La question des sensations est très personnelle et je ne m'y attarde donc pas, sauf pour rappeler qu'elles n'ont de valeur sur le plan des performances que si ces dernières sont mesurables.
Je peux donner quelques chiffres qui situent le contexte du gain octroyé par les TPU :
Pour un poids total de 75 kg et une vitesse de 36 km/h (ça fait 10 m/s, c'est plus facile pour les calculs),
- la résistance de l'air coûte environ 225 W (position classique mains aux cocottes, on peut descendre en-dessous de 200 W avec une position aéro) avec des fluctuations selon le gabarit du cycliste. Les TPU n'y changent rien.
- le frottement des pneus sur la route : environ 30 W
- le gain de masse des TPU (150 gr) à vitesse constante : 0,06 W gagné sur le frottement pneus/route
- impact des TPU sur le rendement des pneus : je l'ignore, probablement équivalent au butyle, la palme revenant toujours au latex)
- le gain des TPU lors des relances : l'équivalent d'un demi bidon... ou d'un petit pipi.
L'effet sur les relances est indéniable mais qui peut affirmer en comparant son accélération avec celle de ses copains que son bidon est plein ou à moitié vide ?
Quant au 0,06 W économisé à allure constante, on commence à deviner ce que signifie "l'effet placebo" !
Lorsque la vitesse augmente, la résistance aéro est indiscutablement le premier facteur à améliorer.