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Franck PASTOR

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Tout ce qui a été posté par Franck PASTOR

  1. Il y avait en effet plusieurs petits orchestres sur le parcours comme chaque année, j'aurais dû le signaler ! Faut-il être à la fois rouleur et grimpeur ? Je pense que oui : les côtes du parcours, même quand elles sont raides, ne sont pas assez longues pour qu'un grimpeur spécifique fasse la différence. Il faut aussi savoir envoyer les watts entretemps, sinon on reperd le terrain gagné, comme j'ai pu m'en apercevoir moi-même. Ceci dit, de toutes les randos/cyclos belges auxquelles j'ai participé, c'est celle qui favorise le plus les qualités de grimpeur. Mais ce n'est pas encore suffisant pour qu'un pur grimpeur y décourage un rouleur puissant raisonnablement passe-partout. Pour ça, il faudrait aller en haute montagne !
  2. Hier, c'était la Vélomédiane-Claude Criquielion 2017 à La Roche-en-Ardenne (Luxembourg belge), une des seules cyclosportives avec classement à exister encore en Belgique. C'est également une des épreuves les plus ardues du calendrier, toutes catégories confondues : 170 km (162 km d'après mon compteur), et une ribambelle de côtes parmi les plus raides et difficiles de Belgique, ce qui donne selon l'organisateur 3300 m de dénivellation. Ayant très peu dormi la nuit précédente, je me lève encore plus tôt que prévu et arrive en voiture avec une heure et demie d'avance à La Roche-en-Ardenne. Ça me laisse donc largement le temps de m'échauffer, avec quelques montées de côtes. Départ commun donné à 9 h tapantes pour les 2500 participants environ de la Vélomédiane et de sa version light (sans classement, 95 km), la «Petite Crique». Pour rappel, le parrain de l'épreuve depuis le début, le champion belge Claude Criquiélion, hélas décédé en 2015, était surnommé «le Criq» ! Le temps est doux le matin, nuageux mais sec et doux, et le restera, ouf ! Les averses prévues par la météo seront tombées uniquement pendant la nuit. On me dira à l'arrivée qu'il y a eu environ 1900 participants pour la Vélomédiane proprement dite. Étant fort loin dans la file des participants, il me faudra six minutes pour franchir la ligne de départ. Il faudra donc pour moi comme pour pratiquement tous les participants distinguer le «temps officiel» de parcours (pris à partir de 9 h) qui comptera pour le classement, du «temps réel» qui sera pris en compte pour l'attribution des distinctions du «Sanglier d'or», «d'argent» et «de bronze». Mon objectif à moi est de faire au moins aussi bien que lors de l'édition de l'année dernière, où j'avais obtenu le «Sanglier d'argent» avec un temps réel de 7 min 33 s sur les 170 km. Dès le départ, on grimpe la côte de Beausaint. Ambiance nerveuse : la route est dans un état déplorable, et qui plus est détrempée par les pluies nocturnes. Les cyclosportifs cherchent à se placer pour pouvoir accrocher le bon wagon, si bien que toute la largeur de la route (ouverte !) est occupée par le peloton ! Je grimpe à mon rythme, en prenant soin de ne pas «taper dedans», ce n'est pas encore le moment. Courte descente ensuite et montée de l'anodine côte de Mierchamps, où la course au placement continue de faire rage. Puis une longue et rapide descente le long de la splendide vallée des Tombes, jusqu'à rejoindre La Roche pour la première fois. À La Roche, virage sec à droite et tout de suite la côte d'Hives, 2,1 km à 7 %, une de mes montées ardennaises préférées tellement elle a l'allure d'un petit col alpin. Je remonte pas mal de monde, visiblement beaucoup se sont «cramés» dans les premières côtes. Beau