Magnier n'est pas une découverte, il monte en puissance depuis 3 saisons dès sa première course pro à 19 ans. Ce qui est nouveau et "normal", c'est qu'au gré de ses saisons, il prend de la caisse pour tenir le choc sur des courses à étapes, d'une semaine, et maintenant sur un grand tour. Car le Giro n'est pas le plus simple pour les sprinters, en particulier cette année.
Il lui reste à tenir bon aujourd'hui, car l'étape sera très difficile pour toutes les grosses cuisses vu le ratio D+/km.
Comme l'ont dit Michel et Marquez, Paul Magnier a aussi la chance d'avoir une équipe dont l'effectif est taillé pour la mission sprint/cyclamen avec aucun coureur n'ayant de visée au général, à l'inverse des Lidl Trek où Ciccone et Gee pouvaient en avoir (victoires d'étapes de baroudeurs ou général). Les autres équipes avec un sprinter renommé comme Unibet avec Groenewegen ou Alpecin avec Groves ou encore Decathlon avec Andresen, soit sont bien moins armées, soit ont perdu leur sprinter, soit ont un effectif d'abord tourné vers le général.
Ainsi, dans l'emballage final, la SQS peut afficher une certaine surpuissance (la démonstration d'hier entre les kil 5 et les 200 derniers mètres) et avoir confiance en Paul Magnier pour finir. Bien lancé, il est relativement imbattable depuis le début de saison. Il lui manque encore une certaine capacité à se débrouiller seul pour en faire un sprinter ultra compétitif. Mais ça va venir avec l'expérience. Tout comme sa capacité à franchir les bosses et certains cols.