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Franck PASTOR

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Tout ce qui a été posté par Franck PASTOR

  1. Ou 48-36, 46-36… Si on a un compact pour y monter en permanence un 39 dents, c'est du gâchis. Autant que ça continue à avoir un sens dans un premier temps. Et si ça ne marche toujours pas, hé bien, ça arrive à tout le monde de se tromper!
  2. Tous les dérailleurs triple sont par défaut à grande chape. Mais la longueur de la chape n'est pas directement reliée à la denture maximale de la cassette: elle est reliée à la capacité du dérailleur arrière, à avoir la valeur maximale possible de la différence des dentures à l'arrière ajoutée à la différence des dentures à l'avant. Autrement dit, il faut peut-être avoir une chape longue lorsque les cassettes sont grandes ET lorsque l'écart entre les plateaux extrêmes est grand. C'est la plupart du temps le cas en triple (pas toujours, par exemple un triple 52-42-32 avec cassette 12-23 ne nécessitera peut-être pas un dérailleur arrière à grande chape), et également sur les compacts genre 50-34 (16 dents d'écart, ce qui est élevé) avec cassettes genre 12-30 ou 11-32.
  3. Faut faire attention aux termes qu'on emploie, sinon tu ne peux pas être sûr que d'autres vont les interpréter comme tu l'imagines. Pour moi, quand on dit «passer partout» en vélo de route, c'est vraiment passer partout, c'est-à-dire sur toutes sortes de routes, du moment qu'elles sont carrossées. Donc y compris dans les murs! 😛 Sinon, c'est vrai que le 34/28, pour toi et pas mal d'autres (moi compris), c'est suffisant pour passer le Ventoux. Mais comme je suis un maniaque des pourcentages et donc un perfectionniste dans ce domaine, ce n'est pas suffisant pour moi de «passer». Il faut que je «passe» tout en optimisant mon effort. Ce qui m'a fait regarder du côté de la fréquence de pédalage. Je grimpe à une fréquence optimale qui oscille autour de 85 tours/min, proche de ma fréquence de croisière sur le plat, 90 tours/min en moyenne . Dans des pentes comme celles du Ventoux (je ne l'ai jamais escaladé, mais j'extrapole à partir de mes expériences dans des ascensions analogues), ça me ferait employer la plupart du temps un braquet de 26/25 pour avancer à environ 11km/h de moyenne. Sachant qu'il s'agit d'une moyenne, je serais bien content d'avoir un 26/28 et un 26/32 en réserve pour les passages les plus raides de l'ascension, là où ma vitesse diminue. Ça me permet de maintenir ma cadence et d'arriver sans souffrances inutiles au sommet.
  4. Pas de sortie pour moi ce dimanche. Suis resté contraint et forcé à la maison. il semblerait que l'épidémie de gastro qui a fait des ravages sur Paris-Nice se soit propagée jusqu'à Bruxelles… 😬
  5. Partout? Ça dépend aussi du cycliste et de ses capacités intrinsèques, pas seulement de son entrainement ! Je me souviens avoir calé dans la Bastille de Grenoble (17,5 % de moyenne sur 1500m) et mis deux fois pied à terre avec le 30/26 que j'avais alors, équivalent au 34/29 d'un compact. Je sortais d'un été passé à grimper dans les Alpes grenobloises, je pouvais difficilement être mieux entraîné pour la circonstance… Mais voilà, j'ai un petit «moteur», et je ne pourrai jamais augmenter sa cylindrée, seulement l'exploiter le mieux possible.
  6. En effet. Et comme j'aime grimper, y compris (surtout) les montées soit-disant impossibles, celles qui oscillent entre 15% et 25%, parfois plus, j'en suis à 26/32 sur mon vélo. Au fur et à mesure qu'on baisse son braquet, des pentes jugées inaccessibles sont tout-à-coup accessibles. À chacun de déterminer, suivant ses capacités et son envie, où il doit s'arrêter dans cette baisse de braquets.