paysage de plateau ardennais au sommet. Après la longue et peu pentue côte d'Ortho, les parcours de la Vélomédiane et de la Petite Crique se scindent. Sur la Vélomédiane, nous attendent d'abord deux côtes elles aussi longues et peu pentues : Warempage et Nisramont. Dans la descente de Warempage je manque rentrer dans un cyclo qui vient de faire demi-tour pour récupérer son bidon tombé… La montée de Nisramont, très dégagée, montre devant moi une longue, longue file de cyclistes. Mes jambes tournant toujours bien, je continue d'en remonter un certain nombre. Dont une bonne partie me redépassera dans la portion transitoire qui suit. Ce sera toujours ainsi pendant la journée : je me ferai «manger» par pas mal de monde sur le plat (rare!) et les côtes courtes et/ou peu pentues, qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé, et je prendrai ma revanche dans les «vraies» côtes, en montée comme en descente. Ce qui fait que je dépasse puis me fait dépasser par les mêmes cyclistes le long de la journée. On finira par en plaisanter ensemble avec certains d'entre eux (dont une jolie fille !) vers la fin de la cyclo. 😆 Après la côte de Nisramont, on doit «shunter» la côte suivante prévue, Wibrin, en raison de travaux de dernière minute. On oblique donc directement vers Nadrin et Bérisménil, où nous attend une des plus belles descentes ardennaise que je connaisse : 2 km de pente à 7-9% sans un lacet sur une route en assez bon état, de quoi atteindre ma vitesse maximale de la journée : 68 km/h. Et puis au bout de la descente, c'est Maboge et le pied de la côte emblématique de l'épreuve : le Pied Monti, alias le «Mur de la Vélomédiane». Une côte à piétons s'il en est. Dès le début une long raidard à 20 % maxi. Je m'y sens très bien, mon 26/34 y fait merveille et me permet de rouler bien droit, assis, en dépassant à nouveau un bon paquet de cyclistes, qui comme souvent se sont montrés un peu trop optimistes question braquets… Et là, l'incident : un de ceux que je m'apprêtais à dépasser part brusquement en zigzag et touche ma roue avant au passage. Je déchausse in extremis pour éviter la chute de justesse. «Excuseer, excuseer» qu'il dit le bonhomme en néerlandais, tout en poursuivant ses zigzags. Je me retiens de dire quelque chose contre lui, mais je râle sec quand même et à haute voix : «p… de m…, c'est pas vrai, fait ch…» 📢. Me voilà à pied dans du 20 %. J'hésite à continuer à pied, vu que remonter à vélo relève de l'acrobatie sur un tel pourcentage. Je fais quelques pas puis la fierté l'emportant je me remets sur le vélo et enclenche une pédale en priant pour que mon autre pied ne manque pas l'autre pédale… ouf, ça passe. Toujours furax, je repars tellement brusquement que je fais cabrer mon vélo, dépasse le cycliste responsable de mon déchaussage le plus rapidement possible et avec deux bons mètres d'écart, et passe les autres «murs» du Pied Monti ainsi que sa longue portion finale à fond la caisse. Pas très prudent question gestion d'effort, mais l'adrénaline voulait ça… Heureusement, quelques bornes plus loin, c'est le premier ravitaillement, à Buisson. Le plein effectué, on redescend un peu plus loin la côte d'Hives déjà grimpée auparavant, pour rejoindre une deuxième fois La Roche et se lancer dans l'escalade chronométrée de la difficulté number one du jour : Haussire. C'est en fait la combinaison de trois côte entrecoupée de deux descentes rapides : la Gohette, 1,1 km à 11,2 %, le Parc à Gibier, 400 m à 15,2 % et Haussire proprement dite, 1,3 km à 11 %. En tout quatre kilomètres de plaisir, quoi ! Pour ma part effectués en 21 min 13 s, à 11,45 km/h de moyenne, en