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Tout ce qui a été posté par Franck PASTOR
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13 mai 2017 - La Magnifique - Quinzième Edition
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Rudy THERASSE dans Les évènements route
Heureusement que celle qui m'intéresse le plus est un dimanche, Tilff-Bastogne-Tilff ! Je ne crois pas que je ferais d'autres randonnées ardennaises officielles que Tilff-Bastogne-Tilff d'ici la Vélomédiane, fin août. La Vélomédiane est certes un samedi, mais pendant une période où il est généralement libre. Quant à la Magnifique d'aujourd'hui, je n'avais décidément aucune chance d'y participer : non seulement je devais garder ma fille de huit ans, comme la plupart des samedis, mais c'était également la fête de son école ! -
13 mai 2017 - La Magnifique - Quinzième Edition
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Rudy THERASSE dans Les évènements route
On dirait que tu deviens un habitué ! Félicitations ! Encore une Ardennaise à ton programme ces prochaines semaines ou ces prochains mois ? -
Le cyclisme, un sport de porc
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Jérémie LAPLAC dans Discussions Route
Que les bidons soient récupérés ou non par la suite n'est qu'une partie du problème. Le simple fait que les bidons et emballages soient jetés sur les bas-côtés par les coureurs est pernicieux en lui-même, puisque cela incite les enfants, et tout ceux qui regardent les coureurs comme des modèles, à faire comme eux. Et pas seulement avec les déchets «cyclistes», mais aussi avec leurs déchets de la vie courante. -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
Non, mais tu pourrais faire partie de ceux qui pourraient par exemple bénéficier d'un 50-42-30 combinée avec un cassette 12-25. Ce qui te ferait rester sur le 42 dents la plupart du temps, et passer au 50 ou au 30 uniquement en cas de pente montante ou descendante sérieuse. Avec une cassette 12-25 bien plus confortable qu'une 11-28. Ou bien tu pourrais utiliser avec ce même triple ta cassette 11-28. Dans ce cas tu utiliserais le 42 dents quasiment comme un mono-plateau dans ta région, et le 50 et le 30 seraient alors utiles si tu visitais une région plus vallonnée, voire les montagnes. Mais bon, je te l'accorde, tout ça c'est malheureusement (presque) de la science-fiction en 11 vitesses, grâce à la politique commerciale actuelle des équipementiers… Pour ma part, je ne vis plus en montagne depuis des lustres, je vis actuellement en Belgique ;-) J'ai quitté mes montagnes grenobloises il y a 17 ans, mais j'ai toujours l'usage de mes tout petits braquets dans ce «plat» pays. C'est qu'il y a de sacrés raidards ici, même dans la région autour de Bruxelles quand on la connaît bien ! -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
Non. Ça a l'air assez limité, non ? Un seul descriptif pour toutes les régions de Belgique ! -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
Quant au triple plateau, je pense qu'il avait son utilité avec les cassettes 7 ou 8 vitesses, mais maintenant avec 10 ou 11 vitesses je comprends qu'ils aient quasiment disparu en vélo de route. Au passage au 9 vitesses, j'entendais parler de la mort du triple. Idem pour le passage en 10 vitesses. Pourtant, un peu plus tard, en 10 vitesses il n'y avait jamais eu autant de triple sur le marché. Comment se fait-il qu'il n'y en ait presque plus en 11 vitesses ? Parce qu'il y a un choix qui a été fait derrière, à la production et à la commercialisation. Correspondant assez bien à cette vogue minimaliste dont on a parlé. Un choix qui n'est pas motivé par un éventuel manque d'utilité du triple. Parce que les avantages du triple sur un double (compact ou non) avec le même nombre de pignons sont toujours les mêmes : ils permettent soit de descendre plus bas dans les petits braquets, soit de diminuer les écarts entre les pignons, voire les deux, tout en gardant une plage de développements considérable. Avec mon triple 10 vitesses, j'ai 26/34 comme plus petit braquet, ce qui me permet de grimper la Redoute dans les Ardennes, ou la Bastille de Grenoble, sans souffrance particulière et sans forcer comme un malade. J'ai pu aller jusqu'à grimper une pente à 27% sur 200 m (Steilstrecke, sur le Nürburgring). Et j'ai 48/11 comme plus grand braquet, un confort très appréciable en