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Tout ce qui a été posté par Nicolas JOARY
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Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Je dois être une petite nature. Même en plein été, j'ai toujours trouvé les grands lacs vosgiens très froids. La Kruth, c'est peut-être différent aussi. Je connais pas. -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Évidemment, le dos, c'est de plus en plus sensible avec l'âge. J'ai toutefois découvert que mon matelas autogonflant, que j'envisageais de remplacer, n'était pour rien dans mon mal de dos sous tente. Le sac de couchage était en cause. Son utilisation comme couette a tout arrangé. J'ai besoin de dormir dans une position "habituelle", ce que le sac ne permet pas. Moralité : je ne suis pas encore trop "vieux" pour camper un petit peu. -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
C'est froid comment, la flotte, en cette saison ? -
Chacun a ses compétences. Ma femme est incapable de régler un dérailleur, je le comprends, même si pour moi c'est simple. Il y a d'autres choses qu'elle fait en deux temps et trois mouvements alors que je serais toujours en train de me demander comment on procède. N'est-ce pas pour cette raison qu'il y a tant de compétences différentes et pas de sot métier ?
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Un avis qui n'engage que moi, mais je trouve que ce n'est pas bien de faire ça. Quand on choisit le tourisme minimaliste, on assume. On ne doit pas compter sur autrui pour fournir ce qui manque. Quand on est "invité", pourquoi pas, mais procéder comme un mendiant, non, ça ne me branche pas. C'est aussi pour cela que je ne pars que deux ou trois jours. Ce n'est pas trop long dans un relatif inconfort. Cela dit, dans ma récente rando, ce qui a m'a matériellement manqué, c'est le réchaud et un récipient pour me faire au moins un café ou un potage. Un choix de m'alléger dès le départ. Je l'assume, mais j'y réfléchirai mieux la prochaine fois. Tout compte fait, j'ai trimbalé d'autres choses que j'aurais pu laisser à la maison, comme les deux conserves, que je pouvais facilement acheter en chemin et consommer sans délai. Chaque expérience doit nous faire apprendre de nos erreurs. -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Intéressant ! -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Avec ma femme, nous avons pu un soir enfermer nos vélos dans la lingerie d'un hôtel Ibis. Quand on réserve un hôtel, on demande si on peut mettre les vélos en lieu sûr, mais ça n'exclut pas les surprises. Un soir, c'était un local avec des "pince-roue" même pas fixés au sol et nous n'étions même pas sûrs que ce local serait fermé. Résultat, on a préféré cadenasser nos vélos aux structures porteuses de l'escalier de secours, à l'arrière de l'hôtel. -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Oui, tu as raison. Je m'amuse bien et c'est l'essentiel. Je suis à Fleurus, N-E de Charleroi. -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Brevet à dénivelé. Je vais essayer ça, hahaha. -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Petite sortie matinale, pour moi, et toujours avec les manches longues (il est vrai qu'à 8h et des poussières, c'était pas chaud). 37 km seulement, mais à 25,3 de moyenne, ce que je trouve honorable pour moi, même si c'est minable pour d'autres. Et nouveau petit parcours A-R cet après-midi (17,5 km), avec deux heures de ping-pong au milieu. Mon mois de mai était pas mal, avec 945km en tout. La retraite a ses bons côtés ! -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Oufti, comme on dit par là ! Les chiffres de cette rando donnent le tournis. Et même le vertige ! Bon pédalage ! Ce weekend, je vais tenter mon premier BAD... L'essentiel sera d'arriver au bout en bon état ! 😄 -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Oui, un peu des deux, c'est certainement un bon choix. Le camping, ça va quand il fait beau, mais quand on part plus longtemps, on peut avoir soudain de mauvaises conditions et être tout heureux de trouver un hôtel pour se requinquer (et faire un peu de lessive et séchage). -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Hahaha. Très bonne observation et excellent conseil ! Certaines voies vertes passent hors de tout et quand on sort vers un village, y a pas toujours une boulangerie ou, loi de Murphy, c'est son jour de fermeture ! 😄 -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