  7. Ça m'arrive souvent aussi, et dans ce cas moi aussi je sors rouler quand même, en évitant de faire de gros efforts. Et ça me fait en général beaucoup de bien!
  8. Ma gamme actuelle est un compromis. Ce que tu préconises est bien pour l'étagement des pignons, par contre les dentures des plateaux seront plus écartées. Pour mon confort de changement de plateau, je préfère un espacement de 10 dents. De plus, je construis ma gamme de façon à ce que le plateau médian soit le plus employé (plat + côtes modérément pentues, en montée comme en descente). Ma plage sur le plateau médian, du 36/12 au 36/25, me permet de répondre assez bien à cette exigence. Avec un 34 dents, ce serait plus problématique pour les descentes (mêmes faibles). Puis, je l'ai dit, j'aime bien le 11 dents dans les descentes, mais c'est vrai que je n'en fais pas une priorité absolue non plus. Enfin bref, tels qu'ils sont, mes développements me conviennent bien. Je n'ai pas l'intention de la modifier prochainement.
  9. … et le tubeless est la panacée sur route.
  10. Je pense que tu vas me répondre que tu es bloqué par les cassettes "standard" de VTT, auxquelles je en connais rien. Je suis en effet coincé par les cassettes standards de VTT, mais il se trouve que l'étagement de ma cassette 10 pignons 11-32 me convient déjà bien. Bien mieux que la 11-32 9 pignons que j'avais avant, jusqu'à novembre dernier. Je ne cracherais pas sur un étagement encore meilleur, certes, mais mon petit braquet a priorité, et il n'y pas de cassette 12-32 ou 13-32. Et puis, le 11 dents est toujours appréciable en descente, où j'aime bien pédaler aussi longtemps que possible.
  11. 😃 Rendez-vous au pied du Koppenberg, qu'on règle ça entre hommes!
  12. Ça ne m'en pose pas non plus. C'est d'abord à leur santé que ça en pose! Mais c'est leur problème, pas le nôtre. J'aimerais juste qu'ils ne viennent pas pleurer dans vingt ans, s'ils sont déglingués, en disant « on savait pas ». Ben tiens. Comme ces fumeurs qui portent plainte contre les compagnies de tabac… Et ensuite, qu'ils ne viennent pas persécuter ceux qui pensent autrement que façon chaudière. Comme ce malheureux Bassons. La façon dont il a été viré, je ne l'ai toujours pas digérée. C'est à ce moment-là que j'ai perdu mes dernières illusions sur le milieu cycliste.
  13. Dans ma région cela me suffit, les cols n'excèdent pas 8 km et si c'est dur cela me fait un bon entrainement, si on ne s'entraîne pas à tirer du braquet, ben on n'y arrivera pas. Si je fais de la montagne je monte une cassette 13/29 et le 48/34 et ça passe aussi et les cols comme le Zoncolan ou l'Angliru, ben je ne les escalade pas, je ne suis pas maso. C'est bien là où on diffère. Si mon braquet minimal me contraint à forcer dans une côte, ben moi comme je ne suis pas plus maso que toi, mais que je tiens à grimper la côte, je diminue mon braquet minimal. Comme ça j'ai les braquets qu'il faut pour travailler en côte aussi bien la vélocité que la force, les deux composantes de la puissance. On l'oublie souvent : quand on a les petits braquets, on a aussi les grands, il suffit de descendre la chaîne, et voilà, on travaille la force. L'inverse n'est pas vrai… Et à défaut du Zoncolan ou de l'Angliru, j'aime bien laisser sur place des cyclistes à gros braquets dans les Paterberg et Koppenberg flamands, ou à la Bastille de Grenoble! 😛
  14. Y a pire dans la vie, c'est sûr! Mais tourner les jambes à une vitesse aussi faible sur son braquet minimal, c'est d'une part se limiter dans sa marge de manœuvre, et d'autre part risquer de transformer l'escalade en galère, ou pire s'exposer à des problèmes musculaire et tendineux. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine? Mais bon, moi j'ai déjà donné mon point de vue, à Emmanuelle de se forger le sien maintenant.
