en frétillent encore rétrospectivement. 12. Les sorties à pied sont très chouettes aussi, aux dires de ma femme et d'autres accompagnants. 13. Il y a moyen de se faire plaisir autant que mal, les deux allant souvent de pair lorsqu'il s'agit de pédaler sur une bicyclette et qu'il y a de la pente (C'est la région d'origine de Marco Pantani). J'ai appris beaucoup de choses sur la façon de rouler en groupe, moi qui suis habitué à rouler seul. Je suis sorti de mon petit confort, j'ai progressé au fil des sorties et des kilomètres. J'ai cessé de rouler comme un diesel, j'ai bien souvent "remis une ou deux dents" là où, seul, j'aurais tranquillement géré. Je m'attendais à faire environ 350km pendant cette semaine à Riccione. J'en ai parcouru plus de 550. 14. Le voyage en car est assez long (+- 17h) depuis Fleurus, mais le véhicule est un modèle du genre : de la place pour les jambes, des repose-pieds et repose-mollets, des sièges inclinables bien galbés. Les quelques haltes sont quand même les bienvenues pour se dégourdir les jambes, grignoter quelque chose et se désaltérer. Mon vélo et une vingtaine d'autres, emballés dans des boîtes en carton et bien rangés et arrimés, ont voyagé dans une solide remorque fermée tirée par le car. 15. On peut louer des vélos à l'hôtel. Ce sont des Scott, de divers modèles récents et en très bon état. Je les ai bien vus sur la route, utilisés notamment par les Canadiens et les Finlandais. 16. J'ai fait d'agréables rencontres. Des gens vont là depuis des années. Ils en ont des choses à raconter ! Moi aussi, et ce n'était pourtant que la première fois...
  2. Heu... Tu n'as pas dû bien comprendre ce que j'ai écrit. J'ai pourtant bien écrit ce que tu cites : " Pour d'autres, l'essentiel est d'arriver en haut sans avoir mis pied à terre et nui à sa santé." En aucun cas je n'ai prétendu que tenter d'arriver en haut sans mettre pied à terre était nuisible à la santé. Pas plus que je n'ai voulu dire l'inverse, d'ailleurs. Je voulais simplement dire que certains n'attachent que peu d'importance à la performance. Ils cherchent seulement à grimper à une allure qui convient à leurs capacités.
  3. Merci pour les précisions. Ma question était plus précisément de savoir si le moteur "freine" un peu (comme une dynamo de moyeu) quand on coupe l'assistance ou s'il se débraye complètement. C'est un truc qu'on peut facilement sentir quand, vélo soulevé, on fait tourner à la main le pédalier et que ça ne tourne pas tout à fait librement. Sur le VAE (lourd) de ma femme, c'est flagrant, y compris en rétropédalage.
  4. Est-ce que la coupure de l'assistance crée une légère résistance ? C'est le cas avec les lourds VAE qui, une fois à court de batterie, sont des enclumes. Là, je présume que le système se débraye complètement et que c'est juste un vélo plus lourd (comme mon vélo de voyage, par exemple).
  5. Merci, Gérard. C'est probablement une solution pour moi. Après la presque destruction de mes coûteuses Julbo correctrices, j'ai essayé les lentilles de contact, mais ce n'est pas mon truc. Je ne les supporte pas. Bien qu'ayant quelques doutes sur l'aspect sécuritaire du casque, vu son prix (mais ça ne veut pas obligatoirement dire charrette), ça me permettrait au moins d'essayer sans dépenser trop, quitte à ensuite chercher mieux (européen et plus cher, ce qui ne veut pas obligatoirement dire charrette non plus) si ça me convient.
  6. Cela correspond à mon expérience. Petits braquets et cadence adaptée. C'est un compromis à trouver pour éviter l'emballement cardiaque et conserver l'aisance respiratoire. Je conçois bien que tout le monde ne soit pas pareil, mais l'obstacle principal à surmonter quand on dispose des braquets adéquats, c'est d'accepter de rouler à une allure plus réduite qu'espéré. C'est difficile à accepter, je le comprends très bien. Grimper du 10% à 10 km/h voire moins, ça demande patience et obstination quand la côte fait quelques kilomètres ; et ce n'est pas la définition du plaisir à vélo, pour certains d'entre nous. Pour d'autres, l'essentiel est d'arriver en haut sans avoir mis pied à terre et nui à sa santé. Chacun ses dispositions et sa psychologie !
  7. J'enchaîne avec quelques questions... 1) Est-ce que la visière appuie sur le nez ? 2) Peut-on mettre sans difficulté une paire de lunettes ordinaires sans que ça interfère avec la visière ? Merci.
  8. Je trouve cela très intéressant. D'autant plus pour moi que plus je passe de temps au-dessus de 60% de ma FCM théorique, plus j'augmente la probabilité d'avoir ensuite des arythmies cardiaques au repos. Mon cœur est en bon état, mais digère mal d'être stressé, apparemment.
  9. C'était mal parti pour septembre, étant donné mon absence de début de mois (à Nyons "pour affaires" et sans vélo jusqu'au 10), mais j'ai quand même dépassé les 400km. C'est moins que ma moyenne de 660 des 8 premiers mois, mais je vais me rattraper en octobre, qui débute avec mon stage à Riccione... 😁
  10. Ben moi, j'évite aussi de programmer une sortie de plus de cent bornes. Dans mon cas, c'est l'autonomie du mec qui pose problème... 😁
  11. L'avantage du vélo, c'est surtout la roue libre, qui permet de profiter de l'inertie pour récupérer. Je trouve la c à p beaucoup plus exigeante, car peu d'occasions de récupérer.