dépassant à nouveau pas mal de zigzagueurs et piétons. Descente en mauvais état puis remontée régulière de 3,5 km à 4 % vers Samrée. Là, je sens avec inquiétude que les crampes menacent, certainement la facture de l'incident et de la montée (trop) rapide du Mur de la Vélomédiane. Je me contrains donc à lever un peu le pied et à boire autant que possible sur les côtes suivantes, qui s'enchaînent sans transition : Moulin de Fosse, Odeigne, Malempré, et quelques casse-pattes non répertoriés entre elles. Au sommet de Malempré, la sensation de début de crampes a complètement disparu, mais en échange mes jambes commencent à devenir bien lourdes… d'autant que se présente la partie du parcours que j'aime le moins : une descente interminable avec vent défavorable, qui contraint à pédaler, et sur un revêtement souvent dégradé. Comme chaque année, je perds un temps considérable sur cette portion, me faisant dépasser par nombre de cyclistes bien plus lourds et costauds que moi, sans pouvoir accrocher leur roue de peur de «sauter» plus loin. Mais il y a une fin à tout, même à ce calvaire-là, et je me dis qu'au bas de la descente il y a la belle côte de Roche-à-Frêne pour me permettre de remonter un peu tout ce monde-là… mais voilà, ce que je ne savais pas (et visiblement les autres participants non plus, à les voir hésiter) c'est que cette côte a dû être enlevée du parcours en toute dernière minute : le revêtement a été complètement refait, mais l'asphalte est trop récente. Résultat, j'échange la longue portion en pente douce descendante vent défavorable contre une longue portion en pente douce ascendante avec vent défavorable… Je prends un sérieux coup au moral 😬, ne sachant pas trop ce qui m'attend ensuite. Finalement la route se relève franchement vers la fin de cette côte inédite, qui rejoint l'itinéraire classique un peu après le sommet de Roche-à-Frêne. Quelques petites montagnes russes me séparent de la prochaine difficulté répertoriée: le seul col officiel de Belgique selon l'Institut Géographique National, le col du Rideux, par son versant nord. Pas la moindre difficulté du jour : 2,5 km à 8 % de moyenne, et un profil irrégulier. Début très raide (15 %) dès le début, un long passage en pente douce et puis la pente qui se cabre à nouveau au beau milieu du village de Heyd, et ce jusqu'au col. J'ai toujours les jambes lourdes, mais elles tournent néanmoins assez bien, me permettant de dépasser à nouveaux certains cyclistes qui m'avaient laissé sur place dans les portions précédentes contre le vent. C'est dans les pentes raides qu'ils dégustent, eux, tandis que moi j'y reprends vie ! Enfin, c'est une façon de parler, parce que je sens bien mes jambes quand même ! Peu après la descente, et un court raidard, ravitaillement à Fisenne (à 25 km de l'arrivée c'est très mal placé, mes deux grands bidons de 80 cl — comme les années précédentes — ont eu tout le temps de se vider depuis le premier ravito…). Une remontée, une longue descente sur une route large dans un état absolument catastrophique qui me conduit à rouler en plein milieu de la voie de droite — là où c'est en moins mauvais état — quand il n'y a pas de voiture derrière… À nouveau une côte non répertoriée mais qui heureusement nous fait quitter cette route infernale, et puis un peu plus loin, la dernière difficulté significative du jour : l'enchaînement côte de Beffe - côte de Devantave - côte de Laidprangeleux. La côte de Beffe, c'est 10 % de moyenne, très régulière sur 1,5 km. En fin de parcours, et en plein milieu de l'après-midi sous le soleil, ça signifie nombre de piétons et de zigzagueurs. Les jambes sont toujours