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Bernard MOREAU

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Tout ce qui a été posté par Bernard MOREAU

  1. Je pense que le tableau que je viens de poster, même en tenant compte de ce que certains des individus soient en surpoids, montre les limites de ce qu'il est raisonnable d'espérer d'un entraînement bien mené, sachant que dans le meilleur des cas celui ne donne qu'un + 40% de VO2 max (et en moyenne +25%).
  2. https://nutriandco.com/fr/pages/vo2-max#quest-ce-quune-bonne-vo2-max-quelle-vo2-max-selon- ÂGE FAIBLE 5e percentile MOYEN 25e percentile BON 50e percentile EXCELLENT 75e percentile SUPÉRIEUR 95e percentile 20–29 29,0 40,1 48,0 55,2 66,3 30–39 27,2 35,9 42,4 49,2 59,8 40–49 24,2 31,9 37,8 45,0 55,6 50–59 20,9 27,1 32,6 39,7 50,7 60–69 17,4 23,7 28,2 34,5 43,0 70–79 16,3 20,4 24,4 30,4 39,7
  3. Pour ma part, j'ai eu le chance de faire la coopération en Bolivie. Le programme de coopération était bancal, nous n'étions pas du tout préparés, mais nous étions complètement libres et bien payés (la Bolivie étant considérée comme pénible du fait de l'altitude, ça l'aurait été pour Franck Steinel), mais j'en ai tiré le meilleur parti.
  4. Bien vu, je vais me payer un pot 🍺
  5. Je les ai retrouvées 🌬️.
  6. Exact, et les autres questions à l'avenant. C'était un gars un peu spécial.
  7. Tu as tellement raison ! Comme dans ma génération le service militaire était obligatoire, nous étions aussi soumis à ce qu'on appelait "les 3 jours" où nous passions des tests, en particulier de culture générale notés de 0 à 20. Les questions (choix multiple) étaient vraiment basiques, pourtant d'après ce qu'on me disait, certains n'atteignaient même pas 4 (sur 20). Il y avait bien sûr des cas un peu particuliers, comme ce camarade qui craignait d'être obligé de suivre la formation d'officier de réserve et qui répondait "le rat" dans le choix multiple où il fallait cocher l'animal qui gardait le troupeau. Il était fort intelligent, mais avec un déficit sur certains points 😂.
  8. 5W/kg pendant 30 minutes, c'est effectivement un bon niveau, de l'ordre de 70 ml/mn.kg Je doute que beaucoup de forumeurs puissent atteindre ce niveau, à peu près celui des FFC 2e cat, capables de se défendre en 1ère cat, mais un peu en-dessous des élites.
  9. Intéressante comme question. Je ne réponds pas parce que je risque d'y passer 1 heure.
  10. C'est chouette !
  11. Marquez, tu devrais savoir que les instituts météo ont des millions de points sur le globe pour lesquels ils possèdent les données de temp., pression, humidité, vent, etc et qu'ils en déduisent l'évolution pour prédire la suite. Donc, rien à voir avec les données historiques. Ce qui n'interdit pas de se référer à des situations connues antérieures
  12. Je ne vois où il faudrait modifier les modèles météorologiques pour tenir compte du réchauffement climatique. Du moins si l'idée que je me fais des modèles météo est à peu près juste.
  13. Très bien de citer les températures prévues, mais elles n'ont guère d'importance puisque c'est l'humidité de l'air qui fait la différence sur la chaleur latente de vaporisation de l'eau, donc le refroidissement du corps par la transpiration.
  14. J'ai égaré mes Julbo il y a une dizaine de jours. Bien galbées, protectrices. Elles sont bien amorties : dans les 10 ans. Utilisées partout vélo, ski de fond, voiture, plage, piscine. A ma grande surprise couvertes par mon assurance (dans les 700 CHF je crois me rappeler). Pour réduire le coût, pas corrigé le faible astigmatisme. Ma vue a peu varié, myopie restée au même point. Comme par définition y'a du soleil, j'avais demandé une correction incomplète (moins 1 dioptrie) car dans ces conditions je suis nettement moins myope, je peux bien contempler les montagnes et quand même lire mon M460. L'oeil droit devra être décataracté un de ces jours, peut-être le moment de changer de lunettes. Tension oculaire sous contrôle.