En même temps, chez nos amis helvètes, les tarifs sont souvent dissuasifs. -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Merci ! Le voyage à vélo, les enfants adorent ça, surtout avec pique-nique et camping ! Contrairement aux adultes, ils ont presque toujours le goût de l'aventure et la soif de découvertes. Il faut juste, comme tu l'indiques, prévoir des étapes courtes avec des haltes, pour éviter la lassitude, et bien choisir les campings : les enfants vont facilement les uns vers les autres, aiment les piscines... -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Le monde est petit. Je ne suis pas fan des voies vertes, mais pour la balade en famille ou en voyage vélo chargé, le calme et l'absence des voitures est un soulagement. -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Merci, Franck. Oui, hôtel ou chambre d'hôtes, c'est sympa aussi et on peut voyager plus léger. On le fait parfois, ma femme et moi, car elle ne veut pas camper. En revanche, elle apprécie le pique-nique, donc on prend ce qu'il faut, mais c'est clair que sans tente, matelas, sac et tout le toutim, on est moins lourds ! Évidemment, cela demande un peu plus d'organisation pour les réservations, surtout les weekends et en haute saison. Le plus sympa, quand on voyage à vélo, c'est d'y aller cool et de rencontrer des gens. En général, les villageois sont sympas, curieux, serviables (tant que tu leur demande pas du pognon 😄, mais ça, c'est comme tout le monde). -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
À écrire, je te dis pas si c'est long ! 🤪🤪🤪 -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Ça rassure de voir que je ne suis pas seul à ne pas me raser les guibolles. -
Vérifier les réglages des butées et la tension des câbles. Leur état, aussi. Ils ne doivent pas coincer dans les gaines et sur les guides en dessous du boîtier de pédalier. Un peu d'huile ou remplacement... Il y a plein de tutoriels à trouver sur la Toile. Avec images et vidéos. Commencer en suivant les bons conseils (Park Tools est une bonne référence).
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Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Ce coup de l'herbe jaunie voire cramée en été, ça se répète chez nous de façon inquiétante depuis quelques années. Je n'aime pas la pluie, mais la sécheresse, ce n'est pas bon, et c'est mauvais signe quand on sait les orages qu'on peut se prendre ensuite avec l'eau qui dévale les pentes devenues arides. -
Votre sortie du jour 2023
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Sylvain KARLE dans L'entrainement et la santé
Je plains ceux qui roulent tout le temps en plaine, par ce genre de temps et même sans vent ! Mais après tout, peut-être qu'ils aiment ça ! Je trouve que c'est monotone et qu'on n'a pas beaucoup d'occasions de récupérer (sauf quand on roule en groupe, ce que je ne fais pas). La grimpette, c'est dur, mais la récompense est souvent en haut (paysage) et la descente est propice à la récupération ou à s'amuser un peu. -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Merci, Bernard. De cette Transardennaise, il faut privilégier le tronçon Monthermé-Revin-Fumay, beaucoup plus joli, comme je l'indique en commentaire. Il peut facilement être parcouru en une journée, soit en A-R, soit au moyen d'une ou deux boucles qui ajoutent de la pente. Plus au sud, c'est assez monotone, à mon avis. Je comprends les réticences de beaucoup de cyclistes à quitter des yeux leur précieuse monture. Je ne suis pas différent. J'ai néanmoins appris à faire confiance à mon instinct, qui m'indique les endroits où il vaut mieux ne pas s'attarder et ceux où, en cas d'arrêt, il faut surveiller la machine de très près. Quand on trouve le lieu propice, un peu de bon sens fait l'affaire et un cadenas rassure davantage, même si en réalité il est superflu. Bonnes balades ! -
