J'aime beaucoup Ben Healy aussi oui, qui sans jouer le général, ne manque jamais une occasion d'attaquer, d'oser, de loin. Mollema, le jeune retraité, faisait vraiment figure de "dinosaure" dans son approche de la gestion en course, et pourtant il était toujours "là", pas avec les meilleurs, mais pas ridicule.
Les oreillettes, oui en le supprimant, les courses auraient une autre allure. Ainsi que les capteurs de puissance. Cela pourrait avoir un effet au moins pour un temps...
Mais en me faisant l'avocat du diable :
- En quoi des courses sans oreillettes ne pourraient pas être contrôlées par des équipes dont l'effectif est très supérieur aux autres ? Et laisser ainsi les leaders s'écharper dans le final ?
- En quoi les courses sans capteur de puissance ne le permettraient pas aussi ? Cette génération de cyclistes, biberonnés aux capteurs, s'habitue aussi à ses datas et au ressenti que procurent un certain niveau de puissance pendant une certaine durée. Certes, il n'y aurait pas l'analyse qui permettrait de dire, 'tu as encore plus ou moins de réserve, sur un ou plusieurs jours", mais sur une course d'un jour je parie qu'ils apprendront très vite à se fier à nouveau à leurs sensations sans que cela ne débride les courses. Je me trompe peut être mais, cela a aussi à voir avec les tactiques d'équipes, qui sont elles-mêmes assez stéréotypées.
Je dis ça sur les sensations, car je m'étais fait un programme de préparation assez sérieux il y a 3 ans. Et pendant certains sorties, il m'était demandé de faire les sorties aux sensations, sans mettre sous mes yeux le capteur de puissance. J'arrivais à tomber plutôt juste. Donc si je parvenais à cela avec ma "maigre" expérience, je me doute que les pros le feront assez aisément.
Ou alors, il faut la combinaison des deux en même temps.