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Olivier MILLIÈS-LACROIX

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Tout ce qui a été posté par Olivier MILLIÈS-LACROIX

  1. Dernière étape aux allures de critérium sur et autour de la spectaculaire colline de Montjuich …. (Les fans de F1 de ma génération se rappellent peut être qu’on y a couru à plusieurs reprises le GP d’Espagne jusqu’en 1975, année ou un accident très grave s’est produit…) Après une course animée victoire au sprint de Brad Gilmore, coureur australien de la NSN (1ere victoire en World Tour) devant Godon et Remco. Statu quo pour tous les classements.. A part cela je trouve que Vingegaard a vraiment couru en patron, toujours devant et bien placé, prenant souvent les commandes de la course dans les 20 ou 30 derniers kilomètres alors que ses coéquipiers n’étaient pas toujours là…
  2. Sur un sujet autour de la course, que je suis sur la rtve. j’ai été surpris qu’Evenepoel s’adresse en anglais à leurs journalistes dans les interviews -ligne de départ (qui ne sont pas les interviews officiels imposés par l’UCI) alors que sauf erreur il habite à Calpe depuis 4 ans. A l’inverse, j’ai entendu le même jour M’Bappé sur la radio nationale : son espagnol est parfait, vraiment impressionnant, alors que ce n’est que sa 2eme saison au Réal Madrid.
  3. Dans le Coll de Pradell et ses murs à 19 et 20% j’ai trouvé impressionnant le travail de Nordhagen, un jeune équipier 21 ans) de Vingegaard que je ne connaissais pas. Bora était assez en retrait à ce moment-là de la course, ils n’ont commencé à prendre les commandes que dans le petit col de Sant Isidre à 30 km de l’arrivée, avec Cattaneo, puis Evenepoel.
  4. Belle étape. Et ce coll de Pradell, un sacré morceau … Après l’avant-dernier col Evenepoel a fait une énorme descente qui a éparpillé tout le monde, avec Gall, Skelmose, Onley, Uijtdebroeks et Riccitello comme principales victimes. Impressionnant ! Ensuite, la seule chose qui semblait l’intéresser lui et Eulalio (un bon celui-là…) c’était de faire sauter Gall de sa place au CG. Tout bénef pour Vingegaard, qui bien que sans équipier n’a pas eu à donner un coup de pédale dans cette partie de la course, jusqu’à ce qu’il décide de partir seul. Quant à Lenny Martinez, puisque l’enjeu semblait être la 2eme place et de l’étape et du CG, il n’avait pas à travailler avec Lipowitz, mais juste le marquer, ce qu’il a très bien fait… L’impression finale est que Bora et Bahreïn, aussi brillante que fut leur course, ont quand même un peu couru comme des « secundeons », pour reprendre une expression espagnole. Que pouvaient ils faire d’autre ?
  5. Le niveau de la perf n’est pas le sujet…. Gagner une classique comme l’E3 en est toujours une, de toutes façons. Mais gagner de 5s, archi cuit sur la ligne, sur un malentendu entre les 4 de derrière, ce n’est pas « exploser la concurrence » (les faits sont têtus). Et incidemment, sauf erreur de celui qui a écrit la brève que je viens juste de lire, l’avance de MVDP aux 30 km était 1mn (mais ça non plus ce n’est pas le sujet).
  6. Tu noteras que dans mon post initial je le mettais toujours chez Movistar… (Corrigé depuis). Il est évident que ce n’est plus le Landa d’il y a quelques années. Mais sur cette Volta, tout le monde ici en Espagne le voyait comme leader, et les commentateurs ont été surpris de voir que c’était Paret-Peintre et pas lui qui était dans le groupe des 4. Il est certain qu’il ne sera pas leader sur toutes les courses, mais je doute qu’au Tour du Pays Basque ou à la Klasika on lui donne un rôle de domestique…
  7. L’equipe lui a quand même donné le numéro 51 (pas n’importe quel numéro !). Et pour les commentateurs de la rtve, sur laquelle j’ai regardé l’étape, c’était lui le leader, même s’ils disaient avec lui dans son interview au départ qu’il avait moins de jours de courses cette saison que les autres. Et il est le 1er à attaquer (à 2 reprises) dans la montée finale. Pas sûr qu’il l’ait fait pour les beaux yeux de Paret-Peintre.