  15. Ici, au pied du Jura, près de Genève, c'est sans doute moins spectaculaire que ce que tu as vu en 2019 mais c'est fréquent : en été tu vois des averses qui tombent des nuages mais disparaissent plus bas, peut-être à 100 m. ou plus du sol. Si j'y pense cet été j'essaierai de faire une photo. Météosuisse annonce cette pluie, mais rien n'arrive au sol, il faut noter que l'humidité à basse altitude est faible en milieu de journée. PS . J'ajoute le graphique de l'humidité enregistré à 3 km de chez moi.
  16. Comme il fait encore plus de 26°C je ne peux pas me coucher avec toutes les portes ouvertes. Alors je vous raconte mon 2e coup de chaud, 11 ans plus tard. C'était ma 1ère Marmotte. A cause de circonstances de ma vie privée je n'avais qu'environ 2500 km d'entraînement au départ. Tout s'est bien passé jusqu'au Galibier où j'avais retrouvé mon accompagnatrice qui m'a passé 1 (2?) bidon. Mais dans la descente vers B d'O, par manque d'expérience, elle m'a perdu et je ne l'ai plus revue. J'ai donc fait l'AdH bien déshydraté. Un peu après Huez j'ai pensé que c'en était trop et voyant un petit arbre sur le côté de la route, je me suis allongé sur la route à l'ombre en priant les spectateurs de venir m'arroser. Ce qu'ils ont fait. 10 mn plus tard je suis reparti et après la ligne d'arrivée je suis allé directo à la tente des 1ers secours où ma accompagnatrice m'a retrouvé 20 mn plus tard (ou davantage). Cette fois non plus il n'y avait aucun signe objectif que j'étais à la limite, mais quelque chose m'a dit que j'avais atteint cette limite et que mon ticket n'était plus valable au delà.
  17. Le problème du coup de chaleur c'est qu'il est indolore, tu ne ressens rien, Mon 1er coup de chaleur je l'ai eu à Ciudad Juarez au Mexique, face à El Paso (Texas) en 1972. C'était un critérium en ville, nous devions partir à 10h, mais le maire n'étant pas arrivé, nous avons poireauté des heures. Au bout de plus de 2h1/2 la course est finalement partie. Il ne se passait rien dans la course, on tournait en rond, la chaleur était suffocante, pas d'air : nous roulions dans des rues étroites. A un moment j'ai eu le sentiment que quelque chose n'allait pas, mais je n'avais mal nulle part, j'aurais pu continuer. Je me suis arrêté en passant devant le collègue qui m'avait emmené au départ de la course. En descendant du vélo j'ai constaté que je titubais, j'étais incapable de marcher sans m'appuyer sur le vélo et j'ai suivi mon instinct. J'ai dit au collègue : il faut que je m'allonge dans un endroit frais. A 100 m on a trouvé l'entrée monumentale toute en marbre d'une banque où je me suis allongé. 20 mn plus tard j'ai senti que ça allait mieux et les choses sont rentrées dans l'ordre. J'étais probablement non seulement déshydraté, n'ayant rien bu, mais en plus en hyperthermie. Si j'avais continué la course, j'aurais probablement perdu connaissance à un certain moment sur le vélo. J'ai réagi en fonction de sensations dont je n'étais même pas conscient. A suivre
  18. Stephen Kung, 5e je crois hier, clm à seulement 43" de Jan Christen 4 mois seulement après sa fracture du fémur, impressionnant. Classé encore aujourd'hui dans la course en ligne. Jan Christen s'offre un raid à la Poga, 66 km seul.
  19. A l'époque (1966-67) où j'étais fréquemment témoin de ce phénomène à haute altitude, j'avais toujours pensé que c'était une sublimation alors que je me rends compte en y pensant maintenant que j'aurais dû faire le rapprochement avec un phénomène du bord de mer. En Bretagne j'ai bien sûr souvent vu cette brume de mer qui se forme en particulier quand la mer vient recouvrir une plage de sable surchauffée par le soleil, le sable très chaud vaporisant instantanément de grandes quantités d'eau. A 5000 m d'altitude, après une chute de neige, quand le soleil sortait, il faisait fondre rapidement la neige, mais le soleil chauffe tellement fort sous les tropiques à haute altitude que cette eau se transformait en partie en brume, au point que j'avais donc pensé à tort à une sublimation.
