Dans ma jeunesse les courses FFC étaient souvent plus longues qu'aujourd'hui et ces courses longues me plaisaient et me convenaient. Par exemple, en 3 et 4, le trophée Bertrand Côme, qui était plus ou moins le championnat de fin de saison pour les moins de 20 ou 21 ans en Bretagne Ouest, se courait sur 133 km - une 3 et 4 ! pour les jeunes ! En toutes catégories les courses faisaient le plus souvent dans les 150 km mais pouvaient atteindre 180-190 km, sans ravitaillement en route, même pas d'eau. Quand ça dépassait les 200 km (comme une étape que j'ai faite dans un Essor Breton), on coupait la poire en 2 : deux demi-étapes et un total de 220-230 km. Je me souviens que 2 fois j'avais allongé jusqu'à 200 km mon entraînement du jeudi (au lieu de mes 120 à 150 km usuels) et que ces 2 fois j'avais gagné ma course le dimanche suivant. Plusieurs fois j'ai fait le trajet Rennes-N29 de 205-210 km, c'était sympa, surtout en sens inverse avec vent dans le dos. Je saute plein d'épisodes. Un jour, bien plus tard (10-15 ans) un collègue de boulot me demande quelle distance je pourrais couvrir en 24 h. Je lui ai répondu que je n'en savais rien faute d'avoir essayé. C'était aux Etats-Unis. Au cours de l'été suivant, comme je n'avais guère de temps pour m'entraîner et ayant appris l'existence d'un clm de 24 h pas trop loin de chez moi : 700 bornes 😃, j'en ai fait mon objectif pour la saison. Je n'ai pas gagné, mais pas loin. J'ai couvert 682 km et augmenté ainsi de 25% d'un seul coup mon kilométrage annuel. Et puis j'ai eu la réponse pour mon collègue de boulot.