  15. Ce n'est pas tant la force que la puissance qu'il faut travailler, et spécialement pour la montagne. Et puissance = force * vélocité. Il faut donc idéalement travailler ces deux aspects. En montagne également. Travailler la force pour pouvoir s'adapter à de braquets trop grands au départ, c'est mettre la charrue avant les bœufs, et s'exposer en plus à des problèmes musculaires et tendineux. Les braquets doivent s'adapter au cycliste, et non l'inverse. On commence donc idéalement avec les braquets aussi petits qu'il est nécessaire, et ensuite et au fur et à mesure des progrès on peut augmenter son braquet minimal. En réduisant sa cassette, ou éventuellement en se passant d'un plateau.
  16. À tout hasard je rappelle mon petit calcul d'en haut : Emmanuelle grimpant le Ventoux à 7 km/h de moyenne, même avec un 34/32, elle ne tournera les jambes à 50 tours/minutes environ. C'est beaucoup trop forcer sur les pédales. Alors, avec un 34/29…
  17. L'esthétique, c'est très relatif!
  18. Je confirme, c'est facile de changer de plateau, si on a le bon outillage (correspondant à la marque). Il ne faut juste pas avoir à le faire trop souvent…
  19. Par-contre un triple avec un 54, là je n'en vois pas l'utilité. Une personne qui arrive à "tirer" un 54 n'a pas besoin d'un 34 quand ça monte. À nuancer. L'usage de plateaux de 36, voire de 34, semble se répandre parmi les cyclosportifs de bon niveau. Et même chez les pros pour des pentes exceptionnelles comme celles de l'Angliru ou du Zoncolan. On voit alors certains d'entre eux monter des pédaliers de 52-34, pour ne pas trop perdre en grand braquet. J'ai même vu sur ce forum un participant envisager un 52-33. Tout ça nous donne des écarts de 18 dents, voire 19 dents!!!! Dans ces conditions-là, envisager un plateau intermédiaire est tout sauf absurde. Ce qui leur permettrait même d'augmenter leurs grands braquets, avec un triple genre 54-46-34. Je t'accorde cependant que si on a un compact équilibré du genre 46-34 et que si on n'est pas un cycliste de haut niveau, ajouter un grand plateau de 54 n'est certainement pas indispensable. Mais ça peut être utile, même pour ceux qui n'arrivent pas à tirer un 54 sur le plat en conditions normales. J'en fais d'ailleurs partie. Tu oublies les descentes. Moi qui ait un triple avec 46 comme grand plateau, il m'arrive dans certaines descentes rapides, comme celles du col du Coq et du col Porte près de Grenoble, de regretter de n'avoir pas plus grand que 46/11. C'est dire! Au point que j'envisage de monter un 48 pour cet été (le dérailleur avant ne permettra pas plus grand comme écart avec le 36 dents du milieu).
  20. C'est peut-être de leur responsabilité personnelle, mais la nature humaine est ainsi faite que la très grande majorité ne rouleront pas à l'eau claire pour gagner. Il y a trop d'enjeu, et il suffit de quelques-uns qui se dopent pour que l'engrenage commence. Une fois que ces quelques dopés se mettent à gagner, les autres n'ont pas le choix, ils doivent se doper aussi pour avoir une chance de gagner à leur tour, et ainsi de suite, jusqu'à ce que quasi tout le monde doivent se doper seulement pour pouvoir suivre ! C'est comme ça que l'usage de l'EPO s'était généralisé, par exemple.