lourdes, mais moins que précédemment, la proximité de l'arrivée me «booste». Cette côte de bœuf… pardon, de Beffe, est donc digérée sans problème. Je me permets d'appuyer sur les pédales un peu plus qu'à l'ordinaire dans Devantave et Laidprangeleux, deux côtes longues et casse-pattes, mais que je connais bien, et je rejoins à nouveau pas mal de monde. Descente ensuite sur le village de Dochamps, descente qui aurait été rapide si je n'avais pas été fortement ralenti par un 4*4 bien large venant d'Allemagne dont le conducteur prenait visiblement le temps de profiter du paysage, sans faire attention aux cyclistes derrière lui. Frustré à nouveau, je «lâche les chevaux» dans la toute dernière côte du jour, la brève remontée vers Samrée. De là, c'est une longue descente de 8 km à 5 % de moyenne environ vers La Roche, très régulière. À nouveau le vent est en pleine figure 📢 et il faut pédaler si on veut aller à pleine vitesse, mais le moral est au beau fixe car la fin du périple est au bout de la descente, donc j'appuie généreusement sur les pédales. À l'arrivée, il est 16 h 25 à la montre du compteur. Soit 7 h 25 pour boucler le parcours, à 90 tours/min de fréquence moyenne de pédalage et à 23,1 km/h de moyenne pour les 170 km indiqués officiellement. C'est 12 minutes de mieux que l'année dernière pour une distance équivalente malgré les quelques changements dans le parcours (162 km selon compteur dans les deux cas). Et donc le Sanglier d'Argent de ma catégorie, 40-49 ans, est dans la poche, mission accomplie ! Une fois le diplôme reçu, je m'apercevrai que je l'aurais même eu dans la catégorie d'âge inférieure (30-39 ans) puisque j'ai mis 7 h 19 min (14 min de mieux que l'année dernière), et que la limite de temps pour l'avoir dans cette catégorie est de 7 h 20 min. 😆 La Vélomédiane me ferait-elle rajeunir ? Bien belle journée en tout cas, dans un décor somptueux et sur une cyclosportive bien exigeante qui mériterait quand même des routes dans un meilleur état… mais on ne peut pas tout avoir dit-on ! J'espère y revenir l'année prochaine, pour si possible améliorer encore mon temps. Et pourquoi pas pour faire le temps du Sanglier d'Argent de la catégorie des 20-29 ans cette fois ? 😃
  3. Cap des 6000 km franchi aujourd'hui. Mais mon objectif des 7000 n'est pas si proche que ça : à partir de la rentrée scolaire j'aurai beaucoup moins de temps pour rouler.
  4. Ben mince, moi qui scrutais les cyclistes qu'on croisait et qui ne faisaient pas la Vélomédiane, au cas où tu serais l'un d'entre eux… 🤐 Dans la Vélomédiane de cette année, quelque chose ne t'aurait pas plu, c'est sûr : on n'a pas pu grimper la côte de Roche-à-Frêne. Tu te rappelles peut-être que j'y étais passé il y a un mois environ, et que la deuxième partie de la côte n'était qu'un vaste tapis de cailloux. Hé bien cette portion vient d'être tout juste d'être asphaltée, mais c'était visiblement encore trop frais. On a donc dû faire un long détour par l'est, en passant Deux-Rys puis en suivant une route que je ne connaissais pas. Ça montait globalement en pente douce d'abord, puis sèchement vers la fin, jusqu'à Fays, où on a rejoint l'itinéraire classique, un peu après le vrai sommet de Roche-à-Frêne.
  5. Barguil supérieur à Kelderman parce qu'il avait 3 ou 4 secondes d'avances au général ??? C'est un peu limite pour se prononcer. En fait on ne le saura jamais avec certitude, puisqu'il est viré. S'il a vraiment désobéi aux consignes de l'équipe, c'était tendre le bâton pour se faire battre… ça ne paraît pas très malin de sa part, mais comme on ne sait pas ce qui se passe dans les coulisses de l'équipe, je m'abstiens de juger.
