Johan ASSINK Posté mercredi à 16:48 Posté mercredi à 16:48 Bonsoir à tous, Aujourd'hui un tour de 54km autour le lac "Gooimeer" et en passent par les villes" "Laren", "Blaricum" et "Huizen". Un temps bien chaud déjà en partent 25°C et 30°C dans l'après-midi. A mi-chemin j'ai entendu un léger frottement et j'ai constaté que un rayon de ma roue arrière était cassée, tranquillement j'ai pris le chemin de retour à la maison. Donc demain j'ai du travail pour réparer la roue. 😀 https://www.strava.com/activities/19322182000 A+ 4
Franck PASTOR Posté jeudi à 12:38 Posté jeudi à 12:38 70 km aujourd'hui, à l'est et au sud-est de Bruxelles cette fois (vallées de la Dijle et de l'IJse, Huldenberg, Overijse, Hoeilaart), et pas mal de bosses mais pas de forts pourcentages à l'exception de la Kleine Waverstraat à Huldenberg (voir plus bas). Thème du jour : à nouveau le changement de rythme, nombreux sprints, surtout en haut des bosses, le reste en vélocité. https://climbfinder.com/fr/montees/kleinwaverstraat-huldenberg Toujours un temps chaud comme je les aime (30°), mais malheureusement ça ne va plus durer : ce week-end le mercure perdra semble-t-il presque 10° par rapport à auourd'hui. Beaucoup de Belges vont soupirer de soulagement, pas moi… 😕 5
Serge MASSELOT Posté jeudi à 18:02 Posté jeudi à 18:02 Bonsoir, Sortie club ce matin départ à 7h30 sous ciel bleu et 24° , 82 kms a travers les vignobles des Daix et des Vidaux ( var 83 ) l’avantage c’est que l’on trouve souvent de l'ombre en lisière des bois , au final il fait 33° . Sportivement Serge. 5
Jean-Pierre COURQUIN Posté jeudi à 19:33 Posté jeudi à 19:33 Mercredi 15 juillet un cycliste de 58 ans est décédé sur les pentes du mont Ventoux à la hauteur de saint Esteve 😥 si vous devez venir dans ce bel endroit soyez en forme est pour les champions du monde de la descente sachez que la route n’est pas fermée ! on ne demandera jamais à personne le temps qu’il a mis dans la descente mais toujours le temps de la montée 😜 4
Marquez Posté hier à 07:16 Posté hier à 07:16 Tout faux , il y a quand même un indice assez évident sur le maillot (la boisson préférée......)🍺
Gino BOISSINOT Posté il y a 21 heures Posté il y a 21 heures Il y a 6 heures, Marquez a dit : Tout faux , il y a quand même un indice assez évident sur le maillot (la boisson préférée......)🍺 Il y a 6 heures, Marquez a dit : Tout faux , il y a quand même un indice assez évident sur le maillot (la boisson préférée......)🍺 J'ai l'impression que tu as des surlunettes ? C'est quoi comme modèle svp? Je serais intéressé
Johan ASSINK Posté il y a 19 heures Posté il y a 19 heures Bonsoir à tous, Aujourd'hui un tour de 56km autour le lac "Gooimeer" et la ville "Bussum". Le temps est changé puisqu'il y a des nuages (ciel couvert) et du vent de nord-ouest (3Bft) avec une température de 21°C au depart et 26°C dans l'après-midi, retour au temps normales de l'été.! https://www.strava.com/activities/19348673172 A+ 2
vautour50 Posté il y a 12 heures Posté il y a 12 heures Voici le résumé de mon Tour inachevé .Je ne pars pas dans ce Tour pour éprouver du plaisir mais uniquement pour atteindre un objectif: boucler un vingtième Tour. Le plaisir sera secondaire ou passager. Mon vélo pèse 18 kg auquel s'ajoute un sac à dos de 2 kg. Il est équipé de 2 plateaux de 46/34 et des couronnes de 13 à 36 en 10 vitesses. Départ à 00 h00 le 12 juillet de Regnéville sur Mer, mon village dans la Manche. Minuit est mon heure habituelle de départ depuis 2007. Comme je n'arrive pas à dormir vu l'excitation du départ, autant rouler. Surtout que la nuit les kilomètres me paraissent plus courts. Première étape de 313 km avec D+2926 m jusqu'à Taulé dans le Finistère. La traversée des Côtes d' Armor par Quintin est trés accidentée. Ce sont les douleurs au popotin qui m'obligent à stopper tôt à 21 