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Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Jour 3 (25/05/2023) : Après une nuit à dormir comme un bébé, je me sens bien mieux disposé que la veille au soir. Le vent est très discret, mais par contre, la température ne doit guère dépasser 5 °C. Je suis le premier à lever le camp et, à huit heures, je suis prêt à partir. Seul mon voisin « bike-packer », que je salue aimablement avant de démarrer alors qu'il s'affaire à remballer son matériel, est déjà debout, l'autre cyclovoyageur est toujours enfermé dans sa tente qu'il a installée près de la cabine électrique. Un couple de touristes est également prêt au départ avec son autocaravane. Je me lance le long de la Meuse de laquelle monte un brouillard qui me fait chantonner « Smoke on the water », tout en regrettant de n'avoir emporté que des gants courts, mais en me félicitant de la bonne idée d'avoir enfilé le collant de running par-dessus mon short cycliste. Le vent du nord, bien plus modéré que la veille en fin de journée, est cependant toujours présent et très sensible lorsqu'on le prend de face. Je songe aux réchaud et ustensiles de cuisine que j'ai laissés à la maison pour gagner du poids : une boisson chaude me ferait le plus grand bien ! Je n'ai pas soif. J'ai froid et ça va durer un petit moment, en dépit de mon dessous thermique à manches longues, de ma veste coupe-vent et du foulard passé en bandeau pour me couvrir les oreilles. C'est plein nord jusqu'à Vireux-Wallerand, où j'ai prévu de quitter la voie verte Transardennaise et la vallée de la Meuse. Là-bas, je me réchauffe enfin en m'offrant un café-crème sur une terrasse baignée du soleil matinal. Que ça fait du bien ! Je franchis ensuite le pont qui mène sur l'autre rive, à Vireux-Molhain, et prends la direction de Najauje. C'est ma première côte de la journée, et il y en aura d'autres ! En haut, je m'accorde une courte pause et c'est là que je prends conscience de la double distraction matinale que j'ai commise : celle d'oublier de faire le plein de mes bidons avant de quitter le camping de Haybes ; et la négligence de ne m'en apercevoir que si tard, alors que j'aurais pu demander de l'eau au tenancier du bistrot à la terrasse duquel j'ai savouré mon café. Tant pis ! Il fait frais, je transpire très peu et il me reste un bidon et demi ; cela devrait m'assurer une autonomie suffisante pour trouver un moyen de compléter les niveaux avant qu'ils tombent à zéro. Je passe la frontière franco-belge à 9 h 15, bifurque ensuite vers Mazée, Niverlée puis Gimnée en gagnant de l'altitude à mesure que je m'éloigne de la Meuse. Les petites routes sont calmes, les jambes sont bonnes ; mais j'en garde sous la pédale, car cette dernière partie de mon voyage sera la plus exigeante en matière de dénivelées et toujours en luttant contre ce vent du nord-nord-est dans des températures qui, fort heureusement, se sont considérablement adoucies loin de la fraîche vallée mosane. À Vodelée, je vois deux dames d'âge mûr en train de papoter, assises au soleil devant une maison à la façade de pierres grises. Je saisis ma chance, leur souhaitant le bonjour, tout sourire en ôtant mes lunettes solaires, tandis qu'elles me regardent avec curiosité. L'une d'elles s'empresse de répondre un « mais bien sûr » enthousiaste lorsque je lui demande humblement de l'eau, s'empare du bidon que je lui tends et s'en va le remplir à l'intérieur. « Vous en avez d'autres », me dit-elle en avançant la main afin de prendre le second de mes récipients. J'en aurais eu six qu'elle me les aurait aussi gentiment remplis ; mais le troisième est encore plein aux deux tiers ! Je la remercie pour son gentil empressement à rendre service et nous restons là de longues minutes à bavarder tous les trois. Aux questions qu'elles me posent, je devine aisément qu'elles ne doivent pas rencontrer souvent des cyclovoyageurs pareillement chargés ! Comme il n'est de meilleure compagnie qui ne se quitte, je les salue une dernière fois et reprends la route qui me conduira successivement à Romedenne, Surice, Lautène, Rosée puis Corenne en laissant sur ma gauche la base aérienne de Florennes. Je traverse la N98 après Stave et me dirige vers Oret. Entretemps, j'ai rangé dans mes sacs les épaisseurs désormais superflues, et c'est en short, mais toujours en manches longues, que