Fluoflashfun33 Posté il y a 19 heures Posté il y a 19 heures Bonjour, cela faisait longtemps que je n'étais pas venu sur ce forum. J'avais envie de partager ma dernière "micro aventure". Je pratique le bikeraft, c'est à dire que j'associe le vélo et le packraft sur mes sorties. Tout le monde sait ce qu'est le vélo, le miens est un gravel wilier que je roule principalement sur routes et pistes cyclables bitumées. Le packraft, je pense que c'est moins connu. Il s'agit d'un petit bateau gonflable, un peu comme un kayak. Son principal inconvénient est qu'il est un peu plus lent qu'un kayak classique, par contre il offre beaucoup d'avantages : - Léger (le miens est "lourd" pour un packraft, 4,2Kg). - Stable. - Robuste (fabriqué en toile de nylon enduit de TPU, les pièces ne sont pas collées ensemble mais soudées par haute fréquence). - Grosse capacité d'emport, 185Kg pour le miens. Historiquement, les aventuriers qui désiraient emporter avec eux une embarcation pour passer les rivières et lacs ont récupéré des bateaux gonflables de l'armée puis ont développé le packraft. C'est fait pour être logé dans un sac à dos (prévoir quand même un gros sac) pour l'emmener partout. Train, bus, à pied ou comme pour le bikeraft, à vélo ! Je parcours le plus souvent la Leyre, accessible en bus et TER, mais cette fois je voulais découvrir le Ciron et il n'y avait qu'à vélo que je pouvais m'y rendre. Je suis parti le mardi 20 octobre, un jour de "beau temps" entre les jours de pluie, il était 6h40, il faisait nuit. Mon projet était de me rendre à Villandraut (Nouvelle Aquitaine) à vélo, soit 79Km, puis de rejoindre la base nautique de Bommes en packraft, 14Km, et enfin de rentrer chez moi depuis Bommes à vélo, soit 45Km. L'aller comportait environs deux tiers de pistes cyclables bitumées et un tiers de route. Au début, une distance quand même importante de faux plat montant qui a eu tendance à m'user un peu les nerfs. Le retour que comptait quasiment que de la route. Une première moitié très facile puisqu'avec un dénivelé moyen légèrement négatif. La seconde moitié beaucoup plus difficile, avec 5 grosses côtes. Habituellement j'utilise des roues DT-Swiss GR1600 avec des pneus Continental GP 4 saisons en 32mm, mais lorsque je transporte le packraft, étant très chargé, j'ai une paire de roues plus robustes montées avec des pneus Hutchinson Touareg en 40mm. Les premiers Km de l'aller furent difficiles, avec le poids du vélo et les roues moins performantes et les pneus plus larges, les dénivelés positifs se font beaucoup plus ressentir. J'ai fini par rajouter un demi-bar de pression à l'arrière, ce qui a nettement amélioré le rendement ! Mon dérailleur arrière était mal réglé, la chape de dérailleur n'était jamais vraiment en face des pignons, ce qui est très énervant. Et j'avais beau essayé d'affiner le réglage, je n'y arrivais pas. Sur la route j'ai rencontré un raton laveur, je n'en avais jamais vu en vrai et malheureusement lorsque je croise un animal sauvage à vélo, il s'éloigne rapidement ne me laissant pas le loisir de l'observer autant que je le voudrais. Je me suis arrêté, il est resté quelques secondes à me regarder depuis le bord de la route. Je l'ai appelé comme si il avait s'agit d'un chat, je me suis trouvé un peu %@!? 🙂 Le Ciron est une très belle rivière, j'ai passé un moment de calme et de zénitude très agréable et ressourçant ! Au début du parcours sur l'eau, un arbre était couché dans l'eau, barrant la route. Je devais descendre du packraft pour le faire passer au-dessus de l'arbre. Alors qu'il y avait très peu de fond à peine deux mètres avant l'arbre, lorsque je suis descendu, je me suis retrouvé avec de l'eau jusqu'en haut de la poitrine ! J'ai compris après coup : l'arbre barrant la route du courant, celui-ci avait creusé le fond de l'eau, du sable, pour passer sous l'arbre. Après avoir passé l'obstacle, j'ai voulu remonter dans le packraft et nous nous sommes joyeusement retournés, immergeant mon vélo et mes affaires (heureusement rangées dans des sacs étanches). Mais comme tout était bien attaché avec des sangles, tout est resté bien en place ! J'ai dû redescendre deux aautres fois pour passer le packraft sous des arbres couchés au-dessus de l'eau. D'après ce que j'ai lu, l'eau du Ciron est toujours autour de 14°c et avec ma combi-short en néoprène, j'ai bien supporté la fraîcheur de l'eau, je l'ai même trouvée agréable. J'avais appelé un club de canoë du coin, quelques jours avant, pour m'assurer de la navigabilité de la rivière. Le monsieur qui m'avait répondu m'avait expliqué qu'il y avait un moulin à passer et que le mieux était de débarquer. Arrivé au moulin de Castaing (le moulin en question), j'ai voulu débarquer à l'endroit conseillé, mais l'endroit