Oui, le coureur qui veut survivre doit en passer par là. Et la plupart des spectateurs qui ont conscience de la dureté du métier et du niveau hallucinant des performances réalisées n'en doutent pas. Reste les naïfs qui continuent de croire au Père Noël...
Je continue d'essayer de comprendre les enjeux de la discussion entre ceux que le dopage incommode et le disent et ceux qui préfèrent fermer les yeux :
La rivalité est au cœur de toutes les relations humaines et on lui donne un cadre en instaurant des lois. Pour que la vie en société soit possible. Nous comprenons l'utilité des lois mais ces dernières sont également sources de frustrations. Nous sommes donc partagés, aux prises avec nos contradictions, et chacun s'en accommode comme il peut. Nier un dopage "évident" au motif que les tests de dépistage sont négatifs serait une manière de tolérer l'illégalité tout en la refusant. Et dénoncer le dopage avec acharnement tout en continuant de regarder les courses est aussi une façon de ménager la chèvre et le chou.
J'étais extrêmement "rigoriste" après l'affaire Armstrong et je me suis désintéressé des courses pendant plusieurs années. Je suis moins intolérant à présent. J'ai regardé quelques étapes du Tour, avec plaisir mais sans pouvoir m'empêcher de penser aux moyens utilisés pour gagner... ou seulement suivre.