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Franck PASTOR

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Tout ce qui a été posté par Franck PASTOR

  1. Ce n'est pas au dérailleur que je pensais, mais à la chaîne elle-même. Meilleure est la ligne de chaîne, meilleure est la transmission de l'effort. Et plus elle est tordue, plus elle s'use, c'est également mécanique. C'est valable pour les chaînes actuelles, qu'elles soient plus résistantes à la torsion ne fait que retarder l'échéance.
  2. Réfléchir au problème? Sans doute. Je pense que sous la contrainte du géant Shimano, ils se sont mis à cibler leur public. Celui des cyclistes de compétition, ou celui des cyclistes pour qui le milieu de la compétition est une référence (consciente ou non), et dont la pratique (choix des tenues, des vélos et des groupes) en est influencée. Dans ces milieux, le triple est souvent "not done": soit il peut être un peu trop compliqué à manier (compétition, cyclosport pour la gagne), soit il traîne une image négative, "cyclotouriste", "moche", "ringarde" (pour ne citer que des qualificatifs que j'ai entendus…). Ajoute à cela que les cadres de ces entreprises cyclistes sont souvent eux-même issus du milieu du cyclisme de compétition. Alors ils se sont mis à réinventer la roue en ressortant (enfin!!) des doubles plateaux à dentures plus modestes, ils ont fait croire à un nouveau concept alors que ça existait depuis une éternité mais que ce n'était plus fabriqué (par leur faute), et en ont fait la pub comme une alternative au triple. Et les cyclistes cités ci-dessus se sont précipités. Seulement voilà, les limites commencent à être atteintes. Avant, ces compacts étaient proposés au début en 48-36 ou 48-34, les voilà maintenant en 50-34 en standard. Parce que les pratiquants voulaient à la fois de plus grands développements et les petits développements les plus petits possibles que leur panacée pouvaient leur permettre. 50-34 = 16 dents d'écart, c'est considérable, et la chaîne doit souvent être croisée en pratique. Ce que certains se refusent à faire (à raison selon moi), et donc se retrouvent à pédaler dans le vide sur le 34 ou dans le dur sur le 50. Il y a eu des témoignages plus haut, dans ce débat même, qui confirment ce problème… Et même avec un 50-34, on voit un nombre étonnant de messages sur ce forum demandant soit soit à avoir plus grand que 50 (d'où des pédalier de type 52-34, et un écart de 18 dents, pauvre chaîne!!!), soit à avoir plus petit que 34. Mais là on est bloqué à 33. Et même les fabricants anti-triple les plus convaincus risquent de s'apercevoir, contraints et forcés, qu'avec de tels écarts il va finir par manquer un plateau médian! Pour finir là-dessus: je ne suis pas anti-compact. Un compact sensé, pour moi, présente des dentures relativement resserrées : 46-34 par exemple. Il est idéal pour des cyclistes ayant un bon moteur sans être de top niveau, ou bien pour des cyclistes à moyens plus modestes mais roulant sur des terrains à déclivité raisonnable. Bref, il devrait viser un public intermédiaire entre celui visé par le double classique et celui visé par le triple, et non pas vouloir remplacer l'un ou l'autre, ce qui le conduira à terme à avoir des écarts de dentures tellement énormes que cela en sera risible. Déjà maintenant cet écart de 16 dents entre le 50 et le 34 est à la limite du raisonnable.
  3. "L'inventeur" du compact n'a rien inventé du tout : il y a une trentaine d'années, à l'époque des 5 et 6 pignons, on pouvait trouver facilement des pédaliers genre 46-36. Et puis il y a eu la folie des grands braquets. Mais en fait, ce n'est pas vraiment une question de nombre de vitesses, c'est une question de petits braquets. Quand j'étais en sept pignons, je roulais en triple avec une cassette standard route Shimano 13-30. Aujourd'hui avec 10 pignons Shimano propose un maxi en… 30 dents. Tu parles d'un progrès!!! Ça relativise aussi le «progrès» apporté Sram avec sa fameuse cassette 11-32. Si un progrès a été apporté par l'augmentation du nombre de pignons, sur route il s'est senti dans la réduction des "trous" entre les dentures, et dans l'augmentation des grands braquets (cassettes départ 11 et 12), mais pas dans les petits braquets. En fait, c'est dans le VTT qu'on en a vraiment profité de l'augmentation du nombre de pignons pour descendre en braquet. Là on en est maintenant à 36 dents à l'arrière. Quant au compact, on aura beau le tortiller dans tous les sens, il ne pourra pas proposer de braquet minimal aussi petit qu'un triple de même facture peut en proposer. Simplement parce qu'on peut descendre (beaucoup) plus bas en plateau avec un triple qu'avec un compact. 24 dents minimum sur un pédalier standard triple route, 33 en compact standard route: la marge de manœuvre n'est pas la même. Et il y en aura toujours comme moi qui apprécient d'avoir des petits braquets très… petits!