h. Je rejoins le pied des Pyrénées à Mauléon en 6 jours soit 1402 km parcourus et D+10062 m.Ma difficulté reste les douleurs aux fesses à supporter sur les portions plates.Je dois alterner souvent la position assise avec de courts instants en danseuse pour soulager le popotin. Pas de chaleur excessive et toujours un petit air agréable. Le premier col, l'Aubisque (1710 m), est toujours difficile. Heureusement qu'il y a une bonne couverture nuageuse.J'entends l'orage gronder dans les montagnes. Je n'échappe pas à une forte pluie dans le Soulor (1474 m). Au pied de la descente à Arrens je me réchauffe. J'enfile le maillot manches longues et les genouillères. J'ai les mains tétanisées par l'humidité, mon ennemie redoutée. Pas de pluie dans la descente jusqu'à Argelès-Gazost. Bonne nouvelle: la vallée qui monte au Tourmalet est sèche. Je stoppe à 21 h 20 pour m'installer dans les sanitaires à Barèges où j'ai l'habitude de faire étape. Le petit-déjeuner sera d'avaler le Tourmalet. Dans l'ensemble les sensations sont bonnes pour gravir les cols imposés sur l'itinéraire avec parfois des contrôles obligatoires (photos ou coups de tampon). L'itinéraire passe par le Toumalet (2115 m), l'Aspin (1489 m), Peyresourde (1589 m), des Ares (797 m), Portet d'Aspet (1069 m), d'Agnes (1570 m), Port de Lers (1517 m), Pailhères (2001 m) et Creu (1712 m). Je sors des Pyrénées en 4 jours soit 605 km parcourus et D+10764 m. Passage dans les Corbières avec ma première nuit dans un lit au gîte des Baroudeurs de St Jean de Barrou. Mon retour sur la côte languedocienne s'effectue à Marseillan jusqu'à Aigues mortes. Le passage par Beaucaire permet d'éviter Marseille en traversant l'arrière pays. A St Rémy de Provence canicule est là. Elle m'oblige à un arrêt impératif de 3h car je ne me sens pas bien. C'est ma première alerte. Ce repos m'a redynamisé. Je monte au Massif de la Sainte Beaume à Plan d'Aups pour le contrôle. Là je respire car il y a de l'air. Ensuite je traverse le Massif des Maures par Collobrières pour rejoindre la Côte d'Azur à Port Grimaud. Soixante kilomètres à supporter le passage des voitures jusqu'à La Napoule. L'"enfer" dure encore 30 km en montant jusqu'à Chateauneuf sur Grasse. Pendant 30 km j'emprunte une route calme pour monter jusqu'à Gréolières. A 20 h j'arrive là-haut (820 m) bien rinçé. Je comptais dormir au lavoir avec son eau fraîche mais j'ai la chance de rencontrer trois villageois qui m'offrent la chambre pour me doucher et dormir. Les belles rencontres existent sur un Tour. C'est ma richesse. Je suis fin prêt pour la bataille des Alpes qui passent par la magnifique Clue de St Auban, le cols de St Raphael (876 m), les Gorges du Cians, Valberg (1669 m), la Cayolle (2327 m), Vars (2111 m), l'Izoard (2360 m), le Lautaret (2058 m), le Galibier (2646 m) , la Madeleine (2000 m) et le petit col du Marais (843 m) où je suis défaillant (toxiné). De Gréolières à Annecy en 4 jours je parcours 514 km et D+ 10060 m. Les Alpes sont derrière moi. Je monte au col de la Croix de la Serra (1049 m) pour entrer dans le Jura par St Claude. La traversée du Doubs passe par Pontarlier et le Territoire de Belfort par Delle. Je traverse la plaine d'Alsace sans avoir la possibilité de voir ma fille à l'Hôpital de Sélestat où elle vient de donner naissance à une petite Louise. Je dors chez ses beaux-parents à Fortschwir. La route continue en montant dans le massif vosgien au Château du Haut-Koenigsbourg (707 m) (contrôle-photo). Mon trajet se poursuit en Lorraine par Pont-à-Mousson, dans les Ardennes par Poix-Terron et puis le long département du Nord qu'il faut remonter jusqu'au contrôle de Bergues. Au soir du 7 juillet je dors à la belle étoile sur l'herbe. Je viens de boucler ma vingt-sixième étape en parcourant 4383 km et D+45230 m. Il me reste 674 km pour boucler mon Tour. Pour moi c'est la voie royale. Ce 8 juillet à 6 h 50 je me fais buter par un automobiliste à un carrefour à Audricq (km 14). "Il ne m'a pa vu à l'ombre". Je n'ai rien vu venir, ni senti aucun choc car perdu connaissance. Je me réveille à l'hôpital de Calais alors qu'on s'apprête à me faire entrer dans le scanner. On détecte une fracture de la clavicule droite et des plaies et contusions sur la jambe gauche. J'ai la possibilité de terminer mon Tour dés que je serai rétabli. Elle est pa belle la vie !!!!!!! 7