  8. Oui, j’ai pu voir son interview. Il est en effet bien meilleur qu’aux Émirats où il était même derrière le coureur sud africain de Modern Adventure (J’ai oublié son nom), qui termine loin aujourd’hui. Mais je pensais qu’il ferait mieux. Je pense qu’il gagnera l’étape de dimanche. Ce sera intéressant de voir ce qu’il fera demain.
  9. Il est possible que Remco ait été handicapé par sa chute d’avant-hier. Dans quelle mesure ? Lui seul et peut être son équipe le savent (j’ignore s’il a donné une interview aujourd’hui après l’arrivée). Mais il est possible aussi que la mise en garde de son équipe quant à la gêne que sa chute allait occasionner dans l’étape d’aujourd’hui relevait aussi, et c’est de bonne guerre, de la communication, afin d’enlever un peu de la pression qui incombe aux favoris. Dans Milan-San Remo, Pogaçar est lui aussi tombé, à peu près à la même vitesse, et cela ne l’a pas empêché de gagner moins d’une heure après, avec le flanc gauche tout râpé, et sur un vélo au cadre cassé et avec le disque arrière qui frottait (les mécanos n’ont découvert cela qu’après l’arrivée).
  10. MVDP gagne finalement de cinq secondes. Pas véritablement une explosion de la concurrence !
  11. Sur cette étape on a vu pas mal de “seconds” plus forts que leur leaders : Lipowitz plus fort que Remco, Paret Peintre plus fort que Landa, Uijtdebroeks plus forts que Mas… Les équipes ont de plus en plus de densité…
  12. Bien vu… Il n’y a pas eu match (hélas)
  13. Un Dauphiné où il avait été bon mais pas transcendant. Il avait dit lui même le dernier jour qu’il avait un ou deux kilos à perdre avant le Tour. Au début de sa carrière tout au moins, il n’avait pas vraiment la ligne d’un grimpeur. Son boss Lefevère lui même le disait.
  14. Article dans le Figaro aujourd’hui citant un ex coureur faisant part de son “malaise “ devant la domination “furieuse et écrasante” de Pogaçar. Gagner de même pas une demi-roue devant Pidcock, et 4 secondes devant un Van Aert qui a perdu près d’une minute dans une chute et un groupe de près de 40 où ne figuraient pas que des cadors, je ne vois pas ce qu’il y a de “furieux” ni d’”écrasant “…
  15. Celle année Paris-Nice ce n’est pas la « course au soleil » mais la course à la neige. Suis en ce moment dans les Alpes du sud et ça tombait pas mal ce matin…
  16. Je n’ai pas vu l’étape mais je ne pense pas qu’on puisse se réjouir qu’autant de coureurs, et non des moindres soient allés gravement à terre. Le cyclisme ce n’est pas Rollerball. En fait je préfère ne pas avoir assisté à cela.
  17. Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’entités qui se « goinfrent » avec Paris Nice, la course ayant longtemps été déficitaire. Hormis ASO et les hôtels qui hébergent les équipes, je ne vois pas trop qui gagne de l’argent avec ces 2 premières étapes. Certainement pas le département des Yvelines (où je suis résident) qui ne fait que payer pour les accueillir, avec très peu de retombées économiques : pas ou presque pas de villages départ et arrivée (c’est d’ailleurs très sympa d’y aller, on est très proche des coureurs et des équipes). À mon avis, le Département ne fait cet effort que parce qu’on y trouve les endroits où beaucoup de cyclistes franciliens font leurs sorties du week end.
