Le monde du vélo de route est, contrairement à celui du VTT, globalement très réfractaire aux changements. D'abord par conservatisme, ensuite par méfiance ; une méfiance très compréhensible compte tenu du coût souvent exagéré des "évolutions" et de leur intérêt souvent contestable. Le cycliste ordinaire en a parfois ras le casque d'être pris pour un tiroir-caisse. Mais toutes les évolutions ne sont pas à rejeter.
Il y a une dizaine d'années seulement, des pneus de 28 sur un vélo de route, ça semblait être un handicap. Aujourd'hui, ça devient plutôt la norme. Et du 30 ou du 32, ça pourrait bien le devenir. Ce qui compte, c'est surtout la qualité de la gomme et de la carcasse ; puis son adéquation aux roues. Tant que ça passe techniquement, ça ne coûte finalement pas très cher d'essayer de plus gros pneus. Évidemment, si ça impose de changer de vélo, c'est différent.