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Michel DURY

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Tout ce qui a été posté par Michel DURY

  1. Bel esprit d'équipe! C'est bien là le principe, et vous le mettez bien en oeuvre, vous avez toutes vos chances. Bon, le Norbert, ça m'a l'air du sacrée locomotive... Attention, parce que les petits vieux sont déjà à Gunungmegang, sur l'île de Sumatra du Sud, à 11.367 km de boucler leur tour du monde! Par contre, les discrets Ardéchois sont plus loin, ils sont à la Tontouta, sur l'île de Nouméa, à 17.030 km de la maison. Vous voyez qu'on y arrive, à nos fameux Tours du Monde! Bon, Norbert, l'année prochaine tu t'y colles!
  2. Héééé, si tu avais réussi, waaa, ça m'aurait vachement fait plaisir!!!!
  3. C'est pas de bol! Purée, ne me dis pas que ça t'est arrivé!!!!! J'avais parié 10.000 euros sur toi, je suis ruiné.... Ah mince alors, là c'est vraiment ballot... Que veux tu que je te dise? Quand tu auras digéré ta déception et récupéré de ta cuite, tu marqueras tes malheureux km du jour sans pondération ni bonus ni rien du tout. Moi qui espérais tant que tu reviennes triomphant de ta course, pffff... Bon allez, on ne va pas te laisser comme ça, Thibaud. La prochaine, ce sera la bonne, on croit en toi et puis t'as qu'à pas crever, quoi bordel! Moi j'ai décidé depuis des années que je ne crèverais plus, et voilà, c'est le cas. Ca aurait eu de la gueule si tu étais rentré avec la victoire! Allez hop, la prochaine fois sera le bonne. Pour l'anecdote, j'ai passé les 1.500 cet aprèm juste avant la pluie, hahaha.
  4. Ok les gars, mais vous me faites marrer avec vos pistes en mauvais état. Vous imaginez bien que j'en ai une chiée par chez moi, et qu'elles sont dans un état... belge, comme dirait Franck. Mais à quoi ça vous sert de râler ici, sur ce forum? Qu'avez vous fait de CONCRET pour que ça change? Blablabla internet = zéro réultat, vos pistes seront toujours aussi pouraves. Moi, je suis allé voir mon bourgmestre en face à face pour lui dire ce que je pensais de nos pistes sur la commune. Ensuite, je suis allé voir un autre échevin, et j'ai aussi été aux autorités provinciales pour faire bouger les choses. Trois niveau de pouvoirs, trois contacts face to face. Résultat: les pistes ont été nettoyées et entretenues dans les mois suivants. Si chacun allait personnellement et physiquement interpeller les autorités compétentes, peut être arriverions nous à un résultat sur du long terme. Mais l'époque est aux pétitions internet et aux discussions stériles, plus personne ne se mouille pour du vrai pour faire changer le bazar. Ah oui aussi, j'ai un jour pris mon balai et je suis allé nettoyer 100 mètres de pistes près de chez moi, remplis de caillasse. Et je ne signe jamais la moindre pétition.
  5. Michel DURY

    Extrapolons

    J'aime bien quand tu dis que ton vélo pèse 8.2 kg à vide. Et quand tu fais le plein, il en est à combien?
  6. Avez vous déjà entendu parler, chers amis du système personnalisé, négociable et non révocable d'amende pour insubordination et tentative de corruption? :-)
  7. Le magasin dont je parle n'existe plus depuis longtemps. Je viens de voir sur googlemap ce qu'il est devenu et, oui, l'époque est révolue... Mais je suis certain que devant certaines enseignes, il doit bien y avoir l'un ou l'autre gamin qui traîne ses godasses en rêvant, Il y a un magnifique magasin au pied de la citadelle de Namur, un autre à Alost près de Bruxelles, du matos de fou, des vitrines à tomber sur le cul. Non, je suis persuadé, les culottes courtes ralentissent le pas devant ces paradis. Tout n'est pas perdu.
  8. Michel DURY