  4. Avec ce compact on peut vraiment tout faire ; Sauf monter un plateau de moins de 33 dents! Vu l'évolution de tes braquets, tu pourrais souhaiter le faire bientôt. Il te faudra alors changer de pédalier, que ce soit pour un triple ou pour un super-compact comme le 44-32 de Didier Salembier. Vive les pédaliers et les plateaux sur-mesure!
  5. Ou 48-36, 46-36… Si on a un compact pour y monter en permanence un 39 dents, c'est du gâchis. Autant que ça continue à avoir un sens dans un premier temps. Et si ça ne marche toujours pas, hé bien, ça arrive à tout le monde de se tromper!
  6. Tous les dérailleurs triple sont par défaut à grande chape. Mais la longueur de la chape n'est pas directement reliée à la denture maximale de la cassette: elle est reliée à la capacité du dérailleur arrière, à avoir la valeur maximale possible de la différence des dentures à l'arrière ajoutée à la différence des dentures à l'avant. Autrement dit, il faut peut-être avoir une chape longue lorsque les cassettes sont grandes ET lorsque l'écart entre les plateaux extrêmes est grand. C'est la plupart du temps le cas en triple (pas toujours, par exemple un triple 52-42-32 avec cassette 12-23 ne nécessitera peut-être pas un dérailleur arrière à grande chape), et également sur les compacts genre 50-34 (16 dents d'écart, ce qui est élevé) avec cassettes genre 12-30 ou 11-32.
  7. Faut faire attention aux termes qu'on emploie, sinon tu ne peux pas être sûr que d'autres vont les interpréter comme tu l'imagines. Pour moi, quand on dit «passer partout» en vélo de route, c'est vraiment passer partout, c'est-à-dire sur toutes sortes de routes, du moment qu'elles sont carrossées. Donc y compris dans les murs! 😛 Sinon, c'est vrai que le 34/28, pour toi et pas mal d'autres (moi compris), c'est suffisant pour passer le Ventoux. Mais comme je suis un maniaque des pourcentages et donc un perfectionniste dans ce domaine, ce n'est pas suffisant pour moi de «passer». Il faut que je «passe» tout en optimisant mon effort. Ce qui m'a fait regarder du côté de la fréquence de pédalage. Je grimpe à une fréquence optimale qui oscille autour de 85 tours/min, proche de ma fréquence de croisière sur le plat, 90 tours/min en moyenne . Dans des pentes comme celles du Ventoux (je ne l'ai jamais escaladé, mais j'extrapole à partir de mes expériences dans des ascensions analogues), ça me ferait employer la plupart du temps un braquet de 26/25 pour avancer à environ 11km/h de moyenne. Sachant qu'il s'agit d'une moyenne, je serais bien content d'avoir un 26/28 et un 26/32 en réserve pour les passages les plus raides de l'ascension, là où ma vitesse diminue. Ça me permet de maintenir ma cadence et d'arriver sans souffrances inutiles au sommet.
  8. Pas de sortie pour moi ce dimanche. Suis resté contraint et forcé à la maison. il semblerait que l'épidémie de gastro qui a fait des ravages sur Paris-Nice se soit propagée jusqu'à Bruxelles… 😬
  9. Partout? Ça dépend aussi du cycliste et de ses capacités intrinsèques, pas seulement de son entrainement ! Je me souviens avoir calé dans la Bastille de Grenoble (17,5 % de moyenne sur 1500m) et mis deux fois pied à terre avec le 30/26 que j'avais alors, équivalent au 34/29 d'un compact. Je sortais d'un été passé à grimper dans les Alpes grenobloises, je pouvais difficilement être mieux entraîné pour la circonstance… Mais voilà, j'ai un petit «moteur», et je ne pourrai jamais augmenter sa cylindrée, seulement l'exploiter le mieux possible.