vautour50 Posté il y a 6 heures Posté il y a 6 heures Il y a 6 heures, vautour50 a dit : Voici le résumé de mon Tour inachevé .Je ne pars pas dans ce Tour pour éprouver du plaisir mais uniquement pour atteindre un objectif: boucler un vingtième Tour. Le plaisir sera secondaire ou passager. Mon vélo pèse 18 kg auquel s'ajoute un sac à dos de 2 kg. Il est équipé de 2 plateaux de 46/34 et des couronnes de 13 à 36 en 10 vitesses. Départ à 00 h00 le 12 juillet de Regnéville sur Mer, mon village dans la Manche. Minuit est mon heure habituelle de départ depuis 2007. Comme je n'arrive pas à dormir vu l'excitation du départ, autant rouler. Surtout que la nuit les kilomètres me paraissent plus courts. Première étape de 313 km avec D+2926 m jusqu'à Taulé dans le Finistère. La traversée des Côtes d' Armor par Quintin est trés accidentée. Ce sont les douleurs au popotin qui m'obligent à stopper tôt à 21 h. Je rejoins le pied des Pyrénées à Mauléon en 6 jours soit 1402 km parcourus et D+10062 m.Ma difficulté reste les douleurs aux fesses à supporter sur les portions plates.Je dois alterner souvent la position assise avec de courts instants en danseuse pour soulager le popotin. Pas de chaleur excessive et toujours un petit air agréable. Le premier col, l'Aubisque (1710 m), est toujours difficile. Heureusement qu'il y a une bonne couverture nuageuse.J'entends l'orage gronder dans les montagnes. Je n'échappe pas à une forte pluie dans le Soulor (1474 m). Au pied de la descente à Arrens je me réchauffe. J'enfile le maillot manches longues et les genouillères. J'ai les mains tétanisées par l'humidité, mon ennemie redoutée. Pas de pluie dans la descente jusqu'à Argelès-Gazost. Bonne nouvelle: la vallée qui monte au Tourmalet est sèche. Je stoppe à 21 h 20 pour m'installer dans les sanitaires à Barèges où j'ai l'habitude de faire étape. Le petit-déjeuner sera d'avaler le Tourmalet. Dans l'ensemble les sensations sont bonnes pour gravir les cols imposés sur l'itinéraire avec parfois des contrôles obligatoires (photos ou coups de tampon). L'itinéraire passe par le Toumalet (2115 m), l'Aspin (1489 m), Peyresourde (1589 m), des Ares (797 m), Portet d'Aspet (1069 m), d'Agnes (1570 m), Port de Lers (1517 m), Pailhères (2001 m) et Creu (1712 m). Je sors des Pyrénées en 4 jours soit 605 km parcourus et D+10764 m. Passage dans les Corbières avec ma première nuit dans un lit au gîte des Baroudeurs de St Jean de Barrou. Mon retour sur la côte languedocienne s'effectue à Marseillan jusqu'à Aigues mortes. Le passage par Beaucaire permet d'éviter Marseille en traversant l'arrière pays. A St Rémy de Provence canicule est là. Elle m'oblige à un arrêt impératif de 3h car je ne me sens pas bien. C'est ma première alerte. Ce repos m'a redynamisé. Je monte au Massif de la Sainte Beaume à Plan d'Aups pour le contrôle. Là je respire car il y a de l'air. Ensuite je traverse le Massif des Maures par Collobrières pour rejoindre la Côte d'Azur à Port Grimaud. Soixante kilomètres à supporter le passage des voitures jusqu'à La Napoule. L'"enfer" dure encore 30 km en montant jusqu'à Chateauneuf sur Grasse. Pendant 30 km j'emprunte une route calme pour monter jusqu'à Gréolières. A 20 h j'arrive là-haut (820 m) bien rinçé. Je comptais dormir au lavoir avec son eau fraîche mais j'ai la