  6. Comme prévu, j'ai fait la Vélomédiane-Claude Criquielion aujourd'hui en Ardenne, dans le nord-est de la province du Luxembourg belge. 162 km selon le compteur, 170 km selon l'organisateur, pour 3300 m de dénivellation, en 7 h 26 min de temps officiel (pris à partir du signal de départ commun, à 9 h), soit 23,1 km/h de moyenne officielle. Temps réel (pris depuis mon franchissement de la ligne de départ) de 7 h 20 min, bon pour la médaille d'argent (plus précisément le « Sanglier d'argent ») pour la deuxième année de suite. 😄 90 tours/minutes de cadence moyenne de pédalage. J'ai bien tourné les jambes comme souvent, mais ça n'a pas empêché qu'elles soient super lourdes ce soir ! Toujours aussi exigeante, cette cyclosportive. Les averses prévues par la météo pour la journée sont en fait tombées pendant la nuit précédente, donc routes bien détrempées le matin mais pas de pluie pendant la cyclo. Températures de saison : 17° au départ, 26° au retour. Tous les détails ce soir ou demain dans la section «Cyclosport», où je vais créer un sujet dédié (pas celui qui se trouve, par erreur, dans cette section « Entrainement, santé, forme»).
  7. J'entendais par là qu'il s'agissait d'un routier, donc ni un pistard, ni un VTTiste. En fait les cyclistes les plus courants. Alors ça j'en suis moins sûr. Dans notre bonne vieille Europe peut-être, mais ailleurs le VTT semble plus populaire. Même si on se limite aux compétiteurs.
  8. Autre temps, autres mœurs ! 😃 Mon père a bien fait le BRA (Galibier versant sud - Mollard - Croix de fer) en 1979 avec 1500 bornes d'entraînement (!) et avec un 32/24, qui paraissait petit à l'époque, paraît-il… Aujourd'hui ça semble énorme. Mon 26/34 de vététiste m'aura permis de terminer relativement frais en haut du Galibier, en tout cas, malgré une forme moyenne. Et malgré avoir mis le double du temps de Bardet, j'ai dépassé plusieurs cyclistes qui avaient bien plus gros. J'ai discuté avec l'un d'entre eux une fois arrivé au sommet, un Breton. Il avait 36/32 comme plus petit braquet mais ça passait mal, alors il a presque tout fait en 36/28. Depuis Valloire jusqu'aux abords du tunnel, là où je l'ai finalement rejoint, je l'ai eu quasiment toujours en point de mire, quelques centaines de mètres devant moi au début, et cet écart a diminué tout doucement au fur et à mesure de l'escalade. Il était très souvent en danseuse, de fait. Et pendant ce temps sa femme, juchée sur un vélo électrique, prenait de l'avance sur lui, s'arrêtait pour sortir le smartphone et prendre des photos des paysages, puis de lui, puis repartait dès mon approche… Et ce manège de se répéter une bonne dizaine de fois. À force, je me suis demandé si elle avait peur de moi ! 🙁
  9. Si on suit le circuit bleu du Tour des Flandres (blauwe lus), balisé pour les cyclistes, on fait l'enchaînement Vieux Kwaremont-Paterberg-Koppenberg-Steenbeekdries-Taaienberg. De quoi calmer certaines ardeurs, mais j'adore (sauf le Vieux Kwaremont, celui-là je n'arrive pas à l'apprivoiser). http://www.crvv.be/beleefderonde.html Jamais mis pied à terre non plus dans cet enchaînement, sauf pour des ennuis de dérailleur dans le Vieux Kwaremont (décidément cette côte-là ne m'aime pas plus que je l'aime). À part ça, la copie de ce fil que j'avais placé dans le forum «Cyclosport» a été supprimée, et celui-ci est conservé, alors que j'avais demandé exactement l'inverse. Sans doute parce que la discussion ici a bien avancé depuis, mais alors ils n'auraient pas pu copier-coller ce fil-ci dans la section «Cyclosport» ? Les voies de Vélo101 sont impénétrables… Enfin bon, retour à la Vélomédiane. Les prévisions météo sont toujours les mêmes, donc des averses seront possibles demain. J'ai pris une chambre d'hôtel à Houffalize pour être plus proche de La Roche le jour J. J'en profiterai dimanche pour faire un peu de tourisme dans et autour d'Houffalize, un endroit que j'aime beaucoup.
