OnTheRoadToNowhere Posté dimanche à 22:02 Posté dimanche à 22:02 (modifié) https://www.procyclingstats.com/statistics/riders/injuries Quelles conclusions en tirer ? On accuse les freins à disques mais... En 2015, une partie du peloton était déjà passé aux disques, et en 2022, tout le peloton était équipé. Pas de changement sur le matériel de freinage entre 2022 et 2026, et pourtant le nombre de blessés par saison continue d'augmenter régulièrement d'année en année. Modifié dimanche à 22:32 par OnTheRoadToNowhere
Clement BETOURNE Posté dimanche à 23:39 Posté dimanche à 23:39 C'est la course aux points Uci qui rend nerveux les coureurs on les voit maintenant sprinter pour une quelconque place tant qu'il y a des points à glaner. Après des chutes il y en a toujours eu et surtout sur les flandriennes qui sont sans doute les plus dangereuses à ce niveau là.
Thierry GEUMEZ Posté lundi à 03:51 Posté lundi à 03:51 Il y a 6 heures, Marquez a dit : Pour se faire une idée de la progression exponentielle des blessures graves de coureurs , seule méthode valable pour en parler (et éviter de dire n'importe quoi) ,il existe les stats, consultables par ex. sur Pro Cycling Stat 2025 374 blessures importantes , 2014 119 2018 149 et en 2026 alors que la saison a démarré depuis 3 semaines 66, on va sans doute battre à l'aise le record de l'an dernier. Mais au "café du commerce " on s'en fout un peu pas vrai. Non Non ne changez rien surtout il faut du spectacle point barre ça parle pas un tout petit peu quand même là?, Tu ne cites plus les freins à disque, on peut donc commencer à discuter sérieusement. Que proposes-tu comme changements pour réduire le nombre des chutes ?
Marquez Posté lundi à 06:32 Auteur Posté lundi à 06:32 (modifié) Il y a 2 heures, Thierry GEUMEZ a dit : Tu ne cites plus les freins à disque, on peut donc commencer à discuter sérieusement. Que proposes-tu comme changements pour réduire le nombre des chutes ? Pour commencer il faut reconnaitre la terrible inflation des blessures sérieuses dans ce sport, et ne pas se contenter d'affirmer que "des chutes il y en a toujours eu". Les spécialistes des courses pourront ensuite réfléchir sérieusement à des solutions possibles. En tout cas ce n'est au "café du commerce" qu'on les trouvera ces solutions. Mais le poids du bizness est tel qu'l y a peu de chances que ces recherches de solutions soient faites en dehors des intérêts commerciaux. Pour revenir sur les causes les plus souvent citées, car les causes sont évidemment multiples, on peut lire dans les propos de spécialistes: - les oreillettes - les freins trop puissants - le mode de calcul des points UCI (modif 2021 puis 2023) - les aménagements urbains plus ou moins bien annoncés - des braquets trop longs et la liste n'est sans doute pas close "...on peut donc commencer à discuter sérieusement...." Invoquer la responsabilité des freins trop puissants est tout à fait justifié et défendu par pas mal d'avis de professionnels. On a même eu des propositions visant à tenter de réduire leur efficacité par l'adoption de disques plus petits. Solution abandonnées au vu du risque de chauffe trop importante des matériaux et de la déformation qui en résulterait. Bien sur cela provoque des réactions épidermiques chez les cyclos amateurs contraints par le marché de munir leur bicyclette de ce système, mais un système plus puissant de freinage complique singulièrement la sécurité quand on rouler à 50 kmh et plus en peloton compact d'une 100aine de coureurs à 10/20 cms les uns des autres. Mais le système de freinage n'est pas l'unique cause de cette inflation de chutes et blessures Bien sur pour les utilisateurs loisirs à max une 10aine, sans objectif de victoire et beaucoup moins vite et moins proches, c'et assurément complètement différent. Modifié lundi à 06:41 par Marquez
Nicolas JOARY Posté lundi à 06:48 Posté lundi à 06:48 La première cause, c'est la prise de risques. Le Code de la Route prévoit des limitations de vitesse et diverses règles de circulation ; mais indique également que tout conducteur doit rester maître de son véhicule et adapter sa vitesse aux circonstances. Il précise également qu'un véhicule qui se trouve juste devant soi est un obstacle prévisible et qu'il y a nécessairement une distance de sécurité à respecter afin de pouvoir freiner et, au besoin, s'immobiliser sans emboutir ledit véhicule. C'est du bon sens. Un peloton de cyclistes ne respecte pas ce type de distance de sécurité. À 30km/h comme à 60 km/h, l'espace libre entre les coureurs est à peu près pareil. Quels que soient les freins utilisés, les deux premiers problèmes sont l'attention et le temps de réaction. Les lois de la physique sont incontournables. Sans adaptation de la vitesse et du comportement en fonction du danger, le risque d'accident augmente. Je pense que le coupable à incriminer n'est pas le matériel, mais le comportement (prise de risques) au sein du peloton. 4