descente. Quel est le compact, même en 11 pignons, qui va m'apporter la même étendue ? La réponse est simple : aucun. Pour ma pratique passer au compact impliquerait donc forcément une régression. Et ce serait la première fois depuis que je fais du vélo que gagner un pignon impliquerait un sacrifice dans mon sport… Un progrès, vraiment ? Non, désolé, je ne fais pas dans cette vague du minimalisme, moi. Less is not more. Pour ceux qui n'ont besoin que d'un 34/28 pour grimper, avec une cassette 12-28, ils pourraient avec un triple du genre 30/25 profiter du confort royal d'une cassette 12-25 en 11 pignons, si elle existait. Une cassette entièrement dent par dent, sauf le dernier pignon. Quoi de plus pratique pour adapter son effort à n'importe quelle pente. -
Petite débilité du jour, bon appétit
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Michel DURY dans Discussions Route
Oui, depuis que je sais faire du vélo j'ai toujours adoré grimper et j'ai toujours recherché les côtes. Même quand j'empruntais le gros vélo citadin de ma mère, c'était pour aller grimper avec. 🆒 Ça n'a pas fait de moi un «ange de la montagne», n'ayant jamais montré de don particulier pour quoi que ce soit dans le vélo, mais grimper est ce que je sais faire de mieux (ou de moins mal) dans ce domaine. -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
L'Institut Royal Météorologique belge (IRM), l'équivalent de Météo France. http://www.meteo.be/meteo/view/fr/65239-Accueil.html -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
C'est dit «compact» parce que les dentures standards qui vont avec sont moindres qu'avant, grâce à un entraxe de fixation des plateaux réduit (110 mm contre 130/135 mm). Par exemple, 50-34 contre 53-39. Ce qui est paradoxal c'est que de tels pédaliers existaient déjà depuis des lustres. Jacques Roux, dans son guide «Altigraph» pour l'escalade des cols de montagne, présente le vélo qu'il utilisait dans les années 50-60… muni d'un pédalier 46-36. La différence, c'est que ça n'intéressait guère de monde à l'époque. Alors que maintenant c'est dans l'air du temps. La vogue actuelle du compact est un parfait exemple de marketing réussi. Entre autres dû au fait qu'il a été présenté comme alternative du triple, alors qu'il est en fait une alternative au double standard. Mais le triple a toujours eu mauvaise presse auprès des cyclistes «sportifs», les fabricants ont donc flairé le filon, aidés par la vogue des grandes cadences venues des sphères professionnelles. Ajoute à cela ce phénomène de société du minimalisme dont je parlais plus haut, et tu as tous les ingrédients du succès. Résultat, ceux qui cherchent à se munir d'une grande plage de braquets tout en maintenant un écart raisonnable entre les dentures de plateaux et/ou de pignons, comme moi, sont maintenant pigeons pour l'avenir. Et le mono-plateau avec ses cassettes délirantes genre 10-42 ne va pas arranger les choses. -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
C'est dans l'air du temps : on veut faire plus avec moins. Less is more. On a popularisé le double compact comme alternative au triple, le mono-plateau devient à son tour tendance, tandis que les singlespeed et autres fixies envahissent les rues de nos villes. Cette sorte de jouissance du dépouillement est peut-être à lier à la période de crise économique que nous vivons, même si paradoxalement certains de ces joujoux à la mode sont hors de prix… -
Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
On n'a plus à «s'embêter» avec le changement de plateau, changement qui peut parfois casser le rythme, particulièrement si l'écart entre les dentures des plateaux est élevé. À part ça… -
Petite débilité du jour, bon appétit
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Michel DURY dans Discussions Route
J'ai révélé un jour à des proches que dès que je voyais une route qui montait, je m'imaginais en train de la grimper à vélo… j'aurais pas dû, leurs regards effarés en disaient long… Depuis, je me garde bien de le dire à qui que ce soit d'autre. -
Au cas où tu serais disposé à changer d'avis, une petite vidéo pour mettre dans l'ambiance 😉 http://bit.ly/2qwGbpT
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Tu devrais essayer les plateaux Spécialités TA. Possibilité de se les fournir ou commander chez Barelli, à Croix près de Lille, donc pas loin de chez toi !