  20. Tu as raison, j'étais encore en Bolivie où je m'émerveillais de voir la sublimation de la neige : après une chute de neige c'était étonnant de voir le nuage dû à la vaporisation directe, une partie de la neige fondait, mais une bonne partie se sublimait.* Bien sûr pour la transpiration, elle s'évapore dès qu'elle quitte les pores de la peau au lieu de couler en sueur. Désolé, pour les court-circuits cérébraux auxquels je suis sujet de temps en temps. * Je confesse que je n'ai jamais vérifié sur un diagramme de phase de l'eau que c'est bien le cas à une pression de 0,5 bar et en fonction de la température. PS : Je viens de regarder le diagramme de phase et en fait ce n'est pas possible. Une autre illusion qui s'envole 😭.
  21. Entre la Bretagne et le Nouveau-Mexique, j'ai passé 1 an 1/2 en Bolivie (presque constamment entre 3500 m et 5200m), puis 3 ans dans la chaleur humide suffocante de l'Est des U.S. Comme en Bretagne, 25°C me semblait caniculaire, que les 30°-35°C estivaux avec humidité catastrophique du Maryland me coupaient les jambes, c'est avec une énorme surprise que j'avais découvert à quel point j'étais à l'aise dans les 35-40°C du quasi désert du Nouveau-Mexique. Donc pas de congélateur, la sublimation c'est sublime.
  22. On ne parle ici que de température alors que ce qui gêne le cycliste c'est l'humidité. J'ai vécu un peu plus d'un an au Nouveau-Mexique, je résidais à 2600 m d'altitude où la température était rarement un problème, mais je descendais aussi sur le plateau à 1400m où l'été la température montait fréquemment à 35-40 °C, mais je m'y sentais parfaitement à l'aise parce que c'est un désert avec une humidité moyenne de 10%, si bien que je n'avais jamais une goutte de sueur sur moi, au pire dans le cuissard. La transpiration qui se sublime est d'une efficacité fantastique pour refroidir le corps alors que la sueur qui coule ne sert à rien. PS Quand je dis que la température était rarement un problème, je parle des hautes températures, parce que l'hiver, la neige m'empêchait de rouler et en particulier de me rendre au boulot en vélo (à 26 km et 2925m d'altitude). Après tout, je vivais dans une petite station de sports d'hiver. Toutefois, la route principale était vite déneigée et je pouvais y faire de petites sorties l'après-midi parfois.
  23. Merci pour ces précisions. J'avais à l'évidence mal compris ce que racontais le journaliste à l'antenne.
  24. https://www.lequipe.fr/Respire/Pratique-sportive/Actualites/Pourquoi-les-cyclosportives-sont-de-moins-en-moins-longues/1698341 Avec cet article, l'Equipe fait un constat sur l'état actuel du cyclisme sportif en France. Je ne fais plus de cyclosportives, la dernière c'était la Vaujany en 2021 je crois (Faux, c'était 2018), je m'étais arrêté au pied de la dernière ascension : victime peut-être de la chaleur, je ne pouvais plus m'alimenter depuis l'Alpe d'Huez. Donc, je ne peux pas porter de jugement sur cet article, mais il me semble bien représenter la situation. Vous en dites quoi ?
  25. Je discutais avec une amie de la blessure de WVA au Tour de Suisse. Si j'ai bien compris, il est tombé en se rendant au départ d'une étape. Comme ce n'était pas grand chose il n'a pas pris le temps de faire désinfecter, remettant ça à après l'étape. Mon amie disait que ce sont des choses qui arrivent : on a des bactéries qui vivent dans la peau et elles peuvent profiter d'occasions de ce genre pour s'infiltrer et se développer avec de grosses conséquences parfois. Savez-vous si c'est ce qui a pu se passer.
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