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Thierry GEUMEZ

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Tout ce qui a été posté par Thierry GEUMEZ

  1. Tu as raison de rappeler que la peur face à la montée de la délinquance est exploitée par le RN à seule fin d'accéder au pouvoir, mais ça ne calme pas la peur légitime des habitants des zones "à risques". Le laxisme du pouvoir politique invoqué par les chantres de la répression serait la cause de nos malheurs et la réponse logique serait alors une plus grande sévérité envers les auteurs de délits. Mais le manque de courage des politiques à l'égard des voyous explique-t-elle tout ? J'en reviens chaque fois à la cause de la montée en puissance du narcotrafic qui effraie tellement et, surtout, témoigne de l'aggravation de la situation : l'augmentation de la consommation des drogues ! L'autorité se sent impuissante devant l'ampleur du problème mais elle cherche des remèdes contre le narcotrafic sans se demander pourquoi le bon peuple a besoin de drogues. Le podcast proposé par Jean-Pierre explique la cause d'un mal auquel le monde entier oppose un déni fracassant. Le remède, s'il existe, imposera dans tous les cas un bouleversement des valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés. Bien loin des mesures habituellement proposées par les partis traditionnels. Pour rappel : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-01-juin-2026-1811545
  2. Voilà, j'ai écouté ! C'est une remise en question du capitalisme, c'est à dire de notre besoin d'accumuler toujours plus de biens, un besoin qui s'entretient de lui-même et ne répond plus à nos véritables besoins, ce qui explique les nombreuses crises que nous traversons et le phénomène ne pourra que s'aggraver. L'auteur dénonce l'impasse dans laquelle le capitalisme nous conduit mais ne propose pas de solution. On devine déjà que la répression proposée par les régimes totalitaires ne fera qu'entretenir le problème. La question qui se pose : par quoi remplacer le capitalisme ? Ma réflexion qui n'est que le prolongement de cette question : si nous arrêtons de remplir notre existence avec des biens de consommation, comment comblerons nous notre vide ?
  3. Je suis d'accord avec toi mais il faut admettre que l'avis de chacun a la même valeur dans une démocratie. Sinon, qui décidera que son avis est supérieur à celui des autres ? On retombe alors rapidement dans une dictature. Bien sûr, la démocratie représentative est biaisée puisque les plus forts finissent par s'imposer, mais la démocratie directe est impossible dans les structures sociales très élaborées. Et à l'échelon supérieur, ce sont 8.000.000.000 d'individus qui cohabitent sur la Terre. Il n'y a pas de solution 🤪
  4. OK, c'est l'épisode de lundi 1 juin et pas tous les épisodes de La Terre au carré : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-du-lundi-01-juin-2026-1811545
  5. Jean-Pierre, j'ai cherché le podcast "la terre au carré" sur france inter et je vois qu'il comprend 53 épisodes d'environ 38 minutes ! Les sujets abordés semblent très intéressants (même si le rapport avec les débordements après le match du PSG est peu évident), mais s'il faut les écouter tous avant de reprendre la discussion, le forum sera à l'arrêt pendant plusieurs semaines. Je les ai toutefois enregistrés dans mes favoris 😊 Tu soulignes surtout les limites de l'information sur les réseaux sociaux... et même sur les chaînes nationales, ce qui favorise les politiciens démagogues.
  6. Les médias jouent effectivement, consciemment ou inconsciemment, un rôle important en politique. Il faut prendre beaucoup de recul et faire preuve d'esprit critique pour ne pas se laisser embarquer.
  7. La démocratie n'est jamais facile. Chacun n'a qu'une voix mais il voudrait qu'elle soit plus forte que les autres. L'enlisement auquel tu fais allusion concerne d'ailleurs aussi les politiciens lorsqu'ils peinent à constituer un gouvernement.
