Tu compares sur le plat mais pas sur les étapes de montagne. La nuance est dans l'aéro : la résistance de l'air réclame une puissance qui évolue en fonction du cube de la vitesse. Lorsque la vitesse augmente de 5%, il faut 1,05^3 = 1,16, soit 16 % de puissance en plus pour vaincre la résistance de l'air. Ça fonctionne aussi dans l'autre sens : si la puissance de la cycliste est réduite de 16% (par exemple, par rapport à un homme), sa vitesse ne diminuera que de 5% (ce n'est pas tout-à-fait exact parce que je n'ai pas tenu compte de la résistance au roulement et du rendement de la transmission mais l'idée y est).
Par contre, dans les forts pourcentages, si tu mets 16% de watts en moins, ta vitesse diminue de 16% (ce n'est pas tout-à-fait exact parce qu'il faudrait compter l'aéro mais ça intervient moins dans les cols).
Ceci explique aussi pourquoi les cyclos vieillissants font encore bonne figure en club sur parcours plat mais se font larguer dans les côtes.
Bon, je pense que les féminines ont beaucoup progressé dans leur approche du cyclisme professionnel. Ceci implique également la pharmacie