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Bin oui, on est direct et on dit les choses comme elles sont en Flandre. Même le prospectus officiel de ces circuits thématiques Tour des Flandres donne le ton : la section pavée «Paddestraat» y est désignée comme «dé gesel voor de rennerskont», LE fléau pour le cul du coureur. 😃 Pas trop tenté de parcourir ces belles routes un jour, apparemment ? 😇
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Y a pire encore mentionné, le pédalier White Industry VBC : 50-26 et 48-24… 24 dents d'écart…
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Mono-plateau de 42 pour la route.
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Treco OLIVIER dans Le matos
C'est en plein boum actuellement au contraire. Raison essentielle : la simplicité de manipulation. Défauts : d'une part, comme tu l'as compris, ça ne couvre pas tous les types de terrain, à moins d'introduire d'énormes trous entre les pignons. Et la ligne de chaîne est catastrophique sur les pignons extrêmes. Les chaînes actuelles sont suffisamment souples pour s'en accomoder sans trop de risque de casse, mais ça n'enlève rien à la baisse de rendement de la transmission de l'effort, qui est d'autant meilleure que la chaîne est droite, et d'autant moins bonne que la chaîne est oblique. Et la chaîne s'use plus vite ainsi également. Dans le milieu des cyclistes urbains et des randonneurs, la solution des vitesses dans le moyeu ou dans le pédalier semble gagner de plus en plus en popularité. Là il n'y pas seulement qu'un plateau, il n'y a aussi qu'un pignon, la ligne de chaîne est parfaite et l'entretien est fortement réduit. On peut y adapter un cintre route pour les modèles les plus perfectionnés (Rohloff, Pinion). Défauts : poids plus important (ça varie selon les modèles), prix élevé voire très élevé pour les modèles les plus sophistiqués, et systèmes très exclusifs avec leur roue arrière ou leur cadre spécifiques. -
Parfait dans ce cas.
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Et question rendement, la ligne de chaîne sur les braquets utilisés le plus souvent pour les cyclistes tranquilles sur le plat, genre 42/15, 42/17, 42/19. Je m'imagine aussi les aller-retours désagréables entre le 42 dents et le 28 dents sur terrain irrégulier. D'autant plus facilement que j'ai roulé un temps sur un triple 52-42-28. L'écart entre le 42 et le 28 était trop gros pour moi et je le trouvais très désagréable à gérer. Alors s'il faut sans cesse faire l'aller-retour sur le plat… D'autre part, est-ce que quelqu'un connaît le rendement d'un pignon de 10 dents ? La chaîne n'a guère de place pour s'enrouler autour d'un pignon aussi petit ! Je me répète, mais à ce compte je préfère opter pour un système genre Rohloff avec vitesses dans le moyeu (ou le pédalier). Peu m'importe le poids supplémentaire (le poids d'un bidon pour un Rohloff), tant que c'est fiable, durable et que je peux passer partout sans problème. Pour tout ceux qui tiennent aux tout petits braquets (cyclistes véloces passe-partout, cyclo-randonneurs avec bagages, moyens physiques limités, tandems, etc.), voici une compilation des solutions possibles avec ce qui est proposé actuellement sur le marché (en anglais) : http://www.cyclingabout.com/wider-gear-range-road-shifters-gears-for-easier-hill-climbing/ Sur les leviers Genevalle : http://www.cyclingabout.com/drop-bar-shifters-gevenalles-simple-thumb-shifters-with-sti-convenience/
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Mettre un 11-32 voire 11-34 sur un 105 triple ?