débouchait sur une propriété privée et gardée par un chien. Je suis donc passé par une pente lisse. Après, rien d'autre à noter si ce n'est des paysages magnifiques, toujours ce calme et cette paix sur l'eau qui s’écoulait lentement sous une forêt-galerie aux couleurs d'automne ("forêt galerie" s'emploie lorsque les feuillages des arbres se rejoignent au-dessus de la rivière). Puis le retour. La première moitié les doigts dans le nez, j'avançais à bonne vitesse, sans effort. Mais la deuxième moitié a été très éprouvantes, je n'arrivais plus à monter les côtes en pédalant, alors je poussais le vélo. Même en poussant le vélo, c'était difficile ! Je crois que j'étais arrivé à ma limite, et dans ces moments-là je me dis que chaque pas en avant me rapproche de l'arrivée. Alors je prends sur moi, car je sais que c'est un mauvais moment à passer et que quoi qu'il arrive, je serais quand même content de l'avoir fait ! J'ai croisé un groupe de personnes qui était devant leur maison, ils m'ont rempli mes deux gourdes, il me restait encore 17Km et il faisait déjà totalement nuit. Ces derniers Km furent un peu long, mais dès que j'ai reconnu que j'étais proche de chez moi, ça m'a redonné du peps ! Je suis arrivé chez moi vers 21h. Pour les données, c'est très loin d'être exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que mon vélo chargé était lourd et je ne cherche pas la performance en vitesse. => Aller : départ 6h40 / distance 79Km / durée 5h29 / vitesse moyenne 14,5Km/h / 623m D+ => Ciron : aucune idée de la durée (je n'ai pas regardé l'heure) / distance 14Km => Retour : départ 17h30 / distance 45Km / durée 3h22 / vitesse moyenne 13,5Km/h / 477m D+ J'ai filmé mon périple avec une DJI action pro 5, j'ai fais une mauvaise manipulation qui a désactivé la stabilisation. J'ai peu d'images exploitables du retour à vélo et c'est dommage parce que je suis passé par des coins sympas. J'ai aussi la version courte, avec seulement la partie sur l'eau 7 1
Serge NAVETAT Posté il y a 17 heures Posté il y a 17 heures C'est coule ton truc! Chouette la vidéo ( complète ) la flotte est bien brouillée, on voit qu'il a plu fortement récemment.
OnTheRoadToNowhere Posté il y a 14 heures Posté il y a 14 heures (modifié) Sympa, l'ambiance un peu "amazonienne" me rappelle une rivière le long de laquelle on s'était baladé vers le Teich. Modifié il y a 14 heures par OnTheRoadToNowhere 1
Fluoflashfun33 Posté il y a 13 heures Auteur Posté il y a 13 heures il y a 11 minutes, OnTheRoadToNowhere a dit : Sympa, l'ambiance un peu "amazonienne" me rappelle une rivière le long de laquelle on s'était baladé vers le Teich. Oui je vois très bien laquelle, c'est la Leyre. Je l'ai fais souvent celle-ci, c'est aussi très calme et agréable. 1
Fluoflashfun33 Posté il y a 13 heures Auteur Posté il y a 13 heures il y a 14 minutes, OnTheRoadToNowhere a dit : Oui c'était bien ça 😉 Je commence à bien la connaître, de Belin-Beliet jusqu'au port du Teich ou jusqu'au port de Biganos. C'est une rivière qui ne présente pas de dangers à partir du moment où on la prend en période touristique. Elle est encombrée d'arbres et de branches, juste avant l'ouverture de la saison, elle est nettoyée par des élagueurs. Plusieurs société de locations louent des kayaks et des canoës à des gens qui n'en ont parfois jamais fait, ce qui montre à quel point elle est sécure. J'y vais le plus souvent en utilisant le bus à l'aller et le TER au retour, mais il m'arrive aussi de faire les trajets à vélo. Seulement, à raison de 120 bornes dans la journée avec un vélo chargé, je dois dire que la solution du bus et du TER est séduisante. Il m'arrive aussi de faire un compromis, vélo à l'aller et TER au retour (vu qu'on peut facilement mettre le vélo dans le TER). Et puis je dois avouer que ça m'amuse de voir la tête des gens quand je passe sur mon rafiot gonflable avec mon vélo sanglé à l'avant 😄
Eric FLEURY Posté il y a 13 heures Posté il y a 13 heures Bonjour, Cela fait effectivement un petit moment que nous sommes sans nouvelles de toi et tes aventures. A croire que tu avais toi aussi quitté le navire ! Je constate que tu as continué dans la pratique du bikerafting, c'est bien 😉encore quelques situations rocambolesques !
Fluoflashfun33 Posté il y a 12 heures Auteur Posté il y a 12 heures il y a 19 minutes, Eric FLEURY a dit : Bonjour, Cela fait effectivement un petit moment que nous sommes sans nouvelles de toi et tes aventures. A croire que tu avais toi aussi quitté le navire ! Je constate que tu as continué dans la pratique du bikerafting, c'est bien 😉encore quelques situations rocambolesques ! Non je n'ai pas quitté le navire mais j'ai eu des changements dans ma vie (boulot, domicile...) 😉
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