La retraite, c'est aussi autres chose que d'être débarrassé de l'obligation d'aller bosser et du temps que ça prend.
Quand j'étais salarié, j'étais debout en semaine vers 6h et je rentrais vers 17h (trajets en voiture ou transports en commun). Quand je le pouvais, je sortais le vélo dès mon retour et j'allais rouler une heure, une heure trente. Les plus longues sorties, c'était pour le week-end quand la météo était favorable.
Les jours où j'ai pu pratiquer le vélotaf (2x30km/jour), je me levais 1/2h plus tôt et rentrais 1/2h plus tard environ. Mais ces jours-là, j'avais fait 2h15 à 2h30 de vélo. Trois, quatre fois par semaine (rarement cinq). Je sortais moins longtemps voire pas du tout le week-end.
En prenant ma retraite, la première chose dont j'ai eu envie de me débarrasser, c'est de ma montre (je n'en ai plus). Le matin, je me lève tranquille à 7h (parfois un peu plus tôt l'été). Je savoure mon café (parfois sur la terrasse) plutôt que de l'avaler en vitesse avant de partir. Je prends le temps de m'offrir un premier repas matinal tranquillement, avec Chérie (quand je bossais, je mangeais seul en vitesse avant de partir). C'est - et de loin - mon repas préféré. Comme nous sommes tous les deux, on bavarde, on partage quelques corvées... et je sors le vélo si j'en ai envie et qu'il n'y a pas autre chose de prioritaire à l'agenda (il est bien garni quand même).
Je roule moins vite, je "prends le temps".
Et c'est comme ça pour tout : jardinage, bricolage, entretien de la maison, réparations... Je ménage mon dos, mes articulations. Je fais des choses que je n'avais pas le temps ou l'envie de faire quand je travaillais.
En résumé, j'ai davantage de temps disponible, mais je ne roule pas plus d'heures, en moyenne, que quand j'allais bosser. Je roule différemment et à d'autres heures, mais pas franchement plus qu'avant.