chance de rencontrer trois villageois qui m'offrent la chambre pour me doucher et dormir. Les belles rencontres existent sur un Tour. C'est ma richesse. Je suis fin prêt pour la bataille des Alpes qui passent par la magnifique Clue de St Auban, le cols de St Raphael (876 m), les Gorges du Cians, Valberg (1669 m), la Cayolle (2327 m), Vars (2111 m), l'Izoard (2360 m), le Lautaret (2058 m), le Galibier (2646 m) , la Madeleine (2000 m) et le petit col du Marais (843 m) où je suis défaillant (toxiné). De Gréolières à Annecy en 4 jours je parcours 514 km et D+ 10060 m. Les Alpes sont derrière moi. Je monte au col de la Croix de la Serra (1049 m) pour entrer dans le Jura par St Claude. La traversée du Doubs passe par Pontarlier et le Territoire de Belfort par Delle. Je traverse la plaine d'Alsace sans avoir la possibilité de voir ma fille à l'Hôpital de Sélestat où elle vient de donner naissance à une petite Louise. Je dors chez ses beaux-parents à Fortschwir. La route continue en montant dans le massif vosgien au Château du Haut-Koenigsbourg (707 m) (contrôle-photo). Mon trajet se poursuit en Lorraine par Pont-à-Mousson, dans les Ardennes par Poix-Terron et puis le long département du Nord qu'il faut remonter jusqu'au contrôle de Bergues. Au soir du 7 juillet je dors à la belle étoile sur l'herbe. Je viens de boucler ma vingt-sixième étape en parcourant 4383 km et D+45230 m. Il me reste 674 km pour boucler mon Tour. Pour moi c'est la voie royale. Ce 8 juillet à 6 h 50 je me fais buter par un automobiliste à un carrefour à Audricq (km 14). "Il ne m'a pa vu à l'ombre". Je n'ai rien vu venir, ni senti aucun choc car perdu connaissance. Je me réveille à l'hôpital de Calais alors qu'on s'apprête à me faire entrer dans le scanner. On détecte une fracture de la clavicule droite et des plaies et contusions sur la jambe gauche. J'ai la possibilité de terminer mon Tour dés que je serai rétabli. Elle est pa belle la vie !!!!!!! Rectification: départ le 12 juin 1
Nicolas JOARY Posté il y a 6 heures Posté il y a 6 heures Il y a 6 heures, vautour50 a dit : Voici le résumé de mon Tour inachevé .Je ne pars pas dans ce Tour pour éprouver du plaisir mais uniquement pour atteindre un objectif: boucler un vingtième Tour. Le plaisir sera secondaire ou passager. Mon vélo pèse 18 kg auquel s'ajoute un sac à dos de 2 kg. Il est équipé de 2 plateaux de 46/34 et des couronnes de 13 à 36 en 10 vitesses. Départ à 00 h00 le 12 juillet de Regnéville sur Mer, mon village dans la Manche. Minuit est mon heure habituelle de départ depuis 2007. Comme je n'arrive pas à dormir vu l'excitation du départ, autant rouler. Surtout que la nuit les kilomètres me paraissent plus courts. Première étape de 313 km avec D+2926 m jusqu'à Taulé dans le Finistère. La traversée des Côtes d' Armor par Quintin est trés accidentée. Ce sont les douleurs au popotin qui m'obligent à stopper tôt à 21 h. Je rejoins le pied des Pyrénées à Mauléon en 6 jours soit 1402 km parcourus et D+10062 m.Ma difficulté reste les douleurs aux fesses à supporter sur les portions plates.Je dois alterner souvent la position assise avec de courts instants en danseuse pour soulager le popotin. Pas de chaleur excessive et toujours un petit air agréable. Le premier col, l'Aubisque (1710 m), est toujours difficile. Heureusement qu'il y a une bonne couverture nuageuse.J'entends l'orage gronder dans les montagnes. Je n'échappe pas à une forte pluie dans le Soulor (1474 m). Au pied de la descente à Arrens je me réchauffe. J'enfile le maillot manches longues et les genouillères. J'ai les mains tétanisées par l'humidité, mon ennemie redoutée. Pas de pluie dans la descente jusqu'à Argelès-Gazost. Bonne nouvelle: la vallée qui monte au Tourmalet est sèche. Je stoppe à 21 h 20 pour m'installer dans les sanitaires à Barèges où j'ai l'habitude