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Philippe BEDFERT

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Tout ce qui a été posté par Philippe BEDFERT

  1. Pour avoir travaillé avec plusieurs fédérations sportives différentes, je peux témoigner que le constat est le même partout. Il y a une politique sportive impulsée depuis une trentaine d'années par le ministère des sports qui consistent à privilégier le haut niveau plutôt que la pratique amateur. Au printemps dernier, des élus du 93 dénoncaient déjà cette politique. La victoire de la France lors de la coupe du monde de foot à consterner nombre de responsables de clubs. Il va y avoir une augmentation conséquente du nombre de licenciés mais, entre autre à cause de la diminution des contrats aidés, le nombre d'encadrant reste stable. Or ce qui permet à un club d'assurer sa mission, ce sont les bénévoles, bien sur, mais également les éducateurs diplomés. Avec l'explosion du nombre d'étudiants dans la filière STAPS, les éducateurs sportifs sont souvent recrutés au niveau Bac +3. Le salaire moyen est de 1872 € par mois. Quel club aujourd'hui a les moyens de payer un tel collaborateur sachant que les aides et subventions publiques diminuent d'année en année. Or les parents aujourd'hui sont plus regardant sur l'encadrement de leurs enfants dans les clubs. Il suffit pour cela de participer aux traditionnelles journées des associations pour être confrontés aux questions parentales. Les réponses déterminant souvent le sport pratiqués. Car, par expérience, ce ne sont pas les enfants qui décident du sport qu'ils vont pratiquer mais leurs parents. Alors certes, le goût de l'effort n'est plus aussi partagé qu'auparavant mais le nombre d'enfant licenciés dans les clubs de sport restent stables. Ce qui est plus inquiétant, et ce que l'on peut essayer de changer, c'est une politique sportive qui n'a pour objectif que le nombre de médailles au JO de Paris. En clair, cela signifie que les moyens financiers, humains et logistiques iront en priorité aux clubs capables de former des futurs médaillés et non à ceux qui en ont le plus besoin à savoir les clubs qui font vivre le sport amateur, le sport populaire, le sport loisir.
  2. Je crois bien que c'est là le problème. Les Madiot, Bernaudeau et autres Lavenu sont d'un autre temps. Leur management et leur conception de la course est dépassé. 2 exemples, la FDJ a eu la possibilité d'utiliser le maillot à vortex en 2016 avant la Sky mais ils y ont renoncé sans même demandé une autorisation à l'UCI. Et on se rappellera le boost qu'a subie la carriere de Chavanel quand il a quitté Cofidis pour Quick Step. Contrairement à d'autres pays, la France n'a jamais eu de grands directeurs sportifs si l'on excepte Guimard, Geminiani et Jean de Gribaldy. Les autres ne sont pas mauvais mais aucun n'a bouleversé le cyclisme comme ceux-là l'on fait à leur époque.
  3. Bernal ne gagnera jamais pour la Sky. La Sky c'est Rupert Murdoch vieux milliardaire australien populiste, xénophobe et défenseur acharné de l'empire britannique. Il a investi massivement dans le cyclisme en donnant pour consigne à Brailsford de faire gagner des britanniques, voire des australiens ou des Néo Zed. Les meilleurs coureurs du monde sont au service de ces champions anglophones. Mais si Brailsford ne trouve pas une nouvelle pépite anglaise, Murdoch ira investir son argent ailleurs. Au vu de la xénophobie régnant aujourd'hui en GB et propager largement par les journaux de Murdoch, cela ne l'intéresse pas du tout de payer pour voir gagner un polonais, un espagnol ou un colombien. Bernal peut gagner le tour mais ce ne sera pas chez Sky.
  4. Ce que l'on peut facilement imaginer c'est que le contrat de sponsoring contient une clause de non dénigrement. Clause activée automatiquement par Look et cela à quelques semaines du départ du Tour, quelle que soit les conséquences pour l'équipe. Connaissant le respect quasi religieux des banquiers pour les contrats, j'imagine que Fortunéo n'a pas dû beaucoup apprécier. Je ne sais pas qui est le patron de l'équipe mais il a des soucis à se faire concernant la poursuite de son contrat de sponsoring. Son équipe a intérêt à briller sur le tour sinon, il y a de fortes chances de devoir se chercher de nouveaux partenaires pour l'année prochaine. Quand à la gestion de ses collaborateurs, il a des progrès à faire car il semble qu'il ne soit pas maître chez lui !
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