Aller au contenu

Thierry GEUMEZ

Membre
  • Compteur de contenus

    22 481
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    121

Thierry GEUMEZ a gagné pour la dernière fois le 8 mai

Thierry GEUMEZ a eu le contenu le plus aimé !

2 abonnés

Visiteurs récents du profil

Le bloc de visiteurs récents est désactivé et il n’est pas visible pour les autres utilisateurs.

Thierry GEUMEZ's Achievements

Grand Master

Grand Master (14/14)

  • Very Popular Rare
  • Bon esprit
  • Dedicated
  • Premier message
  • Collaborateur

Recent Badges

3,6k

Réputation sur la communauté

  1. Pourquoi "complètement décomplexée" ? Je trouve cette entame un peu timide, le journaliste aurait pu écrire un bien plus percutant "quand les Européens cesseront-ils de vendre leur âme au diable ?" Les Chinois devraient-ils avoir des scrupules à proposer des produits concurrentiels ? Ne serait-ce pas plutôt nous qui devrions être honteux de ne pas soutenir notre propre industrie ? Marquez rappellerait à juste titre et non sans la pointe de provocation qui a fait sa réputation que la mondialisation et l'ultra libéralisme économique ont perverti le monde mais, à mon tour d'être provocateur, au nom de quelle éthique empêcherions nous la concurrence ? Qu'importe, la situation devient de plus en plus inquiétante dans nos pays, notre économie fout le camp, nous sommes sur le déclin, inutile de se le cacher. Quelle en est la cause, existe-t-il un remède ? Nous avons favorisé l'industrie chinoise, sans nous en rendre compte, du moins au début, parce que leurs produits étaient moins chers dans nos magasins. Y a-t-il un mal à gérer son budget "en bon père de famille" ? Sommes-nous coupables d'exploiter au mieux notre pouvoir d'achat ? Le problème est mal posé si on raisonne de la sorte, ce n'est pas une question de culpabilité mais de responsabilité : lorsque nous posons un acte, quel qu'il soit et quelles que soient nos intentions, il sera suivi de conséquences que nous devrons assumer. La vie est cruelle et difficile parce qu'il est impossible de prévoir toutes les conséquences de nos actes. Avant l'achat de chaque objet en magasin, avons-nous le temps, le courage et les moyens d'analyser sa provenance, les conditions plus ou moins équitables de sa fabrication, l'influence à court ou long terme sur le climat, etc, etc ? Bien sûr que non, cela dépasse les capacités de quiconque. Mais en fermant presque complètement les yeux pour ne considérer que le prix à payer dans l'immédiat, ne cédons nous pas au confort, à la facilité ? Notre avenir économique est difficilement prévisible parce qu'il sera lié au climat, aux flux migratoires, aux guerres, aux besoins énergétiques, etc. Nous devons cependant accepter que le prix que nous n'avons pas voulu payer aujourd'hui pour maximiser notre pouvoir d'achat à court terme a créé une dette que nous, nos enfants et nos petits enfants devront rembourser. Mais revenons à la Chine. Son succès croissant doit-il être pour nous un exemple à suivre ou un motif de jalousie ? Je ne crois pas, elle vient seulement de nous dépasser dans la course folle de la croissance dans laquelle l'humanité s'est engagée depuis son origine. C'est cette croissance qui interpelle, parce qu'elle ne pourra pas être infinie, et toute fin est source d'angoisse. C'était mon billet du jour, Merci de m'avoir lu 😊 P.S. l'augmentation de la dette publique et la question de son remboursement occupent l'actualité. Suis-je pessimiste d'annoncer qu'il est impossible de la réduire tout en maintenant la croissance ?
  2. Je n'ai jamais osé essayer. Trop peur de casser ma chaîne
  3. Je viens de lire ton commentaire et le trouve cohérent. Michel décrit une situation qui reste assez exceptionnelle.
  4. La différence de rendement mécanique entre 52/27 et le braquet (presque) équivalent 36/19 est assez, voire très, faible. Par contre, ton témoignage me rappelle un élément dont les pistards tiennent compte : à développement égal, les plus petits couples plateau/pignon favoriseraient les accélérations alors que les plus gros couples avantageraient le maintien d'une vitesse constante. Théoriquement, une plus grande vitesse de défilement de la chaîne, pour une vitesse du cycliste donnée, sur les gros couples plateaux/pignons augmente l'inertie. Mais l'inertie de l'ensemble cycliste+vélo dépend de la vitesse et cette vitesse diminue dans les ascensions. Le cycliste doit donc compenser cette diminution de l'inertie en appliquant une force plus constante sur les pédales pour ne pas subir des accélérations/décélérations lors de chaque rotation du pédalier. Pratiquement, il