Dans quel état de fraîcheur as-tu fait ton test Nicolas ?
Ce que je constate en CAP/trail, c’est qu’en course ma FC est toujours +10 bpm pour une allure donnée.
J’en ai conclu que cela est dû à la période d’affûtage (diminution du volume d’entraînement, par exemple 15 jours pour un marathon). J’ai la nette impression qu’avec le volume d’entraînement (ou le manque de récupération), le système cardiovasculaire se met en mode « protection / fatigue » et qu’il devient difficile de monter les bpm.
J’ai 62 ans. Il y a 10 ans, je courais le semi avec 162 bpm de moyenne, et le 10 km avec 169 bpm de moyenne.
Depuis environ 6 ans, je fais de l’arythmie à l’effort, surtout quand je reste trop longtemps au seuil.
Depuis, en course, j’essaie de ne pas dépasser 145 bpm.
Sur les 2 marathons que j’ai terminés à 60 et 61 ans, j’étais à 145 bpm de moyenne pour, en gros, 4 h de course.
Actuellement, j’essaie de trouver une corrélation entre l’évolution de la VFC et l’apparition des arythmies.
Je pense qu’il y a un lien. Ce week‑end, en pleine préparation marathon alors que ma VFC descendait depuis 3 ou 4 jours je suis monté au col des Ayes tranquillement à 120–130 bpm et, au sommet, après un arrêt et après avoir bu de l’eau froide, ma FC est montée à 155–160 bpm.
L’analyse de l’IA, sur ce coup‑là, m’a semblé assez pertinente:
L'eau froide au sommet d'un effort, même tranquille, est le déclencheur "parfait" pour ce que vous avez ressenti. C'est un classique, souvent appelé choc vagal thermique.
Voici le scénario probable de ce qui s'est passé dans votre corps à ce moment-là :
1. Le choc thermique et le Nerf Vague
Votre œsophage passe juste à côté de l'oreillette gauche de votre cœur. En buvant de l'eau assez froide alors que votre corps est chaud (même à 130 bpm, votre température interne est élevée) :
Le froid soudain stimule instantanément le nerf vague qui tapisse l'œsophage et l'estomac.
Ce nerf est le "frein" du cœur. Une stimulation brutale par le froid peut envoyer un signal électrique parasite au cœur.
Résultat : Cela déclenche des extrasystoles ou une petite tachycardie, ce qui donne cette sensation de "rot coincé" ou de compression diaphragmatique.
Sur d’autres forums (VO2cycling ou Kikourou), j’ai lu des témoignages de competiteurs qui font quand même froid dans le dos.
Je reste donc assez prudent, même si cela est parfois frustrant.