    Selle courte

    Héhéhé, non, Joachim. La mienne se fabrique depuis 1912, sans avoir rien changé sur le modèle. Monsieur Brooks n'a pas l'intention de cesser sa production et il m'en reste une neuve dans un tiroir, au cas où. Durée de vie, environ 40 ans. J'en ai 56, j'ai le temps de voir venir. Mais c'était bien évidemment du second degré :-) parce que je crois que notre ami n'en s'en sortira jamais comme c'est parti.
  9. Ca tient encore, par chez toi? Ici, à Mont Saint Guibert, c'est en train de fondre. On va avoir les routes bien dégeu ce dimanche, pas sûr que ça va le faire.
  10. Michel DURY

    Selle courte

    Assez d'accord avec toi, Brice, bien que la formulation de ta pensée me laisse, comment dire, étonné pour le moins, car c'est très "belge" comme façon de voir les choses. Moi je me demandais si on allait arriver aux 700 interventions, comme pour les freins à disque, autre grande spécialité de ce fabuleux forum...? Tu remarqueras au passage que je n'ai rien dit concernant ma selle qui, bien entendu, est la seule et unique valable. Nous sommes bien d'accord.
  11. Hééé, c'est émouvant tout ça!!! En voilà du bon forum, les gars! Et souvent en me baladant dans la cambrouse, il m'arrive de lancer un joyeux bonjour à un gamin qui me regarde passer avec envie. Qui sait, peut- être lui donnerai- je envie et initierai-je un rêve dans sa tête? Si ça pouvait être le cas, je serais très heureux. Dire que j'ai deux fils et qu'aucun ne veut faire de vélo...!
  12. J'avais espéré que vous me racontiez aussi vos histoires de gamins en culottes courtes. Merckx, oui, on a déjà tout dit sur lui. Moi ce qui m'intéresse, c'est ce petit morveux devant la vitrine là, vous voyez, avec les yeux qui brillent. Ca, c'est beau.
  13. Ah non, pas d'accord Thierry! Moi je reste avec mes étoiles dans le coeur et les yeux. Même si un jour, je me suis retrouvé tout bête sur le bord de la route avec mon guidon presque entièrement séparé du pivot de fourche cisaillé. Aucune place pour le rationnel là dedans, c'est une réminiscence de l'enfance que je ne désire pas étouffer. Et lorsque j'arrive au rendez vous du club, ils ont tous des vélos de la mort, mais je reste d'une fierté inébranlable avec le mien.
  14. Je pense que la différence entre home trainer et extérieur, ça doit bien faire dans les 25 degrés :-) Ceci explique cela.
  15. A l'époque, mes critères de choix pour gagner le Tour de France contre Eddy (j'avais 12 ans), c'était un vélo bleu avec une pompe blanche contre le tube vertical. Imparable, j'avais toutes mes chances. Ce qui a sauvé Eddy, c'est que je devais terminer ma 6° primaire à l'école.
  16. Un marché de 15.000 euros pour 46 vélos Merckx, on croit rêver! Quand tu vois que le premier vélo d'entrée de gamme chez lui est à 2.500 euros, il doit y avoir une solide erreur quelque part... En tout cas, je mets les 15.000 euros sur la table, je les ai, et j'attends qu'on me les fournisse. A la revente, ma fortune est faite!
  17. Vous voyez, la différence entre vous et moi elle est là. Moi, je crée, j'entretiens et je raconte du rêve. Vous, vous le brisez. Non pas que j'ignore la face obscure de tout ça, mais s'il vous plait, prenez du plaisir simple et de la joie là où c'est possible. Ok, ces messieurs fricotent dans leur coin, mais quoi, qu'est-ce que je m'en fiche! Je ne suis nullement concerné et à la limite, vous non plus. Mois je vois ce beau vélo, je vois la signature d'Eddy dessus, et j'ai de nouveau 12 ans! Le reste, une fois de plus, ne me concerne pas. Et si un jour j'ai le privilège de faire un ou deux km dans la roue de mon champion, je serai le plus heureux des petits garçons!
  18. Qui suis- je pour "décrypter" une telle affirmation, Bernard? Cycliste de loisir, je laisse à l'auteur de cette phrase la responsabilité de ses écrits et le soin de te l'expliquer. Il ne m'appartient pas de prendre position à sa place, ni de donner mon avis sur la place publique dans un débat dont je ne suis pas partie prenante. Je ne suis qu'un doux rêveur qui aime flâner en profitant du beau temps avec les copains. Le reste, tu sais... Et ça y est, le post dévie déjà. Z'êtes graves, les mecs!
  19. Je suis allé choisir mon vélo dans sa ferme à l'époque, en 2009, juste au moment où il terminait cette activité. Je n'ai pas eu la chance de le voir, mais je n'en menais pas large au moment de passer la porte. Voir Eddy et lui serrer la main... waa, j'en ai rêvé mais je n'ai jamais eu cette chance. L'année dernière, je suis aussi passé à l'atelier de Zellik, en plein déménagement puisque tout a été transféré chez Ridley. C'était gigantesque et d'un professionnalisme à la flamande. Triste aussi, car tout le personnel a été remercié. On sentait comme une ambiance de naufrage, et ça mettait mal à l'aise dans un endroit pareil, chargé de forte valeur émotionnelle. C'est curieux quand même comme on peut être touché par des moments comme ceux là... je me souviens tellement bien de tous ces petits instants qui jonchèrent ma vie et qui ont trait au vélo. Depuis le premier, pas le bleu dont je parle en introduction, il y en avait un avant, jusqu'à celui d'aujourd'hui qui est la concrétisation d'un rêve d'adolescent. A 56 ans, il est possible que j'en achète un autre plus tard, mais le Merckx, c'est sûr, je ne le vendrai jamais.
  20. Un Merckx en 1970? Là, je suis surpris... J'ignorais qu'il en existât déjà à cette époque. Oui, ce sont de beaux moments d'émoi pour les petits garçons que nous étions.
  21. Michel DURY