faut davantage tirer sur la pédale montante dans les ascensions que sur le plat et ce n'est pas "naturel" parce que les ischio-jambiers sont moins forts que les quadriceps et habituellement moins entraînés pour cet effort. Une augmentation de l'inertie par l'augmentation de la vitesse de défilement de la chaîne régularise légèrement le pédalage, donc permet au cycliste de moins tirer sur la pédale montante et de "mieux enrouler". On est d'accord qu'on est au niveau des gains marginaux étant donné la masse relativement faible de la chaîne (environ 240 gr ?). On pourrait aussi obtenir le même avantage avec des roues plus lourdes... mais celles-ci seraient pénalisantes par l'augmentation de l'énergie potentielle qu'elles exigeraient pendant l'ascension. Dans tous les cas, la théorie confirme tes impressions mais je suis incapable de chiffrer l'avantage. Cet avantage serait cependant plus élevé dans les forts pourcentages, pour autant que tu puisses rester sur le grand plateau sans croiser la chaîne au maximum.
  5. Tu pourrais faire une estimation du prix d'un bon vélo chinois (pas un cadre d'entrée de gamme) équipé de freins à disque, groupe Shimano, de 6,8 kg avec les pédales ?
  6. A tout prendre, je préfère les estimations de Portoleau
  7. Trop d'imprécisions. Test à refaire !
  8. Les braquets différents ont surtout une incidence sur les muscles du cycliste mais il est indiqué que la puissance est constante. Il faudrait savoir si la flexion du cadre avec l'emploi de plus grands braquets influence de rendement mécanique du vélo. Mais c'est surtout la différence de la force du vent qui me dérange dans ce comparatif.
  9. Je ne retrouve plus le sujet dans lequel tu avais fourni les formules détaillées, tu te souviens du titre ?
  10. Je reconnais que tu vas beaucoup plus loin que moi dans les calculs.
  11. Merci pour ces infos intéressantes. Le prix exorbitants des vélos qui atteignent la limite de poids UCI ne me permet pas de m'exprimer pleinement ! Il y a là des watts à gratter mais ce ne serait pas raisonnable 😅
  12. C'est aussi ce que j'ai lu (sur le blog d'Alban Lorenzini). Il y a un point de bascule où les pertes par croisement de la chaîne sont plus que contrebalancés par le meilleur rendement d'un plus grand nombre de dents en prise. La plus faible largeur des chaînes actuelles (11 et 12 V), par la plus grande souplesse qu'elle procure, n'y est pas étrangère. PS : on est trop injuste envers les ânes, ce sont des animaux intelligents 😉
  13. Pour abonder dans ton sens : dans l'ascension à 21 km/h d'une pente à 7,5 %, un gain de 1 kg (plus ou moins la différence entre un vélo de pro actuel et celui de Pantani) permet une économie de 4,3 W. Les gains aérodynamiques sur les vélos modernes sont bien plus importants que 4,3 W.
  14. Le CLM est clairement le domaine où les recherches en aérodynamique ont le plus influencé les performances. En dehors de ce contexte particulier, j'ai raconté précédemment (sur le sujet consacré à Paul Seixas, si ma mémoire est bonne) que j'avais été étonné de constater en consultant un journal sportif du week-end vers la fin des années 90 que les moyennes sur les courses cyclistes étaient proches de 42 km/h, toutes catégories d'âge confondues, alors que les différences étaient bien marquées lorsque je m'y intéressais au milieu des années 70. L'augmentation d'environ 2 km/h en 25-30 ans pour les "amateurs" ne suscitait pas chez moi de grosses interrogations mais je ne pouvais m'expliquer le bond en avant de 6 km/h pour les "cadets". Si l'amélioration des performances s'était justifiée par les progrès du matériel, elle aurait dû être à peu près identique pour toutes les catégories. On invoquera, à juste titre, que la préparation des cadets et juniors a énormément progressé en 25 ans. De même pour les femmes. Pour le reste, je ne vais pas relancer un débat qui en fâche certains et je préfère garder pour moi mon dépit de ne plus pouvoir profiter en toute innocence du spectacle des courses. Je m'en voudrais toutefois de ne pas renseigner quelques détails techniques intéressants : le VO2 max des femmes serait de 15 à 30 % inférieur à celui des hommes et l'EPO (je n'ai pris que ce produit pour l'exemple) permettrait de l'augmenter d'environ 12 %. Les chiffres ne sont peut-être pas tout-à-fait exacts mais permettraient de comprendre comment il serait possible de réduire, au moins en partie, l'écart entre les hommes d'hier et les femmes (et les juniors) d'aujourd'hui.
  15. Ceux qui ne lisent que la première et la dernière page de leur cours méritent en effet le bonnet d'âne
×
×
  • Créer...