j'arrive à Biesme et prends la route vers Gerpinnes. En quittant Fromiée, je me dis qu'il serait moche d'avoir trimbalé une boîte de thon à l'huile pendant trois jours et de la ramener à la maison. Je n'ai pas très faim, mais je m'accorde une pause près d'un affût de chasseur, m'envoie l'intégralité du contenu de la boîte de thon et le tiers de baguette qui me reste. Je laisse la pomme pour plus tard. De toute façon, j'ai déjà trop mangé en une seule fois et j'obtiens, moins de trente minutes plus tard, confirmation que j'aurais dû opter pour davantage de frugalité : j'en aurai pour une bonne demi-heure d'arythmie cardiaque ! Heureusement, cela n'affecte que modérément mes aptitudes à pratiquer le cyclisme. C'est juste une sensation très désagréable et une maladie potentiellement dangereuse si ses effets secondaires ne sont pas surveillés et maîtrisés à l'aide d'un traitement adéquat : dans mon cas, la prise quotidienne d'un antithrombotique, dont j'emporte avec moi en voyage les doses nécessaires et suffisantes. Ce sera le dernier fait marquant de cette journée, alors que je rejoins, à Gerpinnes, la voie verte (RAVel) qui me conduira, via Acoz, Bouffioulx, Châtelet, Châtelineau, Gilly et Ransart, chez moi à Fleurus. J'y retrouve ma femme, qui m'attend pour l'apéro et un bon repas ; mais c'est déjà une autre histoire qui ne regarde qu'elle et moi. Chiffres du jour : 82 km parcourus ; 744 m de D+ ; 706 m de D-. Bilan : Une belle rando de 276 km parcourus en trois jours, dont une bonne partie sur la très bien aménagée et balisée voie verte transardennaise, entre Mouzon et Vireux-Wallerand. La plus belle partie s'étire, selon moi, de Monthermé à Fumay. Elle peut être suivie jusque Givet, mais je l'ai quittée à Vireux. Si je reviens dans la région, j'essaierai (mais en mode léger) d'effectuer la boucle au départ de Fumay vers Haybes, Hargnies, Monthermé et Revin avant de rejoindre le point de départ et, si les jambes sont encore vaillantes, poursuivre le long de la Meuse jusqu'à Vireux-Wallerand, où je reprendrais la D989 qui rejoint Hargnies par le nord, pour redescendre ensuite vers Fumay par la D7 gravie en début de parcours. Donc, au choix, un périple de 60 ou 100 km environ. Commentaires annexes : Dans ce reportage, je parle de « couette », mais il s'agit d'un sac de couchage rectangulaire que j'ouvre complètement afin de l'utiliser comme une couverture. Je ne m'enferme plus dans un sac de couchage, encore moins s'il se double d'un « sac à viande » ; j'ai l'un et l'autre en horreur car ils m'empêchent de prendre mes aises en plaçant les jambes comme j'en ai l'habitude. Je suis un dormeur « de côté » et, coincé dans un sac de couchage ou emberlificoté dans un sac à viande, je dors mal et me lève avec un mal de dos. Pour compenser les petites pertes de chaleur lorsque les nuits sont fraîches, je dors en sous-vêtements thermiques, collants de running et chaussettes, bien souvent augmentés d'un « Buff » utilisé comme bonnet de nuit (les objets aux usages multiples sont recommandés, en cyclocamping).À ma demande, ma femme a cousu une sorte de drap-housse en micropolaire destiné à recouvrir mon matelas autogonflant. Sur le dessus, une autre poche cousue en supplément accueille mon oreiller (ou une boule de vêtements) qui, de ce fait, est recouvert d'une matière douce et agréable, en sus de ne plus glisser hors du matelas. Le plus petit braquet dont je disposais sur mon vélo de voyage, pour cette randonnée, était de 26:34 ; soit un rapport de 0,765. Je l'ai très peu utilisé, principalement parce que je n'ai subi mon « coup de mou » du deuxième jour que sur une partie venteuse mais peu pentue. Il en eût été autrement si j'avais eu à gravir des pentes de 10% et plus avec mon vélo d'environ 30 kilos. La prochaine cassette aura un pignon de 40 dents, ce qui m'assurera un rapport de 0,650 avec le petit plateau de 26 dents. Avec des roues de 700, cela me permettra de mouliner encore sans perdre l'équilibre en roulant « au pas ». Quand je voyage, je ne suis pas pressé. Les travailleurs ont l'horloge, les retraités ont le temps. -
Sortie sur plusieurs jours
Nicolas JOARY a répondu à un(e) sujet de Nicolas JOARY dans L'entrainement et la santé