  10. Tandis que le guide Altigraph des cols des Alpes présente le profil du col du Galibier face nord en y incluant d'office le Télégraphe, de même que le site néerlandais Klimtijd http://www.klimtijd.nl/beklimming/galibier ou que cols-cyclisme : https://www.cols-cyclisme.com/arves-et-grandes-rousses/france/col-du-galibier-depuis-saint-michel-de-maurienne-c37.htm et plein d'autres sites. J'oubliais de signaler qu'une fois au sommet du Télégraphe, il n'y a que deux choix : soit on redescend vers Saint-Michel (pour éventuellement, un peu plus bas, obliquer sur la droite et grimper à la station de Valmeinier), soit on descend sur Valloire, direction col du Galibier. Ça renforce encore plus le côté naturel de l'enchaînement. Sinon, le sujet initial était bien de comparer le col du Tourmalet au col du Galibier face nord à partir de Valloire. Comparaison sur laquelle je ne me prononce pas, ne connaissant rien des Pyrénées. La précision à partir de Valloire était néanmoins nécessaire parce que selon la tradition cycliste, particulièrement chez ceux de la région, grimper le Galibier face nord, sans précision supplémentaire, signifie le grimper en partant de Saint-Michel-de-Maurienne.
  11. Ajoutons qu'il n'y a pas que les SPD qui permettent de marcher. N'importe quelle bonne paire de pédales VTT pourra faire l'affaire, comme les Time Atac que j'utilise. Comme les Xpresso, on dispose d'une liberté angulaire et latérale avec les Time Atac, et contrairement à elles la cale permet de marcher rapidement et facilement. Les inconvénients des pédales/chaussures VTT par rapport à des modèles routes sont qu'ils sont plus lourds, et probablement aussi une légère perte de rendement, due à la taille moindre des cales et à une moindre rigidité de la semelle. Mais il faut être vraiment au top niveau pour que ce soit sensible. Par rapport aux Xpresso, le pied est plus éloigné de l'axe de la pédale avec les Atac, mais le débat est encore ouvert pour savoir si c'est vraiment un désavantage. Ce qui est sûr c'est que pour le ressentir il faudrait vraiment rouler à l'ultra-top niveau. À noter que la plupart des pédales VTT (comme les Speedplay route) sont à double face d'enclenchement. Ce qui peut être un avantage (si on chausse et déchausse souvent) comme un inconvénient (poids plus élevé, sauf pour les Speedplay — dont la cale est très encombrante pour marcher par contre). Pour un débutant complet, peut-être que des pédales «mixtes» sont à conseiller : une face plate, l'autre face à mécanisme d'enclenchement automatique, comme ce modèle-ci de chez Shimano (il y en a d'autres) : https://www.alltricks.fr/F-114954-pedales-automatiques/P-80001-shimano_paire_de_pedales_pd_a530_noir
  12. Ce matin deux heures et demie de sortie dans la forêt de Soignes et la vallée de l'IJse pour me dégourdir les jambes sur des terrains aussi divers que possible (plats, faux-plats, côtes peu pentues, raidards), sans forcer outre mesure. Retour par Tervuren, ce que j'aurais dû éviter étant donné que l'avenue qui relie cette commune à Bruxelles est en travaux… Mais la commune de Tervuren, dans son infinie sagesse, a prévu une déviation pour les cyclistes afin de contourner ce chantier… avec quelques hectomètres de pavés au passage. Comme c'est gentil de nous gâter comme ça ! 🙄 Temps splendide, température idéale, pas trop de vent. J'avais la tenue estivale classique, et pour une fois j'ai remarqué que certains autres cyclistes étaient plus couverts que moi. Me ferais-je donc plus Belge que je le croyais ? Samedi, ce sera donc la Vélomédiane, sauf catastrophe.
  13. C'est bien là où je voulais en venir aussi : le Galibier face nord, c'est en partant de Saint-Michel-de-Maurienne. Si on part de Valloire, on ne fait qu'une partie du col du Galibier versant nord. Certes, une partie nettement plus exigeante que la partie Saint-Michel - Télégraphe, pour plusieurs raisons (longueur, raideur de la partie après Plan-Lachat, altitude, vent défavorable…). Certes, une partie qui peut être épique à elle toute seule. Mais une partie quand même.
