Dimanche dernier, soleil, pas de vent et les premières bonnes jambes de l'année. Je pense aller jusqu'à 75 km.
Je sors de Gerpinnes, le beau village de Jacques VDW, vers Somzée. Route large avec marquage au centre et sur les côtés.
Elle a été refaite il y dix, douze ans (?) mais est déjà craquelée. J'arrive devant une zone bien amochée, un peu comme sur la photo de Michel.
Rien ne vient en face, je pourrais me décaler d'un mètre vers le centre de la route sans gêner la voiture que j'entends derrière moi. Mais mon instinct me dit de rester bien à droite.
Je suis en train de me faire secouer dans les craquelures lorsque le véhicule me frôle comme jamais.
Je crie. La voiture s'arrête et moi aussi à hauteur de la porte du conducteur. Il me lance « t'as un problème ? ». Sous le coup de l'émotion, je réponds en bredouillant un peu qu'il m'a frôlé et m'a mis en danger.
Il me dit « il y a des lignes, il faut les suivre ». Je ne sais pas s'il a dit la première chose qui lui est passée par la tête ou s'il en était convaincu, quitte à balancer un cycliste dans le fossé.. C'était probablement un nouveau conducteur : immatriculation commençant par 2 H... Je lui dit clairement mais énervé qu'il doit laisser 1,5 mètre de distance. Je sens que ça va monter dans les tours quand sa compagne, l'air inquiet lui met la main sur le bras. Il m'injurie et redémarre.
Je ne supporte plus la connerie ambiante, qu'elle s'applique à ma petite personne ou à la marche du monde.
La scène m'a constipé l'esprit et je suis rentré en ayant roulé 63 km.