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Sébastien MOULIN dans Le matos
De façon plus pratique, le passage de mon vieux VTT à un vélo route ne s'est pas traduit par des différences spectaculaires, notamment en côte. C'est plutôt plus net sur le plat (effet position et frottement dominants ?) Oui, sur le plat et si l'allure est régulière, sans accélérations, le poids est beaucoup moins important. Par contre la puissance consommée par les divers frottements (qui augmentent quand même proportionnellement à la masse de l'ensemble cycliste-vélo, mais aussi proportionnellement à la vitesse) et surtout la puissance consommée par la résistance de l'air (qui augmente proportionnellement au cube de la vitesse) jouent alors un rôle essentiel. C'est bien expliqué dans Altigraph. En VTT, on est généralement moins aérodynamique que sur la route, ce qui explique les différences nettes que tu as constatées. J'imagine aussi qu'outre le poids supplémentaire d'un VTT, la résistance au roulement des gros pneus souvent crantés des VTT est bien plus grande que celle des pneus routes, et que ça augmente l'importance du handicap dû aux frottements en général. -
Oui, tu en sais quelque chose puisque je t'ai fait passer par là il y a deux ou trois ans ! 😇 Ceci dit, quand je pouvais éviter les pavés sans quitter l'itinéraire balisé, je n'hésitais pas. Les rigoles du Paterberg et du Taaienberg sont parfaites pour ça. Il y a également quelques endroits au Vieux Kwaremont où on peut éviter ses très mauvais pavés. C'est plus facile s'il fait sec, on peut alors rouler sur certains bas-côtés en terre battue sur la portion en replat (ce qu'a tenté Sagan cette année sur le Ronde… pour son malheur !) Par contre, pour le Koppenberg, c'est beaucoup moins évident, la partie la moins pentue au pied a des rigoles plus régulières que le pavé central, mais elles sont elles-mêmes pavées quand même. Le reste pas moyen d'y couper ou sur des portions très courtes, et à condition de savoir faire l'acrobate. Voir son ascension par Philippe Gilbert lors du dernier Ronde… Idem pour le secteur le plus conséquent de tous, la Mariaborrestraat. Par temps sec on peut utiliser certains bas-côtés, mais au risque de crever. Et même pas la peine de penser à ces bas-côtés s'il fait humide.
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Mettre un 11-32 voire 11-34 sur un 105 triple ?
Franck PASTOR a répondu à un(e) sujet de Sébastien MOULIN dans Le matos
Ça semble logique, sauf que je ne suis pas sûr du tout que la différence de temps soit suffisamment conséquente pour permettre une puissance significativement plus élevée, particulièrement si l'ascension est longue. Dit autrement, je ne suis pas sûr qu'on escalade un col de 35 minutes avec une puissance significativement différente de celle utilisée pour un col de 40 minutes. A fortiori si l'ascension est vraiment longue, une heure ou plus. Dans mon cas, en supposant que perdre 4 kg de poids sur mon matos me permet de gagner 0,5 km/h dans l'ascension du col du Coq à puissance égale, ça me ferait passer de 10 km/h de moyenne à 10,5 km/h. Mon temps d'ascension sur les 12,7 km du col passerait donc théoriquement de 75 min à environ 72,5 min, soit une différence de deux minutes et demie. Ça ne laisse pas beaucoup de marge pour envoyer plus de watts. La question est à creuser en tout cas. -
Les 200 bornes c'est déjà fait, un peu plus au sud de la Belgique. Et le compte-rendu aussi. Faut suivre un peu, Olivier ! 😛 http://www.velo101.com/forum/voirsujet/monschimaymons-2017--39353 Et puis quand même, quoi : Vieux Kwaremont, Paterberg, Koppenberg, Taaienberg… ils font tous partie de la légende du cyclisme, ça mérite qu'on s'y attarde un peu ! 🆒 Et puis ne t'inquiète pas, le prochain compte-rendu sera plus court… je ne vais pas faire un circuit thématique du Tour des Flandres chaque semaine, ni même chaque mois, je tiens un peu à mon matos !