  12. La sensibilité du cardiologue et ce pourquoi on le consulte ont une grande importance. Le cardiologue "ordinaire", sorte de "plombier du système cardiovasculaire" (rien de péjoratif dans ces termes), a pour habitude d'examiner des patients qui éprouvent des problèmes et/ou sont déjà âgés. Si ce cardiologue est consulté pour une simple visite de contrôle par un individu bien dans ses baskets, chances sont minces qu'il pousse le test d'effort bien au-delà de la limite théorique à atteindre pour un individu de cet âge. Sauf si l'individu en question demande spécifiquement à ce que ses propres limites soient évaluées à fond. Mais il est probable que le cardiologue se montre réticent. Par ailleurs, un individu bien portant, sportif de surcroît, aurait plutôt tendance à consulter spontanément un cardiologue "du sport" ; non pour qu'il lui dise que tout va bien, mais pour qu'il évalue jusqu'à quel point tout va bien. La nuance est importante. Ce cardiologue s'est justement spécialisé dans les tests "exploration des limites" autres que théoriques. Ses conclusions et recommandations seront certainement différentes de celles données par le cardiologue "standard ".
  13. Sorry. J'avais mal compris la question. Cela doit dépendre de beaucoup de choses, dont la motorisation et sa gestion en fonction de la cadence de pédalage, par exemple. Est-ce que c'est mesurable avec un capteur de puissance au pédalier ? Auquel cas il faudrait faire le test sans assistance et avec chaque niveau d'assistance. Et aussi vérifier si ça varie ou pas selon le braquet engagé ? En labo, ça doit être possible, mais en situation réelle, difficile de répéter les mêmes conditions afin de comparer valablement.
  14. Quand même ! Autrefois, on osait donner des noms rigolos aux patelins et lieux dits. Je ne pense pas qu'aujourd'hui on se risque encore à ça...
  15. La pâture risque d'être bien petite pour un si grand nombre de vaches et, surtout, de taureaux.
  16. Pour rester un vélo, chez nous, sa puissance doit être limitée à 250W et l'assistance coupée au-delà de 25 km/h.
  17. Cela correspond à l'impression que m'a donnée l'essai d'un VAE : un soulagement en montée, une immense frustration sur le plat. Je n'ai par contre pas encore eu l'occasion d'essayer un VAE très léger qui se comporterait comme un vélo musculaire une fois l'assistance coupée.
  18. Reste plus qu'à trouver la petite reine...
  19. Je n'ai pas vu la course, mais lors de la poursuite derrière Laporte, c'est De Lie qui a fait l'essentiel de l'effort côté belge, disant à l'interview qu'il s'était "sacrifié" pour Van Aert. Apparemment, selon les commentateurs, De Lie était probablement le plus affûté des deux Belges sur le final. Je vois néanmoins assez mal Van Aert se sacrifiant pour De Lie, sachant que le coureur à rattraper est Laporte.
  20. Effectivement, la sculpture a de la g*. 👍
  21. Et encore un triomphe Jumbo ! 😇
  22. Le très sympathique Pino Cerami, après sa carrière de coureur cycliste, a tenu pendant de longues années son magasin de vélos au sud de Charleroi, dans une commune nommée Couillet. Le côté amusant de la chose est que Couillet possède un quartier appelé La Queue . Cet endroit est couramment appelé Couillet Queue , de même que l'arrêt de bus qui le dessert.
  23. Y a des copains compréhensifs et tolérants. Sinon c'est plus des copains.
  24. C'est effectivement une question d'image de marque. Un rappel, ça peut faire mauvais genre, mais quand ça concerne un très faible pourcentage de pièces défectueuses, c'est surtout une opération de marketing qui peut rapporter plus qu'elle ne coûte ; et ce justement en termes d'image. Personne n'est à l'abri d'un défaut de fabrication. Afin d'éviter de possibles procès intentés par quelques hypothétiques victimes dudit défaut, on vérifie l'ensemble. Cela donne au SAV une image de sérieux, de fabricant qui assume ses responsabilités. Et le client qui se retrouve gratuitement équipé d'une pièce neuve ne sera certainement pas mécontent. D'autre part, cela permet au SAV de voir revenir chez le vélociste des bicyclettes qui, sans cela, n'y viendraient peut-être pas. Une autre manière de tenter de fidéliser le client.
  25. Je trouve amusante cette partie du débat qui interroge sur la pertinence de l'usage d'une assistance électrique. Les sensations sur un vélo, ça reste très personnel. Et c'est pareil pour les autres moyens de transport, d'ailleurs. Étrange aussi que certains associent d'emblée l'usage de petits braquets avec la nécessité de mouliner, alors que ça n'a rien à voir. On peut mouliner sur de grands braquets (si on est très puissant ou que les conditions sont favorables) ou tourner lentement sur des petits braquets (forte montée, manque de puissance...). Le problème est juste d'accepter ou pas de devoir rouler moins vite quand on vieillit. Dans le premier cas, on installe les braquets adéquats pour pédaler à une cadence qui nous convient et on prend patience ; dans le second cas on abandonne le vélo ou on recourt à l'assistance électrique. Chacun son truc. Roulant presque toujours seul, je suis à l'aise avec la première option. Elle convient à ma façon de prendre du plaisir à vélo : liberté plutôt que performance. Mais pour ceux qui sont restés attentifs à la performance, pour ceux qui roulent avec des copains, la seconde option est probablement la bonne pour encore se faire plaisir sur un vélo.
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