Il y a plusieurs problèmes à résoudre.
Le premier, c'est qu'une position redressée sur un vélo n'est pas propice à l'effort. C'est pour rouler tranquille, en ville ou sur la digue, sans forcer. Dès qu'on veut aller plus vite, affronter une côte, la position n'est plus propice.
Une bonne illustration du problème est d'observer, de côté, une personne qui roule sur un vélo de ce type et affronte une côte en y mettant de la force, ce qui semble être le cas pour ta compagne : elle va tirer sur le guidon et plier les bras en inclinant le buste vers l'avant.
Une position propice à l'effort fait déplacer vers l'avant le centre de gravité. Si le cycliste ne le fait pas et tire sur le guidon, la roue avant se déleste, peut même se soulever et c'est inefficace, sauf pour faire du cirque.
Le second problème, c'est que quand on tire sur le guidon d'un vélo à position droite, bien souvent la géométrie du cadre ne permet pas une rigidité suffisante pour qu'il reste agréable à conduire (cadre à enjambement bas).
À mon avis, pour arriver à quelque chose d'agréable dans ces conditions, il faut un cadre permettant une position un peu plus sportive. Les cadres monopoutre de type "anglais", par exemple, sont plus rigides avec toutefois un enjambement assez bas. Un cadre "sloping" également.
Je chercherais un vélo de ce genre, d'occasion, en y mettant une potence réglable et, peut-être, en changeant le cintre s'il est droit. Il faut une courbure de 15-25 degrés (vers l'arrière ou "backsweep" en anglais). Au besoin remontant aussi vers le haut (raiser bar).
Avec la potence réglable et la courbure arrière d'un cintre du style Ergotec Moon, la position sera ajustable pour un bon compromis confort - efficacité.