  14. Même le Zoncolan. (À condition — pour moi — de le monter avec un 24/34, le braquet minimal que mon vélo peut tolérer 😆)
  15. J'ai quasiment la même fréquence de pédalage moyenne que Bardet, donc, ayant fait l'enchaînement Télégraphe-Galibier à 85 tours/minutes de moyenne cet été. 🆒 Par contre j'ai mis trois heures pile (même pas fait exprès) pour faire cet enchaînement. J'avais mis 1 h 11 pour faire le Télégraphe, mais n'avais pas pris mon temps à partir de Valloire. En extrapolant un peu, je dois avoir mis entre 1 h 30 min et 1 h 40 min pour faire le tronçon Valloire-Galibier, donc deux fois plus de temps que Bardet… 😳
  16. Il y a sans doute une part d'arbitraire mais aussi de logique : pour les raisons que j'ai évoquées (courte et faible transition descendante entre Télégraphe et Valloire, et obligation de passer par le Télégraphe quand on vient de n'importe quel point de la plaine), la tradition locale considère l'enchaînement Télégraphe-Galibier comme formant un seul tenant. Par conséquent, si vous faites le Galibier en partant de Valloire, il vous manquera quelque chose aux yeux des locaux — et de bon nombre de cyclistes — pour qu'ils considèrent que vous avez vraiment fait le Galibler versant nord. C'est comme ça ! 🆒
  17. De chez toi oui, mais pour quelqu'un qui vient d'ailleurs, n'y a-t-il jamais moyen de ne pas passer par l'Aspin pour accéder à ce versant du Tourmalet ? La question vient certes de quelqu'un qui n'a jamais visité les Pyrénées. À moins de passer par des pistes non bitumées (par exemple le col des Rochilles si on vient de la belle vallée de la Clarée près de Briançon) ou de descendre du Galibier lui-même, il y a obligation pour tout le monde de passer par le Télégraphe pour faire le Galibier versant nord.
  18. Tu ne dois pas prendre le télégraphe avec le galibier ou sinon, on prend l'aspin avec le tourmalet.... Ça me paraît exagéré. Entre le Télégraphe et Valloire, il n'y a que cinq kilomètres d'une descente anodine qui donne à peine le temps de souffler. De plus on est obligé de passer par le col du Télégraphe (même si c'est en voiture), si on veut grimper le col du Galibier versant nord. Ce qui explique pourquoi on considère d'un seul tenant l'enchaînement des deux cols. (De même qu'on est obligé de passer par le col du Lautaret si on veut faire le Galibier versant sud, d'ailleurs. Sans aucune portion descendante cette fois : une fois au Lautaret, on attaque le Galibier directement.)
