Sylvestre KIRY PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 Etant un simple cyclo touriste / sportif (j'ai juste fait 4 ans de compĂ©tition dĂ©partementale Ă mes 20ans), j'aimerais bien prendre vos avis sur ce qu'est la prĂ©paration physique d'un coureur pro modĂšle, propre et loin de tout soupçon de dopage.j'aimerais bien savoir les choses suivantes sur ce coureur modĂšle :- combien de bilans sanguins sanguin par saison subit-il ?- quelle palette de complĂ©ments alimentaires, vitamines, divers produits de rĂ©cupĂ©ration tout a fait lĂ©gaux avale-t-il ?- quels sont les pharmacopĂ©es lĂ©gales qui sont couramment utilisĂ©es ?- quels sont les procĂ©dĂ©s les plus avancĂ©s pour controler son poid ?- quand le rĂšglement anti dopage impose des seuils (les bons vieux 50% d'hĂ©matocrite), ca veut dire qu'on a le droit (et qu'on ne s'en prive pas) de prendre des produits pour mettre ses paramĂštres biologiques Ă la limite lĂ©gale ? tout comme on rĂšgle la mĂ©canique d'une formule 1.Tout ca pour dire qu'Ă mon sens la nuance entre un coureur propre et dopĂ© est bien floueOu s'arrĂȘte la mĂ©decine et ou commence le dopage ? Merci aux cyclistes de haut niveau pour leurs avis sur la questionQuestion subsidiaire : de combien descendrait la moyenne des courses si les coureurs ne marchaient qu'aux pates et au sirop de menthe ?
Serge MASSELOT PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 bonjour,c'est celui qui se lave tous les jours .....mais non , je plaisante .des soins mĂ©dicaux , une hygiĂ©ne de vie , un suivi psychologique et physisque sont nĂ©cessaires Ă ce niveau lĂ ........ mais avant de parler de plus faible moyenne , faudrait t'il pas aussi revoir la duretĂ© des courses ? la longueur des courses et le nombre de jours pour un grand tour ? ..........et la pression des sponsors....on lĂ de professionnels , mais cela n'existe t'il pas aussi dans d'autres "catĂ©gories" et "niveaux" ?.....tout Ă fait d'accord avec toi quand tu dis "ou s'arrĂȘte la mĂ©decine et ou commence la dope "a+ Â
Pierre GRANDJEAN PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 Tout simple: un coureur propre est celui qui n'a JAMAIS eu contrĂŽles positifs !Voila, pas plus compliquĂ© que cela ! Reste maintenant aux dirigeants et aux mĂ©decins d'ĂȘtre eux propres et intĂšgres. Je veux dire par la de ne pas cacher des contrĂŽles douteux ( voir L.A) de peur de nuire Ă l'image de la course et peut ĂȘtre de ne pas accepter des "pots de vin" pour passer sous silence des faits dĂ©lictueux.Â
Sylvain KARLE PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 la rĂ©ponse est simple le dopage commence quand tu utilise une substance que ton corps ne fabrique pas .....aprĂ©s il y comme tu dis du flou entre dopage et supplements , par exemple une transfusion avec son propre sang c'est pas naturel mais en meme temps tu n'apporte pas de substances extĂ©rieurs donc a mon avis le mieux c'est de limiter certains paramĂštres voir autoriser certaines choses car  il est presque + dangereux pou r la santĂ© de finir un TDF avec un taux trĂ©s bas de globules rouges que de se transfuser ...voila mon avis ...  Â
Jean GUY PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 Pour les bilans sanguins :- 4 par an dans le cas du suivi longitudinal (sous forme de contrĂŽle) + autant que nĂ©cessaire imposĂ©s par le mĂ©decin de l'Ă©quipe ou par sa propre volontĂ© en cas de fatigue, etc. + encore les prises de sang dans le cas du contrĂŽle Adams. Donc au final, ça peut en faire 50 par an!- ComplĂ©ments alimentaires : ça va de la levure de biĂšre aux complĂ©ments multivitaminĂ©s (style Isoxan, en cure un mois sur deux) + cures de fer pour le sportif anĂ©miĂ©. Tous les autres procĂ©dĂ©s sont interdits.- PharmacopĂ©e lĂ©gale : difficile de rĂ©pondre car dans le cas d'un coureur soumis Ă de nombreux contrĂŽles, il existe de nombreux mĂ©dicaments que l'on donne Ă nos enfants (sur prescription) mais qui sont interdits tout bonnement. il est donc difficile pour un sportif de se soigner normalement en pĂ©riode de compĂ©tition. Il existe une faille pour les corticoĂŻdes, puisque certains modes d'administration sont interdits et d'autres non, et du coup il est impossible pour les contrĂŽleurs d'en faire la distinction. Mais dans le cas d'un coureur "propre", il ne doit pas se poser la question, c'est niet. Point barre.