  8. Si tu me lis attentivement, je ne sépare pas les "camps", je dis au contraire que nous venons tous avec nos peurs et que nos peurs nous rapprochent plus que nous l'imaginons. Mais penser que parler de l'exclusion n'est pas politique est une illusion puisque l'exclusion est justement ce que préconise le RN, notamment par sa position contre les émigrés. De même pour les propositions de régler tous les problèmes par des sanctions qui augmenteront le fossé entre les délinquants et les "braves" citoyens. Je ne rêve pas de régler tous les soucis par le rapprochement de personnes contre leur gré mais les progrès ne peuvent venir que si on perçoit "l'autre" un peu moins comme un ennemi. Ce n'est pas la démarche de certains politiciens qui attisent les haines parce qu'il faut diviser pour régner. Les querelles des politiciens en campagne est pour moi le premier motif de méfiance. Si leur argumentation pour convaincre repose sur des attaques portées contre leurs "adversaires", cela n'augure rien de bon. J'attends plutôt des propositions positives, constructives et sereines, ce qui n'empêche pas le courage et la fermeté.
  9. Aucun rapport avec la Corée mais... et si on décidait de s'entendre ? A prendre au pied de la lettre, dans le sens premier du verbe. Ce serait plus sympa que de s'adresser des propos teintés d'une agressivité certaine. Les reproches ont la vertu de refermer les oreilles mais les craintes sont au contraire parfaitement recevables. Ayons donc le courage de reconnaître nos peurs et exprimons-les sans animosité. Un camp, appelons-le "de droite", craint la violence et les désordres croissants un peu partout dans le pays, la montée en puissance du narcotrafic, etc. et redoute que la situation empire si on ne change pas de politique. L'autre camp, nous le qualifierons "de gauche", se souvient des atrocités commises sous des régimes "de droite" et craint un retour en force des partis de droite, du RN en particulier. Les craintes des uns et des autres sont tout à fait légitimes, personne n'a tort d'avoir peur, personne n'est coupable d'avoir peur, Voilà, je n'ai pas proposé de solution mais j'ai mis les vrais problèmes à plat sur la table. En espérant que ça puisse apaiser les débats.
  10. On peut dire que tu as de la suite dans les idées 😅
  11. Tu connais des shampooings anti transpirants ?
  12. Non, en Corée du Nord !
  13. Museler les opposants, filtrer les infos, uniformiser la pensée : ça ne te fait penser à rien ?
  14. Si tu te mets à jouer aux devinettes... On m'a reproché il y a peu de trop chercher à interpréter... les messages ambigus. Je resterai donc cette fois sur une interrogation.
  15. La "bien pensance" fait également partie du même vocabulaire, comme si les idées humanistes étaient méprisables. Mais je pense qu'on reproche surtout au bobo de gauche de se laisser séduire par le diable et de ne pas éradiquer la "vermine".
  16. Non, l'extrême gauche me semble moins dangereuse que l'extrême droite. Mais il y a eu quand même les Brigades Rouges en Italie ou les CCC (Cellules Communistes Combattantes) en Belgique (liste non exhaustive, je ne me suis pas intéressé à ce sujet en détail) qui ont commis des attentats dans les années 70-80, mais c'est sans commune mesure avec les opérations menées contre les Juifs pendant la seconde guerre ou, plus près de nous, contre les Palestiniens. Le "bobo de gauche" est une appellation de ses détracteurs qui lui reprochent d'être déconnecté de la réalité du terrain et d'adopter une attitude passive. C'est du moins ce que je comprends mais il faudrait demander aux sympathisants du RN de me corriger si je me trompe.
  17. Les deux ont la nostalgie du passé mais le facho semble avoir aujourd'hui plus de chance que le bob de gauche de le faire revivre. Pour ceux qui ne comprennent pas mon esprit facétieux, c'est de l'humour noir 😂
  18. Des candidats prêts à tout pour accéder au pouvoir, donc à mentir et à promettre n'importe quoi, et dont on ne sait pas grand chose de leurs réelles intentions et de la réelle marge de manoeuvre que leur laisseront les financiers qui soutiennent leur campagne.
  19. Je suis quand même surpris par le nombre des "fachos" et des "bobos de gauche" sur ce forum. Ça promet de belles élections en 2027 !