de faire étape. Le petit-déjeuner sera d'avaler le Tourmalet. Dans l'ensemble les sensations sont bonnes pour gravir les cols imposés sur l'itinéraire avec parfois des contrôles obligatoires (photos ou coups de tampon). L'itinéraire passe par le Toumalet (2115 m), l'Aspin (1489 m), Peyresourde (1589 m), des Ares (797 m), Portet d'Aspet (1069 m), d'Agnes (1570 m), Port de Lers (1517 m), Pailhères (2001 m) et Creu (1712 m). Je sors des Pyrénées en 4 jours soit 605 km parcourus et D+10764 m. Passage dans les Corbières avec ma première nuit dans un lit au gîte des Baroudeurs de St Jean de Barrou. Mon retour sur la côte languedocienne s'effectue à Marseillan jusqu'à Aigues mortes. Le passage par Beaucaire permet d'éviter Marseille en traversant l'arrière pays. A St Rémy de Provence canicule est là. Elle m'oblige à un arrêt impératif de 3h car je ne me sens pas bien. C'est ma première alerte. Ce repos m'a redynamisé. Je monte au Massif de la Sainte Beaume à Plan d'Aups pour le contrôle. Là je respire car il y a de l'air. Ensuite je traverse le Massif des Maures par Collobrières pour rejoindre la Côte d'Azur à Port Grimaud. Soixante kilomètres à supporter le passage des voitures jusqu'à La Napoule. L'"enfer" dure encore 30 km en montant jusqu'à Chateauneuf sur Grasse. Pendant 30 km j'emprunte une route calme pour monter jusqu'à Gréolières. A 20 h j'arrive là-haut (820 m) bien rinçé. Je comptais dormir au lavoir avec son eau fraîche mais j'ai la chance de rencontrer trois villageois qui m'offrent la chambre pour me doucher et dormir. Les belles rencontres existent sur un Tour. C'est ma richesse. Je suis fin prêt pour la bataille des Alpes qui passent par la magnifique Clue de St Auban, le cols de St Raphael (876 m), les Gorges du Cians, Valberg (1669 m), la Cayolle (2327 m), Vars (2111 m), l'Izoard (2360 m), le Lautaret (2058 m), le Galibier (2646 m) , la Madeleine (2000 m) et le petit col du Marais (843 m) où je suis défaillant (toxiné). De Gréolières à Annecy en 4 jours je parcours 514 km et D+ 10060 m. Les Alpes sont derrière moi. Je monte au col de la Croix de la Serra (1049 m) pour entrer dans le Jura par St Claude. La traversée du Doubs passe par Pontarlier et le Territoire de Belfort par Delle. Je traverse la plaine d'Alsace sans avoir la possibilité de voir ma fille à l'Hôpital de Sélestat où elle vient de donner naissance à une petite Louise. Je dors chez ses beaux-parents à Fortschwir. La route continue en montant dans le massif vosgien au Château du Haut-Koenigsbourg (707 m) (contrôle-photo). Mon trajet se poursuit en Lorraine par Pont-à-Mousson, dans les Ardennes par Poix-Terron et puis le long département du Nord qu'il faut remonter jusqu'au contrôle de Bergues. Au soir du 7 juillet je dors à la belle étoile sur l'herbe. Je viens de boucler ma vingt-sixième étape en parcourant 4383 km et D+45230 m. Il me reste 674 km pour boucler mon Tour. Pour moi c'est la voie royale. Ce 8 juillet à 6 h 50 je me fais buter par un automobiliste à un carrefour à Audricq (km 14). "Il ne m'a pa vu à l'ombre". Je n'ai rien vu venir, ni senti aucun choc car perdu connaissance. Je me réveille à l'hôpital de Calais alors qu'on s'apprête à me faire entrer dans le scanner. On détecte une fracture de la clavicule droite et des plaies et contusions sur la jambe gauche. J'ai la possibilité de terminer mon Tour dés que je serai rétabli. Elle est pa belle la vie !!!!!!! Bravo pour tous ces efforts. Heureusement que tu t'en sors sans trop de dégâts et que tu pourras terminer ton vingtième Tour. Cela m'a surpris quand tu as écrit que ce n'était pas pour le plaisir, mais à chacun son truc ; moi, je ne pourrais pas partir à vélo en sachant que c'est juste pour en ch*r. Mais, tout compte fait, ton plaisir viendra quand même au bout des derniers 674km. Prompt rétablissement !
