Pour Magnier, sa capacité à suivre dépendra surtout de la volonté des leaders oui. Et des autres équipes de sprinters passant les "bosses" (en l'occurrence un vrai col, bien évidemment). Il a progressé dans ce domaine mais reste moins fort que d'autres comme Corbin Strong ou Tobias Lund Andresen. Toutefois, ce qui peut le servir, c'est justement la longueur... 15 bornes, même pour un sprinteur bon à passer les cols, c'est long... Et que mettre en danger son propre sprinter en assurant un train soutenu est aussi possible de la part de ces mêmes équipes.
Personnellement, je ne vois pas Vingegaard vouloir faire du Pogacar et écraser tout le monde, en vue d'économiser le plus d'énergie possible dans le cadre de son doublon avec le Tour.
Mais je peux complètement me planter, et il peut aussi vouloir affirmer son côté patron dès aujourd'hui.
Toutefois, mon analyse personnelle est que cette étape ne servira pas aux leaders en raison de l'éloignement du sommet du Cuzzo Tunno de l'arrivée et du faux plat montant qui s'ensuit. Qui pourrait être très énergivore pour des leaders esseulés, ou leurs maigres équipiers restants en vue des deux autres semaines de compétition.
Il y a déjà matière à faire un premier écrémage test seulement lors de l'étape de vendredi.
Vivement cet après-midi, et que le plus opportuniste ou le meilleur gagne !
Sylvain, je te rejoins sur le fait qu'une échappée pourrait aller au bout potentiellement. Si les gars sont loin et pas dangereux en vue du général, ils pourraient prendre quelques minutes d'avance parce que les équipes ayant des leaders pour le général laisseront galoper l'écart.
Donc seules les équipes de sprinters vont se mettre à la planche pour maintenir l'écart à un niveau raisonnable, tout en réalisant une montée qui ne mettra pas leurs grosses cuisses dans le rouge. Subtil équilibre à exploiter pour les attaquants 😉