Ça fonctionne de cette façon un peu partout. Chez nous, chacun devait annoncer son objectif pour l'année et le responsable évaluait ensuite s'il était atteint. Il ajoutait ensuite des cotes pour d'autres critères tels que la ponctualité, la motivation affichée pendant le travail quotidien, les qualités relationnelles, etc, et une note globale permettait d'établir la prime. Les "frotte-manches" obtenaient de meilleures notes (pour les remercier de leur docilité) mais c'est logique puisqu'il faut diviser pour régner mais la perversité du système réside ailleurs : en payant le salarié selon son soi-disant mérite, on lui insuffle l'idée qu'il est responsable de son destin et on oublie que le patron reste le vrai maître du jeu. Les ânes ne font pas autrement en courant après leur carotte et ils cesseraient peut-être d'avancer s'ils voyaient celui qui tient la perche dans leur dos