Le problème du coup de chaleur c'est qu'il est indolore, tu ne ressens rien,
Mon 1er coup de chaleur je l'ai eu à Ciudad Juarez au Mexique, face à El Paso (Texas) en 1972.
C'était un critérium en ville, nous devions partir à 10h, mais le maire n'étant pas arrivé, nous avons poireauté des heures. Au bout de plus de 2h1/2 la course est finalement partie.
Il ne se passait rien dans la course, on tournait en rond, la chaleur était suffocante, pas d'air : nous roulions dans des rues étroites.
A un moment j'ai eu le sentiment que quelque chose n'allait pas, mais je n'avais mal nulle part, j'aurais pu continuer. Je me suis arrêté en passant devant le collègue qui m'avait emmené au départ de la course.
En descendant du vélo j'ai constaté que je titubais, j'étais incapable de marcher sans m'appuyer sur le vélo et j'ai suivi mon instinct.
J'ai dit au collègue : il faut que je m'allonge dans un endroit frais. A 100 m on a trouvé l'entrée monumentale toute en marbre d'une banque où je me suis allongé. 20 mn plus tard j'ai senti que ça allait mieux et les choses sont rentrées dans l'ordre.
J'étais probablement non seulement déshydraté, n'ayant rien bu, mais en plus en hyperthermie. Si j'avais continué la course, j'aurais probablement perdu connaissance à un certain moment sur le vélo.
J'ai réagi en fonction de sensations dont je n'étais même pas conscient.
A suivre