Après une nuit dont j'espère qu'elle m'ait porté conseil...
Ton message me plonge dans la perplexité, Olivier. Il vient au terme de discussions, parfois âpres, à la suite d'alertes de Bernard Moreau étayées par les calculs de Portoleau. La levée de bouclier à laquelle tu as participé activement consistait initialement en une critique du modèle de Portoleau, trop peu rigoureux selon toi et Michel Roth, pour être crédible. D'autres lecteurs ont suivi mollement, apparemment peu motivés par ce débat, tandis que j'oeuvrais aux côtés de Bernard.
Était-il possible que j'interprète cette critique de Portoleau autrement qu'une défense des coureurs soupçonnés de dopage ? Une défense qui s'opposait à ce point à une réalité plus qu'interpellante m'a fait accuser de naïveté ceux qui continuent d'assister sans broncher au spectacle et on m'a reproché mon manque de tolérance.
Un pas supplémentaire à été franchi lors de l'intervention de James Jeau qui a affirmé aimer regarder les courses, qu'il y ait ou non du dopage, et tu as enchaîné plus en détail sur une invitation à accepter une tricherie qui touche toutes les activités humaines.
Je reprends mon souffle et tente de boucler la boucle. La critique initiale de Portoleau prétendument fondée sur le manque de rigueur de ses calculs masquait malhabilement une justification du manque de rigueur dans le respect des règles et des lois. Pourquoi ne l'avoir pas reconnu d'emblée ?
Ne nous trompons pas de débat, je n'essaie pas d'être plus catholique que le pape et je ne critique pas l'imperfection des humains dont je fais partie. Je m'agace seulement de voir toute l'énergie qu'on met à entretenir le mensonge.