- ProcĂ©dĂ©s pour contrĂŽler son poids : Aucun, Ă part la balance, et la pince pour mesurer le taux de masse grasse. Mais ça, c'est vraiment un faux problĂšme. Un coureur de bon niveau qui roule beaucoup, qui fait de l'intensitĂ©, qui mange sainement (ça veut pas dire ĂȘtre anorĂ©xique), n'a aucun problĂšme de poids! Quand j'Ă©tais Elite, je faisais une moyenne de 22 h par semaine, j'avais un bon coup de fourchette, et j'Ă©tais Ă 7/8% de MG. Aujourd'hui, je roule un peu moins, je cours moins, je mange plus de conneries, et je fais deux kilos de plus. Y a vraiment pas de quoi se prendre la tĂȘte!-Le rĂ©glement n'impose pas de seuil. Ce sont des seuils de positivitĂ© ou de suspicion. Le rĂ©glement IMPOSE DE NE RIEN PRENDRE pour amĂ©liorer artificiellement la performance. Donc il ne faut pas mal l'interprĂ©ter. Un coureur "propre" ne doit rien faire pour se maintenir Ă la limite d'un seuil, celui-ci Ă©tant fixĂ© uniquement pour Ă©viter les faux-positifs ou pour Ă©viter des problĂšmes juridiques.-Pour la diffĂ©rence mĂ©decine/dopage, je crois que tu as la rĂ©ponse dans les paragraphes prĂ©cĂ©dents.- Enfin, la moyenne n'a rien Ă voir avec le dopage. Une course est une succession d'accĂ©lĂ©rations, et non pas une procession Ă allure continue. Un peloton pro peut trĂšs bien faire 100 bornes en plus de trois heures, puis finir les derniers cent bornes en moins de deux heures. Au final, on aura un petit 40 de moyenne, mais cela est-il vraiment le reflet du niveau requis pour effectuer ces fameuses deux derniĂšres heures?- Il ne faut pas se leurrer. Le meilleur des dopages intervient pour moins de 10% pour une production de puissance instantanĂ©e ou continue. Cependant, plus on se rapproche du trĂšs haut niveau, plus les derniers % sont les plus difficiles Ă obtenir. La diffĂ©rence entre les meilleurs est de beaucoup moins que ça.Exemple : un type sous epo met des attaques en montagnes ou en fin de course. Le type nature rĂ©pond au premier dĂ©marrage, puis au second, puis au troisiĂšme, mais quand intervient le quatriĂšme, le type nature n'a pas repris son souffle, alors que le dopĂ© peut en remettre une couche. VoilĂ oĂč se fait la diffĂ©rence, et c'est dĂ©jĂ Ă©norme. Avec le dopage sanguin, l'autre grosse diffĂ©rence se fait sur la rĂ©cup. En gros, les gars sont moins entamĂ©s en troisiĂšme semaine que les non-dopĂ©s, ce qui permet de faire des diffĂ©rences lĂ oĂč la course se joue.
Sylvain KARLE Posté le 11 juillet 2012 Posté le 11 juillet 2012 Un plaisir de te lire J Guy, c'est clair , carré et j'adhére a fond sur la fin de tes  propos ......
Sylvestre KIRY Posté le 11 juillet 2012 Auteur Posté le 11 juillet 2012 Merci à tous pour vos éclairages et à Jean Guy le détail des explications.Vive le vélo, mais plutot sur la selle que devant la télé !
Thierry FLANDRE PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 Ils prennent tous quelques choses Ă un niveau ou un autre. MĂȘme Thomas Voeckler, je n'ai jamais vu quelqu'un avec des problĂšmes de tendinites rĂ©cupĂ©rĂ© en faisant des efforts comme il a fait.Â
Sylvain KARLE Posté le 11 juillet 2012 Posté le 11 juillet 2012 ben on est tous differents , moi a 47ans j'ai toujours recuperer trés vite de tous  pourtant je ne me dope pas et ne prend presque jamais de medocs..... une tendinite tout dépend du degres de la chose ...déja un athlÚte de haut niveau ne se compare pas avec le commun des mortels ...Joio a fait un avc et il a récupéré trÚs vite demande lui si il se dope .......
Serge MASSELOT PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 bonsoir,je te rejoins Pierre ..............+1   Â
Georges MAILLET PostĂ© le 11 juillet 2012 PostĂ© le 11 juillet 2012 Il en fallait un, c'est toi ...  đ
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