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Posté

Personnellement, je suis bien incapable d'une analyse scientifique, même si je suis en mesure de la comprendre.
Toutefois, mon expérience personnelle se limite au Tour des Flandres en 2023 sous des trombes d'eau et les Strade Bianche 2025 très sèches (il faut prendre conscience que ce sont des routes tantôt avec de la terre blanche et dense, tantôt des routes avec la même terre mais beaucoup plus gravillonnées et instables). Ainsi les secteurs peuvent être aussi très variables en terme de "qualité".

 

Et avec ce peu d'expériences (je ne compte pas les pavés de Roubaix à plat), je pense que les pavés en montée offrent moins de rendement que les chemins de terre, dans la plupart des cas. 

D'autre part, dans les plus forts pourcentages, la difficulté est différente :

- dans le premier cas, le pavé, il est difficile d'avancer car il est nécessaire de mettre une puissance très importante pour ne pas "sauter" d'un pavé à un autre et garder un rendement optimum

- dans le second cas, les chemins terres/gravier, il est plutôt nécessaire de faire preuve d'adresse afin de rechercher la meilleure adhérence, mais la puissance à développer pour parvenir à bien monter est moindre. Possible de perdre de l'adhérence, mais celle-ci est moins rédhibitoire quant au rendement.

 

Le choix de MVDP, à mon avis, est un mini aveu de faiblesse par rapport aux purs puncheurs grimpeurs comme Pogi. Comme le circuit final avec le Colle Pinzuto et le Tolfe se répète, cela complique trop sa tâche de suivre les feu-follets... comme cela se passe dans le Tour des Flandres avec le double enchainement Quaremont/Paterberg depuis quelque temps face à Pogi.

Donc il préfère se préserver pour son terrain préféré qui reste les pavés plutôt que les chemins blancs, s'il doit affronter l'ogre slovène.

Ce ne sont que des suppositions de ma part bien entendu... 
Idem pour Milan/San Remo, s'il se courait avec une double répétition Cipressa/Poggio, à mon avis, nous aurions droit à même cause même conséquence dans leur duel.

Heureusement ça n'est pas le cas.

Posté
il y a une heure, Bernard MOREAU a dit :

Le D+ ne constitue qu'une partie de la difficulté d'une épreuve.
Il faudrait pouvoir convertir l'accroissement du Crr, d'un côté dans le cas des pavés et de l'autre dans le cas de la route en terre (sèche ou non), en équivalent D+.

Si le Crr augmente de 0,004 à 0,01 sur une route en terre sèche par rapport à l'asphalte, cela représente sur les 40-50 km concernés (on omet les descentes) à 240--300 m de D+.
Mais les pavés sont peut-être pires.

je n'ai pas fait les Strade Bianche encore, donc je ne pourrais pas te faire un vrai comparatif. Les pavés des Flandres (quand c'est sec) sont quand même assez roulants (surtout avec des tubeless en 30mm 😉).

La grosse différence c'est peut-être la longueur des côtes. Pour ma part, j'ai moins souffert sur un parcours de Tour des Flandres avec des montées pavées, raides mais courtes que sur un parcours Liège avec des montées lisses mais plus longues, pour un D+ et distances proches (en Flandres j'avais fait 180km/2700m D+ en Ardennes, 160/2650m).

J'en déduis donc que quand tu es lourd et puissant, les longues montées sont plus délicates à gérer... 

j'ai vu une liste d'engagés pour samedi : suivant les équipes ils ont privilégié les grimpeurs ou les puncheurs de poche.

A voir : le pari des Alpecin sur Del Grosso, spécialiste du cyclocross et du gravel





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