  21. Comment peux-tu te payer le luxe de «mesurer tes efforts» alors qu'il faut que tu gagnes, et à tout prix? En effet, ce n'est pas la distance qui pousse au dopage. C'est la logique du sport de compétition (exacerbée par le professionnalisme et les enjeux en général). C'est elle qui pousse le sportif à dépasser ses capacités naturelles pour pouvoir vaincre d'autres sportifs.
  22. Mine de rien, ça rejoint la "philosophie" du triple plateau que je préconise : pour avoir un triple bien conçu, c'est le grand plateau qu'on doit ajouter, pas le petit. Ton amie a préféré ne pas ajouter ce grand plateau, mais pour d'autres qui par exemple aiment tirer des "bouts droits" ou simplement pédaler dans les descentes, on pourrait concevoir des triples du genre 54-46-34. Je ne vois malheureusement que Spécialités TA, et peut-être Stronglight, pour permettre de concevoir de tels triples. C'est dommage, à mon avis ça aurait une clientèle.
  23. Oui, c'est incontestablement mieux, mais à condition de passer avec le 36/28 en montagne, où Emmanuelle envisage d'aller cet été semble-t-il. Or elle nous dit qu'elle monte le Ventoux avec un 32/25 (équivalent au 36/28), mais à 7 km/h, ce qui implique qu'elle force beaucoup (43 tours/minutes en moyenne). Idéalement, il lui faudrait donc beaucoup plus petit qu'un 36/28 ou 32/25, je pense. Sachant que même avec le 34/32 de Sram, pour aller à 7 km/h elle devrait tourner à 52 tours/minutes, je ne vois pas comment raisonnablement éviter le triple (ou le super-compact) dans son cas, si elle veut bien grimper en montagne. Avec un petit plateau allant au dessous de 30 dents, de préférence. Maintenant que j'ai fait les calculs des cadences ci-dessous, même un 32 dents me paraît trop gros dans son cas.
  24. Sauf que pour quelqu'un qui passe quasiment tout son temps cycliste sur le 42 dents de son triple 52-42-32 actuel, un compact 50-34 va l'obliger à faire une navette constante entre le 50 et le 34. Et lorsqu'il y a un tel écart(16 dents) entre les deux plateaux, ce n'est pas un détail à négliger. À moins de croiser la chaîne exagérément, ce que cette dernière n'apprécie jamais et ce qui diminue toujours le rendement. Donc, à ce niveau de pratique, le choix raisonnable me semble le triple. En dehors même du fait que je suis un partisan farouche des trois plateaux au pédalier en général, comme ça commence à se savoir sur ce site ! 😉 Ou alors, un ultra-compact genre 44-32 serait également raisonnable, mais il faudrait alors des plateaux personnalisés et il faudrait aussi vérifier que ça fonctionne au niveau du dérailleur avant. Et puis on pourrait regretter l'absence d'un plus grand plateau dans les descentes de montagne.
  25. Salut Jean ! Pour ma part, un triple du genre 50-38-24 ne me conviendrait pas du tout car je ne supporte pas les grands écarts de dentures entre les plateaux. J'ai longtemps roulé avec un triple 48-38-24 et je n'ai jamais vraiment pu m'habituer au «gouffre" que représentait pour moi l'écart de 14 dents entre le 38 et le 24. Lorsque que le terrain était régulier (ascensions relativement longues), ça allait, mais c'était limite intolérable lorsque la pente du terrain variait sans cesse. Comme dans le sud de Bruxelles, par exemple (Forest, Uccle, la vallée de l'Ijse, Halle, Braine-le-Château, Ittre…): les côtes sont très courtes par rapport aux Ardennes, mais elles sont nombreuses et souvent abruptes, ce qui me contraignait à passer souvent du 38 au 24 et vice versa, et à pédaler dans le vide ou dans le dur pendant ce laps de temps. J'ai fini par en avoir assez et je suis d'abord passé au 48-38-28, et comme je trouvais le 28 trop "grand", aujourd'hui j'ai le 46-36-26. Un compromis à la belge, en somme!
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