vautour50 Posté il y a 5 heures Posté il y a 5 heures il y a 54 minutes, Nicolas JOARY a dit : Bravo pour tous ces efforts. Heureusement que tu t'en sors sans trop de dégâts et que tu pourras terminer ton vingtième Tour. Cela m'a surpris quand tu as écrit que ce n'était pas pour le plaisir, mais à chacun son truc ; moi, je ne pourrais pas partir à vélo en sachant que c'est juste pour en ch*r. Mais, tout compte fait, ton plaisir viendra quand même au bout des derniers 674km. Prompt rétablissement ! Merci Nicolas, Je suis motivé à rouler parce que c'est devenu une addiction et parce que je me fixe des objectifs à atteindre même s'il y a des souffrances. J'ai souffert du popotin jusqu'à l'étape 18 arrêtée à Thônes en Savoie. Généralement les souffrances se font sentir sur les étapes de plat (marais de Machecoul (44), marais poitevin et vendéen, les Landes, la côte méditeranéenne). A partir de l'étape 19 les douleurs ont miraculeuseument disparu. Dans un Tour de France je suis tellement motivé que je dois supporter ces douleurs. J'ai vécu seulement deux étapes où j'ai éprouvé du plaisir car j'étais à 110% (étape 16 avec l'escalade de l'Izoard, du Lautaret et du Galibier, et l'étape 24 dans les Ardennes à qui je voulais faire la fête). Avec l'âge(74 ans) la notion de plaisir diminue car c'est plus difficile. A 60 ans j'ai bouclé mon Tour en 18 jours 2 h. Quand on se sent fort il y a certainement davantage de plaisir. Ce Tour 2026 est le dernier. 1
Thierry GEUMEZ Posté il y a 3 heures Posté il y a 3 heures Il y a 8 heures, vautour50 a dit : Voici le résumé de mon Tour inachevé .Je ne pars pas dans ce Tour pour éprouver du plaisir mais uniquement pour atteindre un objectif: boucler un vingtième Tour. Le plaisir sera secondaire ou passager. Mon vélo pèse 18 kg auquel s'ajoute un sac à dos de 2 kg. Il est équipé de 2 plateaux de 46/34 et des couronnes de 13 à 36 en 10 vitesses. Départ à 00 h00 le 12 juillet de Regnéville sur Mer, mon village dans la Manche. Minuit est mon heure habituelle de départ depuis 2007. Comme je n'arrive pas à dormir vu l'excitation du départ, autant rouler. Surtout que la nuit les kilomètres me paraissent plus courts. Première étape de 313 km avec D+2926 m jusqu'à Taulé dans le Finistère. La traversée des Côtes d' Armor par Quintin est trés accidentée. Ce sont les douleurs au popotin qui m'obligent à stopper tôt à 21 h. Je rejoins le pied des Pyrénées à Mauléon en 6 jours soit 1402 km parcourus et D+10062 m.Ma difficulté reste les douleurs aux fesses à supporter sur les portions plates.Je dois alterner souvent la position assise avec de courts instants en danseuse pour soulager le popotin. Pas de chaleur excessive et toujours un petit air agréable. Le premier col, l'Aubisque (1710 m), est toujours difficile. Heureusement qu'il y a une bonne couverture nuageuse.J'entends l'orage gronder dans les montagnes. Je n'échappe pas à une forte pluie dans le Soulor (1474 m). Au pied de la descente à Arrens je me réchauffe. J'enfile le maillot manches longues et les genouillères. J'ai les mains tétanisées par l'humidité, mon ennemie redoutée. Pas de pluie dans la descente jusqu'à Argelès-Gazost. Bonne nouvelle: la vallée qui monte au Tourmalet est sèche. Je stoppe à 21 h 20 pour m'installer dans les sanitaires à Barèges où j'ai l'habitude de faire étape. Le petit-déjeuner sera d'avaler le Tourmalet. Dans l'ensemble les sensations sont bonnes pour gravir les cols imposés sur l'itinéraire avec parfois des contrôles obligatoires (photos ou coups de tampon). L'itinéraire passe par le Toumalet (2115 m), l'Aspin (1489 m), Peyresourde (1589 m), des Ares (797 m), Portet d'Aspet (1069 