  10. En effet. Et comme j'aime grimper, y compris (surtout) les montées soit-disant impossibles, celles qui oscillent entre 15% et 25%, parfois plus, j'en suis à 26/32 sur mon vélo. Au fur et à mesure qu'on baisse son braquet, des pentes jugées inaccessibles sont tout-à-coup accessibles. À chacun de déterminer, suivant ses capacités et son envie, où il doit s'arrêter dans cette baisse de braquets.
  11. Ça m'arrive souvent aussi, et dans ce cas moi aussi je sors rouler quand même, en évitant de faire de gros efforts. Et ça me fait en général beaucoup de bien!
  12. Ma gamme actuelle est un compromis. Ce que tu préconises est bien pour l'étagement des pignons, par contre les dentures des plateaux seront plus écartées. Pour mon confort de changement de plateau, je préfère un espacement de 10 dents. De plus, je construis ma gamme de façon à ce que le plateau médian soit le plus employé (plat + côtes modérément pentues, en montée comme en descente). Ma plage sur le plateau médian, du 36/12 au 36/25, me permet de répondre assez bien à cette exigence. Avec un 34 dents, ce serait plus problématique pour les descentes (mêmes faibles). Puis, je l'ai dit, j'aime bien le 11 dents dans les descentes, mais c'est vrai que je n'en fais pas une priorité absolue non plus. Enfin bref, tels qu'ils sont, mes développements me conviennent bien. Je n'ai pas l'intention de la modifier prochainement.
  13. … et le tubeless est la panacée sur route.
  14. Je pense que tu vas me répondre que tu es bloqué par les cassettes "standard" de VTT, auxquelles je en connais rien. Je suis en effet coincé par les cassettes standards de VTT, mais il se trouve que l'étagement de ma cassette 10 pignons 11-32 me convient déjà bien. Bien mieux que la 11-32 9 pignons que j'avais avant, jusqu'à novembre dernier. Je ne cracherais pas sur un étagement encore meilleur, certes, mais mon petit braquet a priorité, et il n'y pas de cassette 12-32 ou 13-32. Et puis, le 11 dents est toujours appréciable en descente, où j'aime bien pédaler aussi longtemps que possible.
  15. 😃 Rendez-vous au pied du Koppenberg, qu'on règle ça entre hommes!
  16. Ça ne m'en pose pas non plus. C'est d'abord à leur santé que ça en pose! Mais c'est leur problème, pas le nôtre. J'aimerais juste qu'ils ne viennent pas pleurer dans vingt ans, s'ils sont déglingués, en disant « on savait pas ». Ben tiens. Comme ces fumeurs qui portent plainte contre les compagnies de tabac… Et ensuite, qu'ils ne viennent pas persécuter ceux qui pensent autrement que façon chaudière. Comme ce malheureux Bassons. La façon dont il a été viré, je ne l'ai toujours pas digérée. C'est à ce moment-là que j'ai perdu mes dernières illusions sur le milieu cycliste.
  17. Dans ma région cela me suffit, les cols n'excèdent pas 8 km et si c'est dur cela me fait un bon entrainement, si on ne s'entraîne pas à tirer du braquet, ben on n'y arrivera pas. Si je fais de la montagne je monte une cassette 13/29 et le 48/34 et ça passe aussi et les cols comme le Zoncolan ou l'Angliru, ben je ne les escalade pas, je ne suis pas maso. C'est bien là où on diffère. Si mon braquet minimal me contraint à forcer dans une côte, ben moi comme je ne suis pas plus maso que toi, mais que je tiens à grimper la côte, je diminue mon braquet minimal. Comme ça j'ai les braquets qu'il faut pour travailler en côte aussi bien la vélocité que la force, les deux composantes de la puissance. On l'oublie souvent : quand on a les petits braquets, on a aussi les grands, il suffit de descendre la chaîne, et voilà, on travaille la force. L'inverse n'est pas vrai… Et à défaut du Zoncolan ou de l'Angliru, j'aime bien laisser sur place des cyclistes à gros braquets dans les Paterberg et Koppenberg flamands, ou à la Bastille de Grenoble! 😛
  18. Y a pire dans la vie, c'est sûr! Mais tourner les jambes à une vitesse aussi faible sur son braquet minimal, c'est d'une part se limiter dans sa marge de manœuvre, et d'autre part risquer de transformer l'escalade en galère, ou pire s'exposer à des problèmes musculaire et tendineux. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine? Mais bon, moi j'ai déjà donné mon point de vue, à Emmanuelle de se forger le sien maintenant.