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J'étais bien amorphe ce matin… alors je me suis que pour me secouer, rien ne valait mieux qu'une bonne séance de pavés dans les Ardennes flamandes ! Donc, vélo dans le coffre et direction Audenarde cet après-midi pour faire la circuit balisé pour cycliste appelé «boucle bleue du Tour des Flandres» (Blauwe ronde van Vlaanderen-fietsroute) Il y a trois circuit ayant pour thématique le Tour des Flandres qui partent d'Audenarde, chacun avec sa couleur, reportée sur les panneaux indicateurs le long du parcours : le jaune, le rouge et le bleu. http://www.crvv.be/fr/317-routes/7 Des trois, le bleu est le plus court (officiellement 78 km)… et le plus rude, avec des «morceaux» comme le Vieux Kwaremont, le Paterberg, le Koppenberg, le Taaienberg, le secteur pavé de la Mariaborrestraat, le Nieuwe Kruisberg et le mont de l'Enclus. http://www.crvv.be/nl/317-routes/10 Je pars à vélo d'Audenarde vers 14 h 00, direction Berchem et le Vieux Kwaremont. Ça commence doucement par le chemin de halage tout plat long de l'Escaut vers Berchem (quoique, vu l'état de la piste sur certains passages, ça met direct dans l'ambiance… ). Après une vingtaine de minutes, j'arrive à Berchem… Mince, l'accès au Vieux Kwaremont est en travaux. Petit détour par le centre-ville de Berchem pour rejoindre le pied de la côte par un autre accès, et vogue la galère sur cette horreur de 2500 m à 3 % de moyenne, mais avec un max de 11 %… et surtout 2200 m de pavés bien vicieux. Obstacle avalé sans trop de problème, bien que ce soit ma bête noire de la région. C'est pas plus mal que ce soit le premier obstacle… Juste après, le Paterberg. Pavé lui aussi, mais mon chouchou de la région. Deux raisons à ça : d'une part il est très raide (350 m à 13,5 de moyenne, pic à 20 %) et donc mes petits braquets de type VTT y font toujours merveille, et d'autre part une belle rigole sur la gauche permet d'éviter les pavés, ce que je ne manque jamais de faire. Maso mais pas trop ! Comme souvent, franchi sans aucun problème. Un peu loin, c'est le fameux Koppenberg. Un poil moins raide que le Paterberg en moyenne, mais deux fois plus long : 600 m à 10,8 % de moyenne avec un passage à 18 % sur 100 m (pic à 22 %), mais surtout des pavés abominables, et pas moyen de les éviter ceux-là. J'ai toujours pu grimper là-haut grâce à mes braquets, mais à chaque fois j'ai pris soin de le faire par beau temps. Si le pavé est glissant, c'est la marche à pied assurée. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, il fait grand beau temps avec une température entre 18 et 20°. Bref, je franchis là aussi l'obstacle malgré les secousses… bien aiguillonné par un tracteur qui arrive derrière moi ! L'occasion de me rappeler qu'à l'origine cette «butte de Melden» était un chemin agricole… Question secousses, je n'en ai pas fini puisque le secteur pavé de la Mariaborrestraat, 2400 m, m'attend ensuite. D'abord en faux-plat descendant puis montant (la Mariaborrestraat proprement dit), puis en côte (Steenbeekdries) et enfin en descente (Stationsstraat) pour parachever le massage du fondement ! Après cette séance, la montée du Taaienberg voisin (800 m à 7,1 % de moyenne, passage de 100 m à 16 %, pic à 18 %) paraît une formalité, d'autant que là aussi une rigole permet d'éviter les pavés. Sauf qu'aujourd'hui elle est jonchée de branchages et feuilles mortes, et je dérape plusieurs fois là-dessus, sans conséquences. Bon signe : je n'ai pas eu à mettre «tout à gauche» dans le passage le plus raide, pour une fois ! Après ça, le plus dur est fait question côtes et pavés, bien qu'on ne soit guère plus loin que la moitié du parcours. Le parcours m'emmène vers le «Muziekbos» à Renaix par des routes étroites en montagnes russes. Dans ce bois bien agréable, je m'arrête à un bistro-restaurant, le « Boekzitting » où trône sur la terrasse un portrait-caricature