  20. Certes, tous les délinquants ne sont pas "récupérables" (ça me fait penser à une discussion lors d'une soirée entre amis : l'un d'eux, prof de psychologie théorique, soutenait que tous les enfants étaient capables d'apprendre à lire et écrire; sa compagne et ma compagne, profs dans l'enseignement spécialisé, côtoyaient quotidiennement des enfants débiles ou handicapés mentaux et essayaient de lui expliquer le contraire). La société ne peut être tenue pour entièrement responsable du basculement de certains individus dans la délinquance ou le terrorisme. Il est naïf de croire que l'homme naît foncièrement bon et que seule la société le pervertit. Ça ne signifie pas pour autant que la société ne joue aucun rôle dans le développement de ses membres. Ce n'est pas "tout" ou "rien", pas "blanc" ou "noir" et les mélanges sont complexes et subtils. Je pense surtout qu'il faut se protéger de la tentation des remèdes trop simples et finalement "suspects". Désigner des catégories de personnes (les migrants, les chômeurs, les casseurs, ... et pourquoi pas les Juifs) comme responsables de tous les maux ressemble trop à une chasse aux sorcières qui empêche de remettre en question les graves dysfonctionnements de la société (tels que les inégalités, les pillages de pays entiers, les guerres, l'exploitation de populations au mépris de leur santé, l'enrichissement personnel au dépens de la communauté, etc).
  21. Je n'ai jamais dit qu'il fallait tendre l'autre joue mais je ne crois pas non plus qu'une répression sévère et subite puisse être productive. Le non respect des institutions et de l'autorité est un vrai problème mais je n'en connais pas la cause. Qu'on en veuille aux dirigeants, je peux le concevoir, même si je désapprouve la violence, mais pourquoi les pompiers, les urgentistes, les enseignants, etc se font-ils insulter et agresser ? Toute notre société est malade et ce n'est pas en traquant les délinquants qu'on la guérira. Je sais que ça te fait peur d'entendre ça... Marquez évoque régulièrement le rôle du libéralisme économique dans le dérèglement de la société. Je pense qu'il y a de ça, mais pas seulement. Globalement, on commet de graves injustices partout dans le monde. Cela a toujours existé. Certains pays en envahissent d'autres, des populations sont exploitées par d'autres populations, des entreprises exploitent leurs employés, les riches essaient de devenir de plus en plus riches sans aucune bienveillance envers les plus pauvres. Et lorsque certains pauvres parviennent à devenir riches, ils oublient qu'ils ont été pauvres et se comportent comme les riches. Tout ceci génère de la colère. Le mal n'est pas seulement dans le coeur des délinquants, il est partout, il est en nous.
  22. Je peux l'entendre. Et cela confirme la nécessité d'apporter des changements, mais la colère est mauvaise conseillère.
  23. Dans l'hypothèse la moins négative, les médias proposent des sujets "vendeurs", pour faire du chiffre, parce que la concurrence est rude, et rien de tel que des faits bien sanglants, effrayants, révoltants pour faire exploser l'audimat. Mais les médias sont aussi appelés "le quatrième pouvoir". S'ils ne sont plus indépendants mais deviennent la propriété d'une classe politique, les informations communiquées au public sont sélectionnées pour orienter les électeurs. Augmenter le sentiment d'insécurité en insistant sur la violence urbaine, c'est favoriser les régimes radicaux.
  24. Je sens toujours beaucoup d'aigreur dans tes propos à l'égard des délinquants de toutes sortes. Ici, tu interviens cyniquement. Y a-t-il quelque chose qui pourrait apaiser ta colère ?
  25. Il n'est pas toujours facile de te suivre, Sylvain. Tu commences par insister sur la nécessité de renforcer la justice et d'être moins tolérant envers les délinquants puis tu sembles séduit par la politique carcérale des Pays-Bas qui a vidé ses prisons en allégeant les peines. Puisque tu parles des prisons, je pense aussi que le système est à revoir en profondeur mais cela demande une évolution des mentalités. On considère encore trop souvent qu'une peine de prison est un prix à payer après avoir commis un délit ou une punition qui vient se substituer à la vengeance de victimes d'un crime. Si le délinquant rencontre d'autres délinquants en prison, il y a peu de chance qu'il évolue favorablement et soit plus apte à réintégrer la société. Concernant les criminels, la peine de prison ne suffit pas non plus à régler la question de la colère des victimes et du pardon éventuel, et rien ne garantit qu'il ne constituera plus un danger lorsqu'il retournera à la vie normale. Dans tous les cas, un séjour en prison devrait permettre aux individus de prendre conscience des erreurs qu'ils ont commises et d'évoluer. Mais il faut pour cela mettre en place des structures d'accompagnement. PS : tu n'apprécies pas d'être traité de "facho" mais n'hésites à appeler "bobos de gauche" ceux qui ont un avis opposé au tien. Ces mots sont balancés comme des insultes et bloquent la discussion.
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