    Selle courte

    Je sais que je ne devrais pas, mais... désolé à mon avis, tu n'as pas 30 d'expérience, mais un an de mauvaises expériences que tu répètes depuis 30 ans. Et pas rien que dans les selles. Ceci dit sans vouloir te vexer.
  22. Haaa ce magasin Sturbelle!!! Une devanture à l'ancienne, avec chassis en bois peint en vert, un tout petit bouiboui, juste la place pour exposer un vélo (le mien!), deux dérailleurs et trois chaînes. Le vieux en tablier qui sort de son atelier pleins de mystères quand tinte la clochette de l'entrée, le petit garçon en culotte courte intimidé mais vachement décidé, les yeux plus illuminés que la voie Lactée... 35 ans plus tard, ce sera le même émerveillement devant mon Merckx, avec moins de naïveté mais tout autant de bonheur. De bons moments agréables à se remémorer par ce temps maussade.
  23. Attends, à 12 ans, un vélo bleu pétant de la mort, avec une grande pompe blanche! T'imagine!!! Je n'étais pas non plus branché matériel, mais là j'avais LE vélo! Tous mes copains avaient des vélos de gosse à guidon droit, et je débarque avec un course. Stupeur et tremblement. La Belle, hélas, ne m'a jamais regardé...
  24. Oh Norbert, mais comme tu es gentil! Allez, tu as droit à une vacherie sans amende, promis! Mais toujours pas de bonus, ma bonté à ses limites :-)
  25. Hola laa, ça fait 10.000 fois que je passe devant la vitrine du magasin, et il est là, accroché en plein milieu, magnifique, splendide, trônant littéralement à un mètre de mes yeux éblouis, à portée de main si ce n'était la vitre qui m'en sépare et le prix conséquent à débourser pour l'acquérir... une fortune. Bien entendu, je suis déjà rentré 20 fois dans le magasin, pour un oui pour un non, pour un rien. Et le vieux là, derrière son comptoir, imperturbable mais pas dupe, se cache sous un léger sourire. Il a bien vu que je portais mon attention à droite, là, vous voyez, où il a bien mis en évidence l'objet de tous mes désirs. Je lui demande quelques renseignements et j'apprends, ô stupeur ultime que c'est lui, oui, bien lui, qui l'a assemblé, peint et décoré de ses magnifiques marques à son nom. Car sa fierté, c'est sa marque, personne d'autre que lui ne peut l'appliquer sur aucun vélo du pays, du monde, de l'univers, et de Molenbeek d'où je viens! Mince, ce n'est pas rien tout de même! Sacré bonhomme, son tablier gris et ses rides m'inspirent immédiatement une confiance aveugle et absolue, ce Monsieur sait de quoi il parle, je suis dans un endroit sérieux! N'empêche, tout ça c'est bien joli, mais comment je fais pour concrétiser mon rêve, moi !? Parce que si je ne me dépêche pas, pfuit, envolée, la Merveille... Il faut croire en ses Dieux car un jour, tataaan, j'ai enfin la somme folle pour l'acheter! Oui, ça y est, je vais réussir car les sous sont là, dans ma main et j'en tremble de joie de peur d'angoisse de désir