Geoffroy CACHAT Posté lundi à 08:24 Posté lundi à 08:24 (modifié) Les causes sont tellement nombreuses, certes il peut y avoir les aspects mécaniques (freinage, développements etc), mais la première est le comportement lié à une prise de risques excessives en vue de marquer des points UCI. Je rejoins Nicolas, Bruno etc... Les équipiers n'ont plus que faire de leur place à l'arrivée, il faut aussi qu'ils marquent le plus de points. Et surtout le respect entre coureurs dans le peloton n'a plus cours. La guerre du placement fait fi d'à côté de qui chaque coureur se trouve. J'exagère un peu, mais la tendance est limite pour les équipiers à venir entourer son leader tout en essayant de provoquer le maximum de gène volontaire pour les autres leaders. Et en terme de "conscience", effectivement, celle-ci a pleinement dérivé vers la prise de risques maximum. Pour faire une analogie avec le droit, ce n'est plus une obligation de moyens, mais un basculement vers une obligation de résultat, dans une logique quasi jusqu'au boutiste. Les courses sont belles, mais il n'est pas nécessaire pour qu'elles le soient, qu'elles soient parsemées d'autant d'embûches. Sinon, c'est un peu le retour aux jeux des arènes et gladiateurs "panem et circenses", avec, pour que ce soit réussi, son lot de morts (chutes en vélo) à la fin. Modifié lundi à 08:26 par Geoffroy CACHAT 2
Michel ROTH Posté lundi à 10:14 Posté lundi à 10:14 Il y a 1 heure, Geoffroy CACHAT a dit : Les causes sont tellement nombreuses, certes il peut y avoir les aspects mécaniques (freinage, développements etc), mais la première est le comportement lié à une prise de risques excessives en vue de marquer des points UCI. Je rejoins Nicolas, Bruno etc... Les équipiers n'ont plus que faire de leur place à l'arrivée, il faut aussi qu'ils marquent le plus de points. Et surtout le respect entre coureurs dans le peloton n'a plus cours. La guerre du placement fait fi d'à côté de qui chaque coureur se trouve. J'exagère un peu, mais la tendance est limite pour les équipiers à venir entourer son leader tout en essayant de provoquer le maximum de gène volontaire pour les autres leaders. Et en terme de "conscience", effectivement, celle-ci a pleinement dérivé vers la prise de risques maximum. Pour faire une analogie avec le droit, ce n'est plus une obligation de moyens, mais un basculement vers une obligation de résultat, dans une logique quasi jusqu'au boutiste. Les courses sont belles, mais il n'est pas nécessaire pour qu'elles le soient, qu'elles soient parsemées d'autant d'embûches. Sinon, c'est un peu le retour aux jeux des arènes et gladiateurs "panem et circenses", avec, pour que ce soit réussi, son lot de morts (chutes en vélo) à la fin. On peut mettre en question le matériel, mais, pour certains, ce sont surtout les coureurs eux-mêmes qui créent le danger, une opinion partagée par Mathieu van der Poel. https://www.franceinfo.fr/sports/cyclisme/on-vous-explique-pourquoi-il-y-a-de-plus-en-plus-de-chutes-dans-le-cyclisme-professionnel_6468761.html Un constat partagé par le champion du monde Mathieu van der Poel : "L'élément le plus dangereux du cyclisme, ce sont les coureurs eux-mêmes. On prend les risques et c'est le problème principal. Tout le monde veut être devant au même endroit et ce n'est pas possible", a déploré le favori de Paris-Roubaix, vendredi en conférence de presse avant l'Enfer du nord. Thomas Voeckler précise : "Avant, les coureurs ne prenaient pas de risque sur les courses de préparation. Aujourd'hui, toutes les courses sont importantes, les enjeux sont accrus." 58% des chutes ont d'ailleurs lieu dans les 40 derniers kilomètres des courses, d'après l'UCI, preuve que la tension est l'une des principales causes des incidents. Au-delà des conditions de course, l'évolution de la physionomie du peloton pourrait expliquer une partie des chutes. Les coureurs arrivent chez les professionnels de plus en plus jeunes, avec souvent moins d'expérience de la course en peloton : "Certains viennent d'autres sports et ne sont pas passés par les différentes strates des écoles de vélo, avance Paul Brousse, sélectionneur de l'équipe de France féminine. Ils ont de gros potentiels physiques, mais aussi parfois des vraies lacunes techniques". Selon lui, certains coureurs "perdent un peu leurs repères" en privilégiant désormais les stages d'entraînement aux courses de préparation : "Quand on revient dans le peloton après plusieurs semaines sans compétition, on n'a plus nos habitudes et on a un peu peur", témoigne celui qui a aussi été coureur professionnel pendant trois ans. Si le matériel était seul en cause, le nombre de chutes ne devrait-il pas rester plus ou moins stable au cours des trois dernières années ? Quelle amélioration a-t-elle été apportée au vélo en 3 ans ? Les freins à disque existaient déjà. 1
Nicolas JOARY Posté lundi à 10:57 Posté lundi à 10:57 J'ai beau avoir deux yeux, quand l'un regarde mon compteur, l'autre ne peut pas voir la route devant moi. Tripoter un écran en conduisant est dangereux et interdit à juste titre par le Code. Et téléphoner (ou bavarder) en roulant, même quand on regarde la route, c'est d'autant plus dangereux qu'on roule vite et qu'il y a de la circulation.
Marquez Posté lundi à 13:02 Auteur Posté lundi à 13:02 - les oreillettes - les freins trop puissants - le mode de calcul des points UCI (modif 2021 puis 2023) - les aménagements urbains plus ou moins bien annoncés - des braquets trop longs et la liste n'est sans doute pas close
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