de… John Degenkolb. Pourquoi lui et pas un autre, et pourquoi à cet endroit ? Aucune idée ! Je prends un thé, fais le plein de mes bidons et descend le «Kanarieberg» à toute berzingue pour atteindre le centre de Renaix et me faire la dernière ascension pavée du jour, le «Nieuwe Kruisberg». Pas très long, pas très raide, mais le pavé est assez mauvais. Cette côte est parallèle au «Kruisberg» proprement dit, célèbre pour avoir été le cadre de l'arrivée du championnat du monde de 1988… et de la mésaventure de Claudy Criquiélion, envoyé dans les barrières Nadar par Steve Bauer à 150 m de la ligne d'arrivée alors qu'il allait s'imposer. J'étais devant mon écran ce jour-là, j'avais 16 ans et c'est toujours aussi frais dans ma mémoire ! Quelle détresse de Criquiélion… À côté de ça, l'exubérance de Fondriest, qui avait pu s'imposer grâce à cet accrochage, m'avait paru presque indécente. http://bit.ly/2q4bIxG Après ce «Nieuwe Kruisberg», le parcours oblique vers l'avant-dernière côte, le Hotond. Mince, la route est en travaux là aussi. Heureusement, c'est de la terre battue praticable, donc j'y vais quand même. Montée asphaltée assez courte, le Kruisberg ayant fait l'essentiel du dénivelé, et je me paie le plaisir de savoir que je domine toute la province de Flandre orientale au sommet, à… 150 m d'altitude ! Un peu plus loin, descente à fond la caisse du «Knokteberg», ou «côte de Trieu», dont le sommet (à Knokt) est en Flandre, mais le pied (Trieu) est en Wallonie. Belle côte asphaltée à monter, le Trieu (1100 m à 8 % de moyene), une de mes favorites de l'endroit, mais elle est également un régal à descendre puisque après un début sinueux dans les bois, le reste de la dévalade est en ligne quasiment droite avec une visibilité parfaite. C'est presque fini pour les difficultés. Ne reste que le mont de l'Enclus un peu plus loin, avec le pied à Orroir en Wallonie et le sommet à Ruien en Flandre. 1000 m à 7 % de moyenne, bref passage à 12 %, c'est une côte très régulière donnant malheureusement accès à un endroit ultra-touristique et donc très (trop) fréquenté. Je n'ai jamais trop vite fait d'aborder la descente de l'autre versant, le «Kluisberg», bien rapide. Le reste du parcours est une vingtaine de kilomètres à sinuer sur des routes bucoliques et champêtres entre Ruien et Audenarde. Plusieurs fois le tracé croise la longue ligne droite qui sert de secteur final du Tour des Flandres professionnel, mais le parcours du circuit «bleu» à cet endroit est bien moins fréquenté et d'autant plus agréable ! Malheureusement avec vent de face aujourd'hui, mais par contre c'est tout plat. Comme je ne me suis foulé à aucun moment jusque-là en dehors des côtes et des secteurs pavés, ma moyenne n'a rien de folichonne avant d'aborder cette section finale :19,8 km/h. Je décide de lâcher un peu la machine pour augmenter cette moyenne typiquement «touristique». De sorte qu'elle sera de 21 km/h à l'arrivée à Audenarde, une quinzaine de km plus loin. Au prix d'un bon petit effort, mine de rien : pour mon moteur de cyclotouriste, mon gabarit de fil-de-fer et mes jambes de canari, rouler en permanence entre 25 et 30 km/h avec vent défavorable n'est pas aussi évident que pour bien d'autres. 86 km au total, bien plus que les 78 km annoncés, 4 h 10 de vélo effectif, 90 tours/minute de fréquence de pédalage moyenne, 64 km/h en vitesse maximale (descente de la côte de Trieu) : une bonne journée de sport ! Un croque-monsieur dans une taverne de la Grand'Place d'Audenarde pour recharger un peu les batteries, et retour à Bruxelles en voiture avec à nouveau quelques bons souvenirs de la région des «Ardennes Flamandes».
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Illégale en Belgique, dommage pour les cyclistes locaux… http://www.lameuse.be/1547242/article/2016-04-11/le-spray-anti-agression-est-interdit-en-belgique-meme-pour-philippe-gilbert