  18. C’est vrai qu’entre Achères, Chanteloup les Vignes et Epone ce n’est pas la partie des Yvelines la plus folichonne pour faire du vélo : région très urbanisée ou industrialisée par endroits, proximité de la Seine là où elle est la plus moche, A13 pas loin… Mais comme c’est le Département qui paye pour ces 2 premières étapes, il se sent obligé de les faire “tourner” dans tout le 78 au fil des éditions. Quand ça tombe sur Versailles ou la vallée de Chevreuse c’est top, quand ça tombe ailleurs parfois c’est moins bien…
  19. Après 6 ou 7 Eroicas et à peu près autant de Ronden, je trouve moi aussi que les Strade sont plus roulantes que les Pavés des Flandres. Pour une même vitesse elles tabassent à une fréquence plus élevée mais avec moins d’amplitude. Et ce quelque soit la météo. Je trouve d’ailleurs que c’est lorsqu’elles sont légèrement humides que les Strade sont les plus faciles, l’humidité collant un peu le gravier et limitant ainsi les dérapages. Idem pour les pavés des Flandres, c’est lorsque le Ronde a été couru en septembre pour cause de COVID et qu’ils étaient alors les plus secs que les pavés m’ont paru les plus difficiles.
  20. Oui, bon sujet de philo … Il y a eu des grands champions avec un peu plus de « modération » que d’autres e. g dans le sport auto Stewart, Prost, Lauda ou Rosberg-fils, 11 titres mondiaux à eux 4,.. A mon tout petit et modeste niveau je n’ai pas été très modéré lorsque je suis aussi allé faire en 2018 la cyclo Risoul-Queyras 4 semaines après un gadin dans le Colorado lors de la Haute Route Rockies qui m’avait valu un petit séjour dans les pommes (on ne sait pas combien de temps, je me suis réveillé dans l’ambulance), 7 cotes et une clavicule cassées et un pneumothorax. Je l’ai fait mais je n’aurais pas dû …
  21. Je suis d'accord avec tout ce que tu écris... Mais j'ajouterais que même les plus grands champions devraient savoir ne pas faire la course de trop : il n'était pas prévu que Jim Clark coure à Hockenheim ce 7 avril 1968 où il s'est tué, mais il y est allé quand même, idem pour Pedro Rodriguez à Nuremberg, Ayrton Senna ne "sentait pas" le GP d'Imola (Sid Watkins le médecin de la FIA lui avait dit de ne pas courir), Alberto Ascari a voulu tester une voiture à Monza alors qu'il sortait tout juste d'un plongeon avec sa F1 dans le port de Monte Carlo et qu'il devait se reposer.... Les exemples sont nombreux, je cite des champions du sport auto mais en termes de risque la descente en est assez proche...). Peut-être est ce parce que ces champions sont des personnes au destin hors du commun (tu emploies le terme de "déesses" pour Vonn et Brignone) qu'ils en perdent un peu le sens de la modération (la "tempérance" telle que définie par Platon et Aristote, qui visait à contrer la "démesure"...., mais on est sur un forum de vélo, donc on ne va pas se lancer dans la philosophie...)
  22. Je suis moi même un grand admirateur de Lindsey Vonn, et des descendeurs en général. Mais pour moi, le plus important de tous les succès est pour eux celui de pouvoir arriver en bas des pistes en bonne santé... Je suis un peu sensible sur ce point car j'ai des liens de parenté avec un descendeur qui n'a pu faire ces JO pour cause de gros crash l'an dernier. Les victoires, même les plus prestigieuses, peuvent apparaitre anodines à côté des possibles conséquences de telles chutes... Heureusement, elle semble avoir échappé au pire, en tous cas c'est ce que j'espère le plus fortement.
  23. Oui, mais elle est très loin de la quarantaine …
  24. Oui, je me suis rappelé de Michael Jordan après avoir écrit le post et j’avais oublié Niki Lauda. Schumacher s’était arrêté trois ans, (2007. 2008. 2009), à son retour en 2010, son écurie était celle qui avait gagné le championnat la saison précédente, sous le nom de Brawn GP (mais en effet la voiture n’avait plus la même compétitivité)
  25. Le cas de Lindsay Vonn montre encore que ces tentatives de come-back à la quarantaine de champions qui avaient ultra dominé leur sport avant une première retraite sont rarement triomphants. Ici, sur un forum de vélo, nous nous rappelons naturellement des cas Armstrong en 2009 et 2010 et d’Anna Van der Breggen l’an dernier, mais on peut aussi citer Schumacher en 2010 et 2011, ou plutôt Borg en 1991. Alain Prost, champion du monde 93 à 38 ans après avoir pris une année sabbatique en 92 est une exception. En connaissez-vous d’autres ?
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