Jour 2 (24/05/2023) : Je m'éveille au chant des oiseaux et, aussitôt, ma vessie me rappelle que je n'ai plus vingt ans. Je sors me soulager à quelques pas puis retourne me coucher. Il fait froid, dans cette vallée ! Bien que j'aie de temps à autre perçu le grondement métallique d'un train, dans le lointain, j'ai plutôt bien dormi et me sens en bonne forme, mais il est trop tôt pour lever le camp. Je m'accorde encore plus d'une heure de somnolence avant de commencer à remballer le matériel. Je suis occupé à replier la tente lorsque je salue un promeneur matinal qui répond à mon bonjour et s'éloigne rapidement sans avoir émis le moindre commentaire quant à mon bivouac en bord de Meuse. À huit heures, je suis prêt à partir. Et si les sacoches sont pleines et l'emplacement vide, c'est que je n'ai rien oublié. Le soleil brille, mais le vent du nord bien présent et bien frais ne me laissera que peu de répit pendant cette seconde journée. Moins de deux kilomètres plus loin, baigné de soleil, un banc judicieusement installé en bordure d'un coude de la voie verte appelle à une première halte. Je n'ai encore rien mangé et l'emplacement est propice à la prise du petit-déjeuner. J'ignore si j'en trouverai un meilleur plus loin, donc je préfère profiter de celui-là. Je termine la baguette de la veille en la fourrant généreusement de beurre de cacahuètes. Je poursuis sur la Transardennaise : Lumes, Romery, Le Theux. La Meuse est jolie dans la lumière du matin, je n'oublie pas de prendre quelques photos : berges verdoyantes, écluses, bateaux... Je préfère éviter de m'aventurer dans Charleville-Mézières aux heures de pointe, j'irai « aux provisions » plus tard, mais j'ai envie d'un café ou d'un chocolat chaud. Je n'ai emporté ni popote, ni réchaud, histoire d'alléger mes bagages. Seul, juste pour quelques jours, j'ai très rarement envie de cuisiner ; et d'ailleurs, lors de ma rando de septembre 2022, je me suis contenté de faire bouillir de l'eau pour du café soluble ou un potage instantané. En attendant, il fait toujours aussi frais en dépit du temps ensoleillé : je garde le coupe-vent bien fermé et le Buff en bandeau sous le casque pour me couvrir les oreilles. À Nouzonville, la voie verte passe à proximité d'un supermarché. J'y achète une bouteille d'eau, une salade de légumes, une baguette, des pommes chips au sel et deux pommes. J'aurais bien pris une ou deux bananes, mais elles se vendent par cinq ou six seulement. C'est beaucoup trop pour un fruit qui supporte mal les voyages sur ou dans un sac ! En réserve, en sus de mes barres muesli, j'ai toujours une boîte de thon et une autre de filets de maquereaux, deux gaufres « maison », deux pipes d'Ardenne fumées, un œuf dur, une frangipane et un petit paquet d'abricots secs. Je range mes nouvelles acquisitions, remplis mes bidons d'eau et reprends tranquillement la route en direction de Monthermé. À Bogny-sur-Meuse, la berge est colonisée par des familles de bernaches du Canada. C'est attendrissant, tous ces parents qui veillent sur leurs oisons et semblent prêts à les défendre au besoin, mais il y en a partout et la voie verte est maculée de fientes. C'est en passant dans ce genre d'endroit qu'on réalise que si cette espèce est qualifiée d'invasive, c'est vraiment à juste titre. Petit à petit, la Meuse se fait plus encaissée, son lit plus profond. Le vent du nord s'engouffre volontiers dans la vallée, se rafraîchit auprès de l'eau, m'assaille puis me relâche au gré des méandres ; mais lorsqu'il se fait discret, c'est pour mieux contre-attaquer au tournant ! La dénivelée est faible, légèrement descendante, mais je m'en rends à peine compte. De face ou de côté, un vélo chargé de sacoches est une bonne prise qu’Éole n'abandonne qu'à regret. Je pourrais me planter le menton dans le guidon, j'augmenterais mon inconfort, mais pas ma vitesse ! Autant prendre mon mal en patience. Monthermé, je connais pour y être déjà passé à plusieurs reprises. Je laisse à ma gauche le pont sur la Meuse et m'arrête à une table de pique-nique, au soleil. Midi est déjà passé et, bien que je ne néglige pas l'un ou l'autre grignotage en cours de route, le repas de mi-journée est l'occasion d'un bel arrêt. Au menu, la salade de légumes, le pain frais, un morceau