m), d'Agnes (1570 m), Port de Lers (1517 m), Pailhères (2001 m) et Creu (1712 m). Je sors des Pyrénées en 4 jours soit 605 km parcourus et D+10764 m. Passage dans les Corbières avec ma première nuit dans un lit au gîte des Baroudeurs de St Jean de Barrou. Mon retour sur la côte languedocienne s'effectue à Marseillan jusqu'à Aigues mortes. Le passage par Beaucaire permet d'éviter Marseille en traversant l'arrière pays. A St Rémy de Provence canicule est là. Elle m'oblige à un arrêt impératif de 3h car je ne me sens pas bien. C'est ma première alerte. Ce repos m'a redynamisé. Je monte au Massif de la Sainte Beaume à Plan d'Aups pour le contrôle. Là je respire car il y a de l'air. Ensuite je traverse le Massif des Maures par Collobrières pour rejoindre la Côte d'Azur à Port Grimaud. Soixante kilomètres à supporter le passage des voitures jusqu'à La Napoule. L'"enfer" dure encore 30 km en montant jusqu'à Chateauneuf sur Grasse. Pendant 30 km j'emprunte une route calme pour monter jusqu'à Gréolières. A 20 h j'arrive là-haut (820 m) bien rinçé. Je comptais dormir au lavoir avec son eau fraîche mais j'ai la chance de rencontrer trois villageois qui m'offrent la chambre pour me doucher et dormir. Les belles rencontres existent sur un Tour. C'est ma richesse. Je suis fin prêt pour la bataille des Alpes qui passent par la magnifique Clue de St Auban, le cols de St Raphael (876 m), les Gorges du Cians, Valberg (1669 m), la Cayolle (2327 m), Vars (2111 m), l'Izoard (2360 m), le Lautaret (2058 m), le Galibier (2646 m) , la Madeleine (2000 m) et le petit col du Marais (843 m) où je suis défaillant (toxiné). De Gréolières à Annecy en 4 jours je parcours 514 km et D+ 10060 m. Les Alpes sont derrière moi. Je monte au col de la Croix de la Serra (1049 m) pour entrer dans le Jura par St Claude. La traversée du Doubs passe par Pontarlier et le Territoire de Belfort par Delle. Je traverse la plaine d'Alsace sans avoir la possibilité de voir ma fille à l'Hôpital de Sélestat où elle vient de donner naissance à une petite Louise. Je dors chez ses beaux-parents à Fortschwir. La route continue en montant dans le massif vosgien au Château du Haut-Koenigsbourg (707 m) (contrôle-photo). Mon trajet se poursuit en Lorraine par Pont-à-Mousson, dans les Ardennes par Poix-Terron et puis le long département du Nord qu'il faut remonter jusqu'au contrôle de Bergues. Au soir du 7 juillet je dors à la belle étoile sur l'herbe. Je viens de boucler ma vingt-sixième étape en parcourant 4383 km et D+45230 m. Il me reste 674 km pour boucler mon Tour. Pour moi c'est la voie royale. Ce 8 juillet à 6 h 50 je me fais buter par un automobiliste à un carrefour à Audricq (km 14). "Il ne m'a pa vu à l'ombre". Je n'ai rien vu venir, ni senti aucun choc car perdu connaissance. Je me réveille à l'hôpital de Calais alors qu'on s'apprête à me faire entrer dans le scanner. On détecte une fracture de la clavicule droite et des plaies et contusions sur la jambe gauche. J'ai la possibilité de terminer mon Tour dés que je serai rétabli. Elle est pa belle la vie !!!!!!! Ton challenge prouve qu'il est souvent possible de reculer ses limites. Bravo pour ça ! Deux phrases me viennent à l'esprit : - "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" (citation attribuée à Mark Twain) - "Il est temps d'aller pousser, on a des rêves à soulever" (chanson de Soprano "Le coach"). Tu précises dès le début que ta quête ne concerne pas le plaisir, que tu es tout entier tourné vers la réalisation d'un 20ème Tour. Tu es un patron très dur envers toi-même Je te souhaite un bon rétablissement, Vautour !
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