de folie de tout ce que vous voulez et plus encore car, imaginez, si une andouille était passée hier soir pour l'acheter sous mon nez, non non non, ça ne se peut! Jamais les Dieux ne permettraient une aussi horrible imfâmie, et d'ailleurs la Terre se serait arrêtée de tourner, c'est sûr. Court court court à toutes jambes, et à 9 heures, je suis devant sa vitrine. Et là, triomphe, hahaha, il est toujours là... Yeeeee, c'est supeeeeer, purée le pied... Le vieux ouvre la boutique, et il a compris. C'est mon jour de gloire. Pas besoin de préparer le vélo, il l'avait déjà fait depuis longtemps, il savait, lui. Je ne l'ai pas soupçonné de me l'avoir gardé, j'aurais dû, qui sait? Il le sort de son écrin et, miracle, me le tend. Toutes les fanfares du paradis sonnent à mes oreilles, c'est trop beau pour être vrai, mais c'est pourtant à moi qu'échoit ce bonheur! Comment vais- je oser rouler là dessus, moi? Dehors sur le trottoir, le vélo à la main, j'hésite. Il est trop beau, je n'ose pas. Les rides s'amusent follement, je n'en mène pas large... allez mon p'ti Mich, vas y, monte! Une dernière hésitation, un dernier regard aux rides, un sourire, hop le premier coup de pédale et là ça y est! Je m'envole, pour du vrai de vrai, je ne touche plus terre... le paradis, les gars je sais ce que c'est et ça va durer trèèèès longtemps! Arrivé chez moi après une course avec Pégase, je le mets contre le mur et là, je redescends - un tout petit peu - sur la planète. Contemplation. Waaaa.... Il est bleu, mais vous voyez, vraiment le beau bleu bien pétant. Bleu, quoi. Plein de chromes là où il faut, la super marque Sturbelle sur le cadre (gage de sérieux), 10 vitesses, double plateaux et 5 pignons, guidoline bleue, pas de garde boue mais une belle sonnette qui tinte bien dans l'air de cet été resplendissant. Au plus je le regarde, au plus je suis certain. Cette fois, les mecs, il faudra compter avec moi. Parce que le prochain Tour de France, vous savez, celui qui va passer dans ma rue à Molenbeek, juste sous les fenêtres de la Belle pour qui bat mon coeur, ce Tour là, j'ai toutes les chances de le gagner avec ce vélo! Aucun doutes sur la question, d'autant plus qu'Eddy ne va plus très fort depuis un an ou deux. Dommage pour lui, j'aurais aimé l'aider en le tirant dans ma roue arrière, mais bon... Il ne reste plus qu'à m'entraîner avec les copains du quartier, eux aussi éblouis par ma machine. Je les comprends et, j'avoue, les regarde d'un air condescendant, ils ne me battrons jamais. L'équipement, je l'ai déjà, je viens d'acheter une nouvelle paire de basquets, j'ai un beau short blanc et une casquette que je mettrai à l'envers, évidemment. Parfois, la Belle regarde par la fenêtre. Mon sprint alors dépasse l'imaginable. Jamais le vélo ne touche terre. Quel bel été. 1973, j'avais 12 ans.
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