  19. Merci ! Pour moi c'est Haussire la plus dure (du moins dans sa version la plus gratinée, Gohette + Parc à Gibier + fin Haussire sud), parce que non content d'être très pentue par endroits, c'est de loin la plus longue. Soit dit en passant je me suis planté de section, c'est dans la partie «Cyclosport» que ce sujet aurait dû être. J'ai déjà fait un copier-coller dans cette partie et demandé à la modération s'il pouvait supprimer ce fil-ci, mais apparemment c'est impossible. Donc, je propose de continuer la discussion sur le forum «Cyclosport» ! 😉
  20. Ce samedi, 26 août, a lieu la Vélomédiane-Claude Criquiélion, à La Roche-en-Ardenne, en province du Luxembourg belge. http://velomediane.be/j3/index.php/fr/ C'est une des dernières, si pas la toute dernière, cyclosportive avec classement du calendrier belge. Le grand parcours propose 170 km avec 3300 m de dénivellation, en passant par une ribambelles de côtes, qui sont à ranger par les connaisseurs parmi les plus belles et les plus difficiles de Belgique, même si le grand public ne les connaît pas : Hives, Pied Monti (aussi appelé Mur de la Vélomédiane), Haussire (souvent citée comme la plus dure du pays — vaste sujet de controverse !!), Roche-à-Frêne, col du Rideux, Beffe et Dochamps… Si on y ajoute l'état des routes qui laisse parfois à désirer (roues et pneus fragiles fortement déconseillés !), ça donne de quoi faire bien mal aux jambes malgré des paysages souvent somptueux. J'ai participé aux deux dernières éditions et me suis inscrit également à celle-ci en espérant faire au moins aussi bien que l'année dernière : parcours bouclé en 7 h 35 min, de mémoire, ce qui m'avait valu le «Sanglier d'Argent». D'autres intéressés ici ? Si la difficulté apparente vous rebute, sachez qu'il y a une version «soft» (tout est relatif) qui s'appelle la «Petite Crique» (Claude Criquiélion était surnommé «le Criq»), qui fait 95 km pour 1300 m de dénivellation. Prévisons météo actuellement mi-figue mi-raison : températures comprises entre 17° et 22°, alternances de périodes ensoleillées et de champs nuageux pouvant causer quelques averses, vent moyennement fort de secteur ouest. Rien de terrifiant a priori, mais mieux vaut prévoir un imper dans la poche du maillot !
  21. D'un autre côté, c'est un plus pour la sécurité : si on crève avec ce pneu, il déjantera moins facilement. 🆒
  22. Et contre le vent surtout ! Qui renforce souvent la sensation de froid d'ailleurs 🙁. Merci, à la prochaine !
  23. L'IRM prévoit justement un risque d'averses pour samedi matin en-dessous du sillon Sambre-et-Meuse. Temps sec ensuite. Pour le reste, température variant entre 16° et 23°, vent d'ouest moyennement fort (2 à 3 beaufort). Typiquement ardennais tout ça. On verra bien le jour J !
  24. À défaut de faire la Vélomédiane proprement dite, il y a aussi la «Petite Crique» qui est organisée parallèlement, sans classement, 95 km et 1500 m de dénivellation, ambiance relax et déjà de belles côtes, quoique forcément moins nombreuses, et globalement moins raides, que celles de la Vélomédiane. Pour qui serait intéressée par la Vélomédiane-Claude Criquiélion ou la Petite Crique, tous les informations nécessaires se trouvent ici : http://velomediane.be/j3/index.php/fr/ Et puis j'irai re de nouveau voler en Alsace, donc... Mais tu as raison, on nie notre beau pays, c'est drôle non? Dès mon arrivée en Belgique, c'est quelque chose qui m'a frappé : très souvent, le Belge (Flamand, Wallon, Bruxellois, même combat) déprécie son propre pays. Quand on vient d'ailleurs comme moi et qu'on voit les merveilles de toutes sortes que ce pays a à offrir, c'est une attitude qui surprend, forcément.
  25. Tu as bien tapé la route pour aller dans les Vosges et les Pyrénées, alors pourquoi pas pour l'Ardenne de temps en temps ? D'autant que c'est beaucoup moins loin. Je peux t'assurer que notre sortie ardennaise de dimanche dernier, à Jérémie et moi, t'aurait bien plu aussi. Ce n'était pas les Vosges ni a fortiori les Alpes ou les Pyrénées, certes, mais il y avait déjà de quoi se faire bien plaisir en descente comme en montée (quoique, avec seulement un 36/25, tu aurais peut-être eu mal aux pattes dans certains talus 😬). La Belgique est un beau pays, seulement voilà les Belges ne veulent pas le savoir ! 🙁 Au fait, si ça t'intéresse (et d'autres ici), il y a la Vélomédiane-Claude Criquiélion ce samedi, à La Roche-en-Ardenne. 3300 m de dénivellation pour 170 km, c'est déjà digne de la moyenne montagne, et avec en plus la raideur des pentes ! 😄
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