  19. Ce n'est pas tant la force que la puissance qu'il faut travailler, et spécialement pour la montagne. Et puissance = force * vélocité. Il faut donc idéalement travailler ces deux aspects. En montagne également. Travailler la force pour pouvoir s'adapter à de braquets trop grands au départ, c'est mettre la charrue avant les bœufs, et s'exposer en plus à des problèmes musculaires et tendineux. Les braquets doivent s'adapter au cycliste, et non l'inverse. On commence donc idéalement avec les braquets aussi petits qu'il est nécessaire, et ensuite et au fur et à mesure des progrès on peut augmenter son braquet minimal. En réduisant sa cassette, ou éventuellement en se passant d'un plateau.
  20. À tout hasard je rappelle mon petit calcul d'en haut : Emmanuelle grimpant le Ventoux à 7 km/h de moyenne, même avec un 34/32, elle ne tournera les jambes à 50 tours/minutes environ. C'est beaucoup trop forcer sur les pédales. Alors, avec un 34/29…
  21. L'esthétique, c'est très relatif!
  22. Je confirme, c'est facile de changer de plateau, si on a le bon outillage (correspondant à la marque). Il ne faut juste pas avoir à le faire trop souvent…
  23. Par-contre un triple avec un 54, là je n'en vois pas l'utilité. Une personne qui arrive à "tirer" un 54 n'a pas besoin d'un 34 quand ça monte. À nuancer. L'usage de plateaux de 36, voire de 34, semble se répandre parmi les cyclosportifs de bon niveau. Et même chez les pros pour des pentes exceptionnelles comme celles de l'Angliru ou du Zoncolan. On voit alors certains d'entre eux monter des pédaliers de 52-34, pour ne pas trop perdre en grand braquet. J'ai même vu sur ce forum un participant envisager un 52-33. Tout ça nous donne des écarts de 18 dents, voire 19 dents!!!! Dans ces conditions-là, envisager un plateau intermédiaire est tout sauf absurde. Ce qui leur permettrait même d'augmenter leurs grands braquets, avec un triple genre 54-46-34. Je t'accorde cependant que si on a un compact équilibré du genre 46-34 et que si on n'est pas un cycliste de haut niveau, ajouter un grand plateau de 54 n'est certainement pas indispensable. Mais ça peut être utile, même pour ceux qui n'arrivent pas à tirer un 54 sur le plat en conditions normales. J'en fais d'ailleurs partie. Tu oublies les descentes. Moi qui ait un triple avec 46 comme grand plateau, il m'arrive dans certaines descentes rapides, comme celles du col du Coq et du col Porte près de Grenoble, de regretter de n'avoir pas plus grand que 46/11. C'est dire! Au point que j'envisage de monter un 48 pour cet été (le dérailleur avant ne permettra pas plus grand comme écart avec le 36 dents du milieu).
  24. C'est peut-être de leur responsabilité personnelle, mais la nature humaine est ainsi faite que la très grande majorité ne rouleront pas à l'eau claire pour gagner. Il y a trop d'enjeu, et il suffit de quelques-uns qui se dopent pour que l'engrenage commence. Une fois que ces quelques dopés se mettent à gagner, les autres n'ont pas le choix, ils doivent se doper aussi pour avoir une chance de gagner à leur tour, et ainsi de suite, jusqu'à ce que quasi tout le monde doivent se doper seulement pour pouvoir suivre ! C'est comme ça que l'usage de l'EPO s'était généralisé, par exemple.
  25. Comment peux-tu te payer le luxe de «mesurer tes efforts» alors qu'il faut que tu gagnes, et à tout prix? En effet, ce n'est pas la distance qui pousse au dopage. C'est la logique du sport de compétition (exacerbée par le professionnalisme et les enjeux en général). C'est elle qui pousse le sportif à dépasser ses capacités naturelles pour pouvoir vaincre d'autres sportifs.
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