de saucisse fumée, le tout arrosé d'eau sous le regard vigilant de trois canards qui se sont aventurés sur la berge et attendent probablement que la nourriture leur tombe sous le bec. Le crissement du couteau sur la croûte de la baguette les fait instantanément lever la tête ! Des habitués... Je distribue quelques petits bouts de pain à mon fan-club de circonstance, me déleste dans une poubelle voisine des déchets accumulés depuis la veille et m'accorde encore quelques instants de repos avant d'enfourcher ma monture pour de nouvelles aventures qui auraient pour nom « Destination Revin ». Ce tronçon de la Transardennaise est de toute beauté. Sauvage, encaissée, la Meuse n'est pas toujours visible. Les berges sont hautes, abruptes, boisées. Les rayons du soleil n'arrivent pas facilement partout. Le vent du nord s'y engouffre de plus belle ! Les Roches de Laifour, les Dames de Meuse... Là-haut, il doit exister quelques sentiers accessibles aux randonneurs. Plus loin à l'est, une très belle route (la D989) que j'ai déjà empruntée à une autre occasion se hisse de Monthermé vers Hargnies et, de là, permet de redescendre vers Vireux-Wallerand ou, mieux encore, de bifurquer vers Haybes par la D7. Une boucle magnifique, mais exigeante, d'environ 60 km et 750 m de D+. Entre Revin et Fumay, la Transardennaise prend de la hauteur en se confondant avec la Route Forestière de la Basse Manise. Les voies de chemin de fer sont en contrebas et, plus bas encore, la Meuse est à l'abri des regards. Quelques côtes, cette fois pas très longues, mais à prendre à son aise avec un vélo chargé. En grimpant, le vent du nord n'est pas trop sensible, puisqu'il est partiellement dévié par le relief ; en revanche, une fois en haut, c'est à la pédale qu'il faut redescendre, car, malgré une masse totale qui n'est pas loin du quintal, la bicyclette et le cycliste ont quand même davantage tendance à ralentir sous l'effet du vent qu'à accélérer sous celui de la gravité. Deux kilomètres et demi avant Fumay (selon un poteau indicateur à l'usage des cyclotouristes), la voie verte se sépare de la route forestière pour emprunter un pont étroit et pavé, qui enjambe les voies de chemin de fer. La Transardennaise redescend puis me guide par-dessus la Meuse quelques centaines de mètres plus loin pour redescendre vers la Meuse, au-delà de l'écluse et du barrage de Saint-Joseph. Sur le petit pont, j'ai croisé un cyclovoyageur, bien chargé lui aussi. Il ne parlait ni le français, ni l'anglais ; mais avec force gestes, il m'a fait comprendre qu'il venait de traverser les Pays-Bas et la Belgique, pour lui bien plats (il avait probablement suivi les cours d'eau, côté wallon) par rapport aux « montagnes russes » des Ardennes. Sourires, pouces levés et salutations furent nos derniers échanges avant que chacun poursuive son chemin. Il n'est que quinze heures, mais je me sens bien las en arrivant à Fumay sous un ciel qui commence même à s'ennuager. Si l'érosion éolienne est une vieille et incontournable réalité, il semble qu'elle exerce ses effets sur le moral autant que sur le relief. Je traîne péniblement mon vélo, mes bagages, ma fatigue et un début de mal de tête jusqu'au camping municipal de Haybes, où la charmante et souriante jeune femme préposée à l'accueil fait vraiment honneur à sa fonction. Le camping étant peu occupé, elle me laisse le choix entre plusieurs emplacements. Les plus jolis sont côté Meuse, mais j'ai assez vu de cette flotte pour aujourd'hui et il me semble que plus je m'en éloigne, moins il fait froid. J'opte prudemment pour celui le plus proche des toilettes. Le terrain est propre et arboré ; l'équipement est basique et les prix modiques ; le raccordement à l'électricité est en supplément payant, mais je n'en ai nul besoin. Je dispose d'un jeu d'accus de réserve pour ma lampe frontale et d'une batterie volante qui me permet de recharger trois fois mon smartphone ; quant à l'autonomie de ma liseuse, elle ferait envie au plus acharné des « gamers ». Pour monter la tente, j'ai gardé mon coupe-vent et mes gants de vélo ; le premier pour me protéger du froid, les seconds parce que je n'ai pas chaud aux mains. Moi qui suis plutôt nerveux, j'accomplis tous les gestes avec calme, sans maugréer