Je n'ai pas lu cette étude et je ne sais plus où tu l'as citée mais peu importe, du moins pour moi parce que ça ne ferait que remettre une pièce dans le jukebox.
Je m'interroge sur l'objectivité de toute recherche, de notre quête de la vérité. Certaines découvertes se font presque par hasard, ou du moins sans qu'on s'y attende. Est-ce le cas dans la discussion qui nous occupe ? J'ai le sentiment que chacun reste campé sur des convictions que rien ni personne ne sont parvenus à ébranler.
La vérité n'est pas inscrite dans le ciel et personne ne la détient entièrement. Pourquoi plutôt Portoleau que Millet ou Leplat, pourquoi Michel ou Olivier plutôt que Bernard ou Thierry ? La majorité de ceux qui nous lisent - et "majorité" décrit peut-être mieux ceux qui ne nous lisent pas - n'auront rien appris et n'auront pas changé de point de vue mais ils ont probablement l'impression d'une lutte de pouvoir... ou, plus modestement, d'une querelle de chiffonniers.
La démocratie n'exige-t-elle pas que nous en restions là, même si l'un, ou l'autre, ou les deux se trompent ? Pour l'illustrer d'une manière brutale : avons-nous le droit de contester la victoire de Trump aux dernières élections américaines, même si nous sommes convaincus que c'était un très mauvais choix et même si le chaos mondial qui s'en est suivi nous donne raison ?
Tu me renverras peut-être au procès de Galilée et tu auras raison. De mon côté, je m'interroge sur le manque de tolérance qu'on m'a reproché, probablement à raison, pour avoir exprimé mon étonnement qu'on puisse encore prendre plaisir à regarder des courses de dopés.
La vérité scientifique est-elle complètement étrangère à la vérité politique ? A partir de quel moment devons-nous raisonnablement renoncer à avoir raison "contre" l'autre ?
P.S. je me rends compte que j'ai souvent utilisé le mot "raison". Avais-je raison de le faire ? 🤣