sur les sardines qui ne s'enfoncent pas du premier coup ni injurier Éole qui tente d'emporter tout ce qui n'est pas encore parfaitement arrimé. Fatigue et résignation se combinent à mon mal de tête pour me faire fonctionner au ralenti. Je suis passé en mode économique. Il n'est pas encore dix-sept heures et ma journée touche déjà à sa fin : campement installé, matelas gonflé, sac de couchage étalé. J'ai avalé un cachet de paracétamol avec quelques bonnes gorgées d'eau, mon mal devrait passer rapidement, je ne suis pas du genre migraineux et je ne me sens pas malade. Je suis juste fatigué. J'envoie à ma femme une photo du campement accompagnée de quelques mots gentils et de la promesse de l'appeler bientôt en vidéo ; puis je rassemble mon vélo, ma sacoche de cintre et ce qui me reste de courage pour pédaler jusqu'en ville. Je ne sais pas trop ce que je cherche, mais c'est probablement quelque chose de chaud à manger. Pas loin, il y a un restaurant, mais manger en terrasse ne me tente pas et m'aventurer à l'intérieur ne m'attire pas davantage. Et j'ai envie de quelque chose de simple et rapide. Une pizzeria est fermée, il est trop tôt sans doute. Ailleurs, ça monte. L'énergie me manque. Même délestée de son chargement, ma monture me paraît encore bien lourde. Je fais demi-tour et me prends une nouvelle dose de vent du nord. De cela, au moins, j'en ai déjà soupé ! Je regagne le camping où deux autres cyclistes sont arrivés, qui ne voyagent pas ensemble. Je les salue courtoisement au passage. L'un d'entre eux mange à l'abri du vent derrière la cabine d'alimentation électrique, contre laquelle il a appuyé son vélo lourdement chargé ; l'autre s'affaire à dresser sa tente sur la parcelle voisine de celle que j'occupe, mais à l'autre extrémité, près de la borne électrique. Celui-là voyage en mode bike-packing, sur une machine plus légère (route ou gravel, je n'ai pas vérifié). Je cadenasse mon vélo et me réfugie à l'entrée de ma tente, assis sur le matelas, jambes dans l'abside frontale. Je n'ai pas envie de parler, je suis dans un état second. Mon mal de tête est encore présent, mais je suis sûr de n'avoir pas subi d'insolation. Juste une sensation de visage brûlant et un léger coup de soleil sur le nez diagnostiqué au miroir de poche. J'ai la sensation d'être ivre sans avoir bu la moindre goutte d'alcool. Le vent m'a saoulé. Je mange froid : pain, filets de maquereaux à l'huile d'olive (je bois même l'huile !) et une pomme pour dessert. Après un court déplacement vers les poubelles, je m'enferme dans la tente et me débarrasse de la veste coupe-vent que j'ai parfois ouverte, mais sans jamais l'enlever de toute la journée. Je n'ai même pas le courage de me laver (de toute façon, je n'ai pas transpiré, tant s'en faut). Je me déshabille et enfile aussitôt ce qui me tient lieu de pyjama : sous-vêtement thermique à manches longues, slip synthétique et collant de running en lycra, chaussettes de laine. Pas question d'avoir froid, sous peine de passer une très mauvaise nuit ! Assis les jambes au chaud sous la couette (voir notes annexes), je griffonne le résumé des événements de la journée, tant qu'ils sont encore frais dans ma mémoire, ainsi que les données enregistrées par mon compteur de vélo. Comme annoncé, je passe l'appel vidéo à Madame ; et, comme hier ; son contenu restera rangé dans une catégorie qui ne regarde qu'elle et moi. L'appel terminé, il n'est qu'un peu plus de 19 heures et le soleil déclinant a repris la maîtrise du ciel. Je perçois quelque peu ses rayons, filtrés par le feuillage des arbres qui bruisse sous les assauts du vent. Du temps ensoleillé est annoncé pour demain et j'en accepte l'augure. Ce sera une dure journée. Je m'allonge au chaud, le Kindle à portée de main, je vais lire un peu pour passer le temps. J'ouvre les yeux, soudain éveillé par le silence : plus un bruit dans le camping, même le vent s'est tu ; et il fait nuit. Il est 23 heures passées, je suis tombé endormi avant même d'avoir ouvert ma liseuse ! Je prends ma lampe frontale et m'extrais de la tente pour une visite aux toilettes. Il n'y a plus un souffle de vent, mais il fait froid. Chiffres du jour : 77 km parcourus ; 